Et pour la Culture, le silence ...

Le problème

Que ferions-nous sans le secteur de la culture? C'est la question que nous nous posons, nous, les élèves du centre Woluculture. Signer cette pétition, c'est faire un geste pour celles et ceux, artistes et technicien.ne.s amateur.e.s et professionnel.le.s, qui tentent de faire leur métier dans la dignité malgré les difficultés financières et matérielles auxquels ils ou elles sont confronté.e.s. C'est également penser aux usager.ère.s de cette culture, qui ne peuvent plus se réunir pour réaliser les projets qui leurs sont chers. C'est défendre tous ceux et celles qui ne peuvent plus rêver et réfléchir devant leurs créations. 

"Quoi de plus euphorique que de rire, pleurer ou d'être ému dans une salle avec des inconnu.e.s. 

Rideau. Rideau noir. 

Sans la crise actuelle, nous pourrions suivre les cours auxquels nous nous sommes inscrit.e.s au centre culturel de Wolubilis à Bruxelles. 

Des mesures sanitaires légitimes nous privent de ces moments d’échanges souvent précieux et enrichissants. Mais nous n’avons décemment pas le droit de nous plaindre : nos leçons sont un divertissement dont nous pouvons nous passer… Quoi que… Peut-on se passer de la culture ? La réponse donnée par les décideur.euse.s politiques est claire : oui. La culture n’a pas sa place dans une crise sanitaire. L’important c’est la santé… et l’économie. Il faut trouver, comme il est dit, le juste équilibre entre préserver la santé de la citoyenne ou du citoyen et maintenir une activité économique. 

Maintenir une activité économique est compréhensible. Ne serait-il pas naturel de permettre à chacun de s’enrichir grâce à la culture et aux pratiques artistiques ? Certains secteurs d’activités souffrent. C’est le cas des métiers de contacts. Ils ne sont pas oubliés.

Contrairement au domaine de la culture que l’on n’hésite pas à réduire au silence. Les artistes, les technicien.ne.s, les ingénieur.e.s du son…. sont à l’agonie, mais sans doute, mais ils ne sont pas entendu.e.s. Un comble pour des professionnel.le.s de l’expression. Maintenant que l'on ferme les théâtres, les salles de spectacles et de concert, aucune voix ne s'élève pour prendre la défense de celles et de ceux qui nous ont fait rêver et réfléchir. Sans la culture, l'intelligence s'endort et le cœur s'éteint un peu.  

Un artiste sait qu’il ou qu'elle ne vaut pas grand-chose. En choisissant ce métier, il ou elle devait s’attendre à se battre. Et puis artiste, est-ce un vrai métier ? Quelle est sa place dans notre société qui a fait de l’argent une valeur en soi ? Aujourd’hui, la réponse semble évidente : l’artiste est un.e déshérité.e. 

En votre qualité de Ministre de la Culture, pouvez-vous accepter une telle réalité ? Si oui, vous devez renoncer à votre mandat. Dans le cas contraire, vous devez vous battre pour aider tout un secteur que vous êtes censée protéger. 

Prend-on plus de risque en assistant à un spectacle ou en ouvrant des centres culturels (avec imposition de mesures sanitaires) qu’en étant entassé.e.s dans des magasins lors des soldes ou dans des transports en commun ? 

Poser la question est y répondre ? 

Il est grand temps de réagir, de donner une perspective aux gens du spectacle et à celles et ceux qui enseignent leur art, au public.  

Le ministère de la Culture a une bien belle mission : celle de faire vivre et d'encourager la création professionnelle ou amateure. Mais aussi renforcer le lien social sans lequel nous ne serions rien. Ce sont tous ces enjeux qui se cachent derrière la réouverture des salles de spectacle et des centres culturels. Les académies, elles, sont bien ouvertes… pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?

Bien évidemment que notre démarche est égoïste puisque nous souhaiterions pouvoir reprendre nos cours avec les mesures sanitaires strictes qui s’imposent. Et ce serait possible. 

Mais notre initiative va bien au-delà : elle est motivée par une volonté de crier pour celles et ceux qui nous divertissent, nous cultivent, nous font réfléchir, nous font rêver, nous font découvrir d’autres horizons…. Bref nous font du bien ! 

En attendant votre réponse et vos actions, nous vous laissons méditer cette phrase du dramaturge George Bernard Shaw : « Le pire péché envers nos semblables n’est pas de les haïr, mais de les traiter avec indifférence, c’est là l’essence de l’inhumanité ». 

Les élèves de Woluculture 

Photo : Woluculture

 

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Les élèves de WolucultureLanceur de pétition
Cette pétition avait 92 signataires

Le problème

Que ferions-nous sans le secteur de la culture? C'est la question que nous nous posons, nous, les élèves du centre Woluculture. Signer cette pétition, c'est faire un geste pour celles et ceux, artistes et technicien.ne.s amateur.e.s et professionnel.le.s, qui tentent de faire leur métier dans la dignité malgré les difficultés financières et matérielles auxquels ils ou elles sont confronté.e.s. C'est également penser aux usager.ère.s de cette culture, qui ne peuvent plus se réunir pour réaliser les projets qui leurs sont chers. C'est défendre tous ceux et celles qui ne peuvent plus rêver et réfléchir devant leurs créations. 

"Quoi de plus euphorique que de rire, pleurer ou d'être ému dans une salle avec des inconnu.e.s. 

Rideau. Rideau noir. 

Sans la crise actuelle, nous pourrions suivre les cours auxquels nous nous sommes inscrit.e.s au centre culturel de Wolubilis à Bruxelles. 

Des mesures sanitaires légitimes nous privent de ces moments d’échanges souvent précieux et enrichissants. Mais nous n’avons décemment pas le droit de nous plaindre : nos leçons sont un divertissement dont nous pouvons nous passer… Quoi que… Peut-on se passer de la culture ? La réponse donnée par les décideur.euse.s politiques est claire : oui. La culture n’a pas sa place dans une crise sanitaire. L’important c’est la santé… et l’économie. Il faut trouver, comme il est dit, le juste équilibre entre préserver la santé de la citoyenne ou du citoyen et maintenir une activité économique. 

Maintenir une activité économique est compréhensible. Ne serait-il pas naturel de permettre à chacun de s’enrichir grâce à la culture et aux pratiques artistiques ? Certains secteurs d’activités souffrent. C’est le cas des métiers de contacts. Ils ne sont pas oubliés.

Contrairement au domaine de la culture que l’on n’hésite pas à réduire au silence. Les artistes, les technicien.ne.s, les ingénieur.e.s du son…. sont à l’agonie, mais sans doute, mais ils ne sont pas entendu.e.s. Un comble pour des professionnel.le.s de l’expression. Maintenant que l'on ferme les théâtres, les salles de spectacles et de concert, aucune voix ne s'élève pour prendre la défense de celles et de ceux qui nous ont fait rêver et réfléchir. Sans la culture, l'intelligence s'endort et le cœur s'éteint un peu.  

Un artiste sait qu’il ou qu'elle ne vaut pas grand-chose. En choisissant ce métier, il ou elle devait s’attendre à se battre. Et puis artiste, est-ce un vrai métier ? Quelle est sa place dans notre société qui a fait de l’argent une valeur en soi ? Aujourd’hui, la réponse semble évidente : l’artiste est un.e déshérité.e. 

En votre qualité de Ministre de la Culture, pouvez-vous accepter une telle réalité ? Si oui, vous devez renoncer à votre mandat. Dans le cas contraire, vous devez vous battre pour aider tout un secteur que vous êtes censée protéger. 

Prend-on plus de risque en assistant à un spectacle ou en ouvrant des centres culturels (avec imposition de mesures sanitaires) qu’en étant entassé.e.s dans des magasins lors des soldes ou dans des transports en commun ? 

Poser la question est y répondre ? 

Il est grand temps de réagir, de donner une perspective aux gens du spectacle et à celles et ceux qui enseignent leur art, au public.  

Le ministère de la Culture a une bien belle mission : celle de faire vivre et d'encourager la création professionnelle ou amateure. Mais aussi renforcer le lien social sans lequel nous ne serions rien. Ce sont tous ces enjeux qui se cachent derrière la réouverture des salles de spectacle et des centres culturels. Les académies, elles, sont bien ouvertes… pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?

Bien évidemment que notre démarche est égoïste puisque nous souhaiterions pouvoir reprendre nos cours avec les mesures sanitaires strictes qui s’imposent. Et ce serait possible. 

Mais notre initiative va bien au-delà : elle est motivée par une volonté de crier pour celles et ceux qui nous divertissent, nous cultivent, nous font réfléchir, nous font rêver, nous font découvrir d’autres horizons…. Bref nous font du bien ! 

En attendant votre réponse et vos actions, nous vous laissons méditer cette phrase du dramaturge George Bernard Shaw : « Le pire péché envers nos semblables n’est pas de les haïr, mais de les traiter avec indifférence, c’est là l’essence de l’inhumanité ». 

Les élèves de Woluculture 

Photo : Woluculture

 

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Les élèves de WolucultureLanceur de pétition

Les décisionnaires

Ministère de la culture (Fédération Wallonie-Bruxelles)
Ministère de la culture (Fédération Wallonie-Bruxelles)
Bénédicte Linard
Bénédicte Linard
Direction des Centres culturels (Fédération Wallonie-Bruxelles).
Direction des Centres culturels (Fédération Wallonie-Bruxelles).

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Pétition lancée le 12 février 2021