Pour sauver le secteur de la culture et de l'évènementiel

0 a signé. Prochain objectif : 7 500 !


Un Collectif de l'événementiel et de la culture regroupant restaurateurs, cafés concerts, entreprises d'événementiels, artistes et techniciens, producteurs, compagnies de théâtre, administrateurs de festivals, patrons de discothèques, salles de spectacle... pour faire face à la détresse de la situation. Des collectifs solidaires naissent partout en France pour faire face à une situation gravissime de professions, lieux en danger.

Plus d'actualités sur le CCE : https://www.facebook.com/groups/collectifcultureevenementiel

La presse a couvert la seconde réunion : https://www.facebook.com/photo?fbid=4030068637020011&set=pcb.4030083047018570

Les professions du secteur ne peuvent plus ou peu travailler depuis le mois de mars. Les aides de l'état sont insuffisantes. Les événements sont cadenassés avec des contraintes sanitaires inapplicables dans un climat de peur.

Les protocoles les plus exigeants créés pour pouvoir ouvrir n'ont même pas eu l'ombre d'une chance d'être étudiés pour les discothèques. Fermeture systématique.

Quant aux salariés sous le régime de l'intermittence, malgré "l'année blanche", les perspectives de travail pour l'hiver sont assez sombres. Le confinement pose un véritable mur devant les métiers des arts vivants ! Comment remplir alors les conditions nécessaires pour renouveler leur droit en août prochain ?

CE QUE NOUS RECLAMONS POUR TOUS

Le droit au travail, constitutionnel, comme dénominateur commun.

Stop à la PEUR. Il est temps de prendre en compte l'aspect anxiogène de la période pour la majorité des gens, pour ceux qui ne travaillent plus, ceux qui perdent leur emploi, ceux qui n'ont plus de ressources...

POUR LES EVENEMENTS face à la crise COVID19

Stop à la PRESSION préfectorale qui pousse à annuler des événements ou fait peur au public.

Un protocole COVID clair et égalitaire de la part des préfets : Des textes précis écrits et communiqués de façon à ne pas laisser les gens dans le flou, l'incertitude et la peur. Réfléchir à mettre en place DES REFERENTS pour chaque manifestation, garants des protocoles sanitaires afin de rassurer les publics et les institutions.

POUR LES SALARIÉS SOUS LE RÉGIME DE L'INTERMITTENCE :

- Allongement de la PIT période d'impossibilité à Travailler

- UNE PROLONGATION DES DROITS JUSQU'EN 2022 : Comment relancer l'activité et être embauché dans une situation aussi fragile. 507 heures d'ici le 31 aout 2021. Nombre d'entre eux n'auront pas leurs heures et ne pourront renouveler leurs droits. "Un agenda vide ne peut rien générer, ni chômage partiel, ni annulation, ni report". Nous demandons le renouvellement systématique des salariés intermittents jusqu'en 2022 et ce... jusqu'à ce que les spectacles puissent rejouer normalement.

-Prendre en compte les cas des salariés intermittents ayant eu leur date de renouvellement avant le confinement et qui se retrouvent sans pouvoir travailler ou le cas des primo entrants.

POUR LES SALARIES au régime Général

-Tous les salariés du spectacle et de l'évènementiel qui ne sont par sous le régime de l'intermittence et n'ont plus de ressources depuis mars.

POUR LES ENTREPRISES

. Un vrai soutien financier. Très peu d'aides finalement ne sont arrivées jusqu'aux entreprises mises à l'arrêt total et partiellement. Vue cette reprise qui ne se fait pas et l'hiver qui arrive, il faut aider ceux qui sont à bout de souffle pour passer le cap et tenter un retour à la normale quand cela sera possible..

. Des garanties d'exonération de charges sans conditions d'éligibilité

. Des primes d'urgence non discriminantes 

. Un accès facilité aux prêts bancaires

CETTE ACTION EST SOUTENUE PAR : SAE, l'UMIH 64 & 65, CipSO

NOUS NOUS JOIGNONS :

Aux collectifs de Lille, de Rouen, de Marseille, de "Alerte rouge"...

Aux organisations du spectacle et à leurs revendications ci dessous.

Lettre commune des organisations du spectacle du 22 octobre 2020, adressée :

- Au Premier Ministre,

- À la ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion,

- À la ministre de la Culture.

NOUS VOULONS TRAVAILLER !

« Monsieur le Premier Ministre, Mesdames les ministres,

Le Président de la République a annoncé le 14 octobre dernier un couvre-feu de 21H à 6H dans huit métropoles et toute la région Île-de-France, prenant effet 48H plus tard. Parallèlement, les décisions se multiplient imposant des couvre-feux dans d’autres villes ou départements, ou des annulations parfois de dernière minute de nombreux événements culturels recevant du public, que ce soit dans le spectacle vivant ou le cinéma. Les décisions s’ajoutent aux restrictions et interdictions portant sur l’accueil des grandes jauges, les concerts « debout », les chapiteaux, les événementiels, les arts de la rue, etc. Toutes nos organisations sont conscientes de la situation sanitaire et ont travaillé pour mettre en place des protocoles stricts, qui ont permis à ce que nos lieux de travail ne soient pas devenus des lieux de contamination ni pour le public, ni pour les professionnels exerçant leur métier.

Nous ne comprenons pas que la décision du couvre-feu n’ait pas été concertée avec les représentants de nos professions et demandons à la voir évoluer pour permettre une poursuite de l’activité de nos structures et de l’emploi des salariés permanents et intermittents du spectacle, ainsi que de l’activité des autrices et auteurs. Nous sommes en mesure de recevoir le public avec toutes les précautions sanitaires et de poursuivre une partie de nos activités en permettant au public de rentrer chez lui avec les justificatifs de billetterie.

Nous alertons également sur la catastrophe économique, sociale, tout autant que culturelle que subissent nos secteurs d’activité. Le plan de relance annoncé avant les nouvelles restrictions n’est pas à la hauteur de la baisse drastique, voire l’arrêt de l’activité. Les droits sociaux sont clairement menacés. Nous voulons éviter des plans sociaux en cascade alors que la majorité des entreprises de nos secteurs sont de petites structures, employant des salariés permanents et intermittents du spectacle, recourant au travail des auteurs : la meilleure façon de les éviter est de nous autoriser à travailler, tout en s’appuyant sur nos propositions pour adapter les conditions sanitaires.

Nous demandons un soutien renforcé à l’emploi à la hauteur de la dégradation de l’activité : les services du ministère de la Culture de façon convergente avec d’autres études chiffrent à 28 milliards la perte de chiffre d’affaires en 2020.

Nous demandons un soutien aux droits sociaux : la prolongation des droits à l’assurance chômage au 31 août 2021 n’est pas suffisante. Elle ne couvre pas les entrants, et suppose que l’activité a repris normalement en septembre 2020 sans restrictions, ni interdictions, ce qui n’est aucunement le cas. Nous demandons d’ores et déjà de procéder à l’allongement des droits d’un an après la fin de toutes les interdictions de travailler, et sans oublier les entrants, principalement des jeunes.

L’accès à tous les aspects de la protection sociale (notamment aux congés maternité et maladie) doit être garantie pour tous les travailleurs de nos secteurs.

Cela nécessite notamment de compenser les cotisations sociales dont la collecte s’effondre :

– dans la formation continue au niveau de l’Afdas alors que l’arrêt des prises en charge menace faute de budget ;

– en matière de prévoyance, et complémentaire santé, de retraite, gérées par le groupe Audiens ;

– concernant la médecine du travail, le CMB connaissant les mêmes difficultés de collecte au moment même où il est très mobilisé sur les conditions sanitaires ;

– au niveau des fonds communs d’aide au paritarisme (FCAP), alors que nous avons particulièrement besoin d’un dialogue social qui fonctionne dans nos branches, ainsi que dans les CPNEF.

Nous alertons également depuis plusieurs mois sur la nécessité de sécuriser le recours à l’activité partielle pour nos secteurs, de garantir les critères de recours actuels à ce dispositif tant que l’activité n’aura pas réellement repris, tout en l’adaptant à nos réalités (prise en compte des congés spectacles et de la signature de contrats postérieurs au 17 mars).

Nous demandons également le refinancement du secteur public afin que celui-ci puisse poursuivre ses missions d’intérêt général ainsi que la sauvegarde de l’ensemble du tissu économique de nos secteurs.

Monsieur le Premier Ministre, Mesdames les ministres, nous avons des propositions conjointes concrètes pour permettre la poursuite en toute responsabilité de nos activités. Nous pensons toutes et tous que si nos activités ne sont pas « vitales » à court terme pour la santé des malades de la Covid, comme le sont celles de l’hôpital public et de ses personnels que nous soutenons, elles sont pour autant essentielles. Le retour enthousiaste des spectatrices et spectateurs dans les salles et dans tous les lieux de représentations en public après le confinement, ou encore les pratiques culturelles, ont montré combien le public est attaché à l’expérience du spectacle, du cinéma, à des représentations sous toutes leurs formes. Nous partageons avec notre public l’idée que la Culture et les représentations en public en particulier, sont facteur d’émancipation, fondamentales pour le lien social, le bienêtre individuel et collectif, la réflexion, en somme pour la vitalité de notre démocratie.

Nous attendons de votre part un travail en commun pour arriver à des décisions anticipées, applicables et valables sur le long terme.

Dans l’attente de vos propositions de retour, nous vous prions d’agréer Monsieur le Premier Ministre, Mesdames les Ministres, l’expression de notre haute considération. »

Signataires :

- Denis Gravouil, Secrétaire Général de la Fédération nationale des syndicats du Spectacle, du Cinéma, de l’Audiovisuel et de l’Action Culturelle Cgt (Fnsac Cgt),

- Christophe PAULY, Secrétaire national de la fédération communication-cultureconseil CFDT (F3C-CFDT),

- Françoise Chazaud, Secrétaire Générale de la Fédération des Arts, du Spectacle, de l'Audiovisuel et de la Presse Fo (Fasap-Fo),

- Pascal Louet, Secrétaire Fédéral du Pôle Spectacle Action Culturelle de la Fédération Culture communication Culture CFE-CGC (F3C CFE-CGC),

- Sélim Farès, pour la fédération Communication CTFC

- Le Syndicat des Cirques et Compagnies de Création (SCC), - Jean-Claude Lande, Président du Syndicat National des Entrepreneurs de Spectacles (SNES),

- Emmanuelle Gourvitch, Présidente du Syndicat national des arts vivants (Synavi),

- Laurent Decès, Président du Syndicat des musiques actuelles (SMA),

- Nicolas Bucher, Président du Syndicat Professionnel des Producteurs, Festivals, Ensembles, Diffuseurs Indépendants de Musique (Profedim),

- Jean-Luc Prevost, Président de la Fédération Nationale des Arts de la Rue (FNAR),

- Denis Talledec, pour Culture bar-bars- Fédération nationale des cafés cultures,

- Stéphanie Thomas, présidente de l’Union Fédérale d'Intervention des Structures Culturelles (UFISC),

- Ricet Gallet, co-président de la Fédération des acteurs et Actrices des Musiques et Danses Traditionnelles (FAMDT),

- Nicolas Saelens, Président de l’Association Nationale des Théâtres de Marionnettes et Arts Associés (THEMAA),

- La collégiale du Centre International pour les Théâtres Itinérants (CITI),

- Loïc Lachenal, Président des Forces Musicales,

- Nicolas Dubourg, Président du Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (Syndeac),

- Cécile Le Vaguerèse-Marie et Frédéric MARIN, Présidente et Président du Syndicat national des scènes publiques (SNSP),

- Sébastien Justine, pour l’Union syndicale des employeurs du secteur public du spectacle vivant (USEP-SV),

- Alexandre Lamothe, représentant du bureau exécutif de la Fédération des lieux de musiques actuelles - Le signataire est Fedelima (Fedelima),

- Stéphane Krasniewski, Président de ZONE FRANCHE, le réseau des musiques du monde