CONTRE LA LEVEE DE L’INTERDICTION DES SOINS POUR LES DEFUNTS PORTEURS DU VIH & D’HEPATITES

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JE SOUTIENS L’APPEL CONTRE LA LEVEE DE L’INTERDICTION DES SOINS DE CONSERVATION PAR INJECTION DE LIQUIDE CONSERVATEUR PAR VOIE ARTERIELLE POUR LES DEFUNTS PORTEURS DU VIH OU D’HEPATITES.

La levée de l'interdiction des soins de conservation pour les défunts porteurs du VIH ou d’hépatites entrera en vigueur le 1er janvier 2018. 

Dans un arrêté paru le jeudi 20 juillet 2017 au Journal Officiel, la nouvelle ministre de la Santé, Agnès BUZYN, autorise les soins de conservation pour les personnes porteuses du VIH ou atteintes d'hépatites. Ces soins étaient jusque-là interdits aux personnes décédées séropositives et atteintes d’hépatites en vertu de deux textes datant de 1986 puis 1998, par crainte de contamination (Principe de précaution). 

Selon l’arrêté publié jeudi 20 juillet 2017, le SIDA et les hépatites ont été retirés de la liste des maladies concernées par cette interdiction.

Une bonne nouvelle pour les associations de lutte contre le SIDA, les hépatites et les maladies infectieuses qui jugeaient « discriminatoire » la mesure d’interdiction, pensant à tort que les corps étaient mis en bière immédiatement, sans possibilité de recueillement pour la famille. C’est faux ! Un dernier hommage est donc tout à fait possible contrairement à ce qui a été affirmé par Mr Romero.

À l'annonce de la parution du décret, Jean-Luc Romero, conseiller régional d'Île-de-France et membre de l'association Élus Locaux Contre le Sida (ELCS), s'est réjoui de la décision de la ministre… « Il n'y a jamais eu un seul thanatopracteur, un seul professionnel de la mort qui s'occupe de ces personnes, qui a été infecté par le VIH », a-t-il souligné…. Et pour cause, les soins de conservation sur les personnes contaminées étaient interdits jusqu’alors !

Une très mauvaise nouvelle pour nous, thanatopracteurs, thanatopractrices et professionnels du funéraire. Nous refusons le terme de discrimination.

Les soins de conservation sont un procédé invasif, où le risque de piqûre ou coupure est réel, malgré le port des équipements de protection individuelle recommandés.

Nous, thanatopracteurs, acceptons de pratiquer des toilettes mortuaires, un acte qui est identique au soin, à l'exception des actes invasifs de conservation (Sutures et incisions) et qui permet de se recueillir dans les mêmes circonstances auprès du défunt.

En l'absence de preuves scientifiques de la condition des virus dans un corps mort -les seules études portant sur l'air libre- les risques sont réels, sans possibilité de traitement curatif...

Mr Roméro met en avant les précautions universelles préconisées par l’OMS, ces précautions concernent des manipulations envers des personnes vivantes et ne concernent que les types de population suivants :

-       Prise en charge d’un patient lors d’un diagnostic

-       Prise en charge d’un patient lors d’un acte thérapeutique

-       Prise en charge d’un patient lors d’un acte de soin palliatif

-       Prise en charge d’un acte de soin de prévention

-       Prise en charge d’un acte de soin éducatif

L’OMS souligne la recrudescence des taux d’infection associée aux soins sur les 20 dernières années, ce qui pose des « difficultés majeures pour la médecine moderne ».

« Les patients infectés résistent au traitement et certains ne guériront pas » précise l’OMS dans son compte-rendu.

Comme le stipule l’OMS dans son rapport[1], « l’exposition percutanée survient en cas d’utilisation d’objets piquants ou tranchants contaminés », ce qui nous concerne puisque nous utilisons ce type de d’instruments.

Or, en l’état actuel des choses, aucune donnée scientifique n’est en mesure de prouver de façon totalement indépendante et irréfutable qu’il ne subsiste aucun risque de contamination après la mort pour des maladies qui ne relèvent pas des maladies dites « contagieuses ».

Pour l’heure, aucun vaccin ni médicament ou antibiotique n’est efficace sur ce type de maladies infectieuses et nous prenons déjà le risque de traiter ces corps de façon invasive par des soins de conservation sans y opposer aucune forme de refus.

Alors à plus forte raison pour des personnes décédées d’hépatites ou du SIDA, il est inconcevable que nous prenions un risque supplémentaire pour nous et notre famille alors qu’aucun traitement n’est efficace en mettant ainsi notre propre vie en danger.

La mort entraîne des dégradations physiques et organiques considérables qui sont déjà source d’infection.

Nous consacrons nos journées à rendre les défunts présentables pour les familles et nous y mettons toute notre technicité et notre savoir-faire, par conséquent, employer le terme de « Discrimination » est pour nous une insulte à notre engagement et à notre code déontologique[2]

À l’heure où le gouvernement souhaite rendre obligatoire 11 vaccins pour le nouveau-né, il relâche sa politique sur les soins aux défunts en déréglementant la législation sur les soins de conservation et tout cela en l’absence de données scientifiques précises pour un motif que nous dénonçons et condamnons.

Les familles des défunts porteurs du VIH ou d’hépatites souhaitent-ils au fond d’eux nous voir rejoindre la longue et triste liste des contaminés ?

Ensemble, nous disons NON à cette prise de risques et ferons jouer notre droit de retrait si aucune avancée n’est faite d’ici le 1er janvier 2018.

Cédric IVANES, Président Fondateur du SPTIS

[1] https://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2015-12/resume_module_9.pdf
[2] https://www.syndicatdesthanatopracteurs.fr/code-de-d%C3%A9ontologie/



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