Lettre ouverte à Madame la Ministre de l’Éducation Nationale


Lettre ouverte à Madame la Ministre de l’Éducation Nationale
Le problème
Lettre ouverte à Madame la Ministre de l’Éducation nationale,
Vous n’avez cessé de répéter que l’égalité des chances est au cœur des préoccupations des missions de votre Ministère. Or, nous, les assistants d’éducation, sommes présents dans les écoles, collèges et lycées et sommes victimes d’inégalités perpétrées par le Ministère. Aujourd’hui, nous ne pouvons plus nous taire.
Alors que nous représentons en nombre les membres précaires de l’Éducation Nationale (CDD d’un an renouvelables, pour une durée maximale de six ans), vous avez accordé la prime REP/ REP + à TOUS les agents de l’Éducation Nationale, à TOUS, sauf à nous. Vous avez accordé une prime de Noël en 2014 pour, selon les termes de votre directeur de cabinet, « la reconnaissance de l’engagement de tous ces personnels qui, au quotidien, contribuent au bon fonctionnement du système scolaire » dont vous nous avez exclu. Vous venez d’annoncer une revalorisation salariale pour TOUS, sauf pour nous.
Doit-on vous rappeler qu’aujourd’hui des assistants d’éducation travaillent parfois 41 heures par semaine dans les établissements scolaires et qu’ils ne bénéficient d’aucune reconnaissance de la part de notre ministère, ni financière, ni professionnelle ? Réalisez-vous que les dispositifs censés nous accompagner dans notre réinsertion professionnelle sont actuellement inefficaces et inadaptés compte tenu des différents profils des assistants d’éducation et des difficultés quotidiennes que nous rencontrons ? Combien d’Assistants d’éducation se retrouvent au chômage au bout de six ans de bons et loyaux services ?
Madame la Ministre, savez-vous que les Assistants d’éducation servent aujourd’hui à tout (secrétaire, bras droit du CPE, agent de sécurité, assistant pédagogique, administrateur de réseau, conseiller en recherche de stage, assistant documentaliste, entre autres...) mais surtout à pallier les failles du système éducatif ? Nos missions ont évolué mais le cadre légal qui accompagne nos contrats n’offre aucune chance à la construction d’un avenir et n’a pas été réétudié depuis 2003. Vos assistants d’éducation ne sont plus forcément étudiants, mais ils restent des « pions ». Ils ont des familles à nourrir, ils aiment leurs métiers, ils se battent au quotidien pour l’avenir de la jeunesse de notre pays, ils jonglent entre les études et des conditions de travail difficiles.
Alors que vous avez entrepris de réformer les collèges et les lycées, pourquoi nous avoir tout simplement ignorés de ces projets ? Ne pensez-vous pas qu’il y avait là une opportunité réelle pour l’Éducation nationale que de nous inclure dans cette réforme par la création de véritables métiers ?
De plus, doit-on vous rappeler que dans le cadre de nos missions, nous prenons tous les risques : qui contient les débordements ? Qui accueille tous les jours au portail les élèves dans le cadre du plan Vigipirate actuellement en vigueur dans notre pays?
Êtes-vous certaine que l’égalité des chances est votre priorité ? Pour notre part, la situation est intolérable. Nous réclamons l’égalité de traitement et la reconnaissance de notre métier. Nous ne pouvons plus supporter ce traitement de « seconde zone ». Notre malaise est profond et nous vous demandons d’y prêter attention. Nous incarnons toutes les injustices sociales qui frappent actuellement notre pays : contrats précaires (auxquels on ajoute désormais des contrats prioritaires de type CUI, encore plus précaires), dévalorisation progressive de notre « statut » et absence de reconnaissance salariale.
Madame la Ministre, lorsque, dans vos courriers officiels, vous parlez de reconnaissance pour TOUS, pourriez-vous au moins nous citer ? Ignorez-vous notre existence ?
Aujourd’hui, nous nous mobilisons nationalement et demandons enfin ce qui nous est dû : la création d'un vrai statut d'étudiants/surveillants (comme l'était le statut de MISE) pour le personnel de Vie scolaire ; la création de véritables métiers statutaires et la titularisation des AED qui occupent ces postes ; la revalorisation salariale et les primes ; et, enfin, la possibilité d’intégrer définitivement l’Éducation nationale pour tous ceux qui le souhaitent.
Les Assistants d’éducation et autres « précaires » de l’Éducation nationale.
Le problème
Lettre ouverte à Madame la Ministre de l’Éducation nationale,
Vous n’avez cessé de répéter que l’égalité des chances est au cœur des préoccupations des missions de votre Ministère. Or, nous, les assistants d’éducation, sommes présents dans les écoles, collèges et lycées et sommes victimes d’inégalités perpétrées par le Ministère. Aujourd’hui, nous ne pouvons plus nous taire.
Alors que nous représentons en nombre les membres précaires de l’Éducation Nationale (CDD d’un an renouvelables, pour une durée maximale de six ans), vous avez accordé la prime REP/ REP + à TOUS les agents de l’Éducation Nationale, à TOUS, sauf à nous. Vous avez accordé une prime de Noël en 2014 pour, selon les termes de votre directeur de cabinet, « la reconnaissance de l’engagement de tous ces personnels qui, au quotidien, contribuent au bon fonctionnement du système scolaire » dont vous nous avez exclu. Vous venez d’annoncer une revalorisation salariale pour TOUS, sauf pour nous.
Doit-on vous rappeler qu’aujourd’hui des assistants d’éducation travaillent parfois 41 heures par semaine dans les établissements scolaires et qu’ils ne bénéficient d’aucune reconnaissance de la part de notre ministère, ni financière, ni professionnelle ? Réalisez-vous que les dispositifs censés nous accompagner dans notre réinsertion professionnelle sont actuellement inefficaces et inadaptés compte tenu des différents profils des assistants d’éducation et des difficultés quotidiennes que nous rencontrons ? Combien d’Assistants d’éducation se retrouvent au chômage au bout de six ans de bons et loyaux services ?
Madame la Ministre, savez-vous que les Assistants d’éducation servent aujourd’hui à tout (secrétaire, bras droit du CPE, agent de sécurité, assistant pédagogique, administrateur de réseau, conseiller en recherche de stage, assistant documentaliste, entre autres...) mais surtout à pallier les failles du système éducatif ? Nos missions ont évolué mais le cadre légal qui accompagne nos contrats n’offre aucune chance à la construction d’un avenir et n’a pas été réétudié depuis 2003. Vos assistants d’éducation ne sont plus forcément étudiants, mais ils restent des « pions ». Ils ont des familles à nourrir, ils aiment leurs métiers, ils se battent au quotidien pour l’avenir de la jeunesse de notre pays, ils jonglent entre les études et des conditions de travail difficiles.
Alors que vous avez entrepris de réformer les collèges et les lycées, pourquoi nous avoir tout simplement ignorés de ces projets ? Ne pensez-vous pas qu’il y avait là une opportunité réelle pour l’Éducation nationale que de nous inclure dans cette réforme par la création de véritables métiers ?
De plus, doit-on vous rappeler que dans le cadre de nos missions, nous prenons tous les risques : qui contient les débordements ? Qui accueille tous les jours au portail les élèves dans le cadre du plan Vigipirate actuellement en vigueur dans notre pays?
Êtes-vous certaine que l’égalité des chances est votre priorité ? Pour notre part, la situation est intolérable. Nous réclamons l’égalité de traitement et la reconnaissance de notre métier. Nous ne pouvons plus supporter ce traitement de « seconde zone ». Notre malaise est profond et nous vous demandons d’y prêter attention. Nous incarnons toutes les injustices sociales qui frappent actuellement notre pays : contrats précaires (auxquels on ajoute désormais des contrats prioritaires de type CUI, encore plus précaires), dévalorisation progressive de notre « statut » et absence de reconnaissance salariale.
Madame la Ministre, lorsque, dans vos courriers officiels, vous parlez de reconnaissance pour TOUS, pourriez-vous au moins nous citer ? Ignorez-vous notre existence ?
Aujourd’hui, nous nous mobilisons nationalement et demandons enfin ce qui nous est dû : la création d'un vrai statut d'étudiants/surveillants (comme l'était le statut de MISE) pour le personnel de Vie scolaire ; la création de véritables métiers statutaires et la titularisation des AED qui occupent ces postes ; la revalorisation salariale et les primes ; et, enfin, la possibilité d’intégrer définitivement l’Éducation nationale pour tous ceux qui le souhaitent.
Les Assistants d’éducation et autres « précaires » de l’Éducation nationale.
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Pétition lancée le 2 juin 2016