Mineurs isolés de Lille : nous devons être hébergés immédiatement

Signataires récents:
Quentin PRIVIGNO et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

Nous faisons partie du collectif des jeunes en recours des Bois-Blancs. Ce collectif a été créé il y a un an par les jeunes qui survivaient sous les tentes dans le quartier des Bois-Blancs à Lille. Aujourd'hui, nous sommes environ 50 à survivre sur un camp, au Parc Barbusse, à Faubourg de Béthune. Nos revendications sont toujours les mêmes : hébergement, scolarisation, réduction de la durée du recours. 

Après une soi-disant évaluation de minorité, raciste et arbitraire, le département du Nord nous a remis à la rue. Ces évaluations sont injustes, les questions ne sont pas honnêtes et nos réponses ne sont pas crues. Tout ça pour ne pas nous prendre en charge. Nous sommes donc obligés de faire un recours devant le Juge des Enfants, pour être protégés en tant que mineurs. Ce recours dure plusieurs mois, parfois un an, c'est très long. Pendant ce temps, notre âge augmente, on perd du temps pour l'école. On n'a pas nos parents à nos côtés pour nous conseiller et nous consoler. Cette situation nous crée des mauvaises idées, on risque de devenir délinquants. Et surtout, nous n'avons pas d'hébergement. Tout ça, les évaluateurs le savent, et pourtant, ils nous mettent quand même dehors. 

Avec l’approche de l’hiver, nos conditions de vie au camp sont de plus en plus difficiles. Nous avons des difficultés pour l’alimentation, pour l’hygiène, il fait froid et nous avons peur de tomber malades. Ce sont des conditions inhumaines et nos droits sont bafoués.

Nous rappelons que la France a pourtant ratifié la Convention Internationale des Droits de l’Enfant. Aucun enfant ne doit dormir à la rue. La devise de la France c'est : liberté, égalité, fraternité. Mais c'est l'inverse qui se passe avec nous, les mineurs en recours, et surtout la communauté noire. Nous ne nous sentons pas libres, la police nous contrôle, nous surveille et nous intimide tout le temps. Nous voulons avoir notre liberté et nos droits, comme les autres enfants. On est là pour un objectif, pour construire notre avenir, et pour l'instant, notre vie est en danger.

Nous avons déjà rencontré le maire de Lille, Arnaud Deslandes, et lui avons expliqué notre situation et nos problèmes. Il nous a dit qu’il ne pouvait rien faire pour nous. Pourtant, il pourrait réquisitionner un bâtiment pour nous mettre à l’abri. Le département du Nord et la préfecture ne veulent pas nous prendre en charge, ne nous considérant ni mineurs ni majeurs. Ils se renvoient la balle et personne ne veut assumer ses responsabilités. 

Il y a de la mauvaise foi de la part des institutions. Nous savons que les jeunes arrivés à Lille avant nous ont été hébergés, grâce à la lutte, en novembre 2024 et en avril 2025. Beaucoup d'entre eux ont été reconnus mineurs. Quand c'est le cas, les places libres ne sont pas réattribuées aux jeunes qui dorment dehors. Nous voulons que ces places soient réattribuées pour nous, les jeunes en recours. 

Nous voulons le respect de nos droits : un hébergement immédiat pour tous.tes les jeunes mineur.es en recours, la scolarisation et la diminution de la durée de notre recours. Nous allons continuer à nous battre, jusqu’à ce que la lutte nous libère. 

Vous pouvez nous suivre sur notre Instagram @mna_des_bois_blancs et nous contacter par mail pour nous soutenir deleguesmnalille@gmail.com

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Le problème

Nous faisons partie du collectif des jeunes en recours des Bois-Blancs. Ce collectif a été créé il y a un an par les jeunes qui survivaient sous les tentes dans le quartier des Bois-Blancs à Lille. Aujourd'hui, nous sommes environ 50 à survivre sur un camp, au Parc Barbusse, à Faubourg de Béthune. Nos revendications sont toujours les mêmes : hébergement, scolarisation, réduction de la durée du recours. 

Après une soi-disant évaluation de minorité, raciste et arbitraire, le département du Nord nous a remis à la rue. Ces évaluations sont injustes, les questions ne sont pas honnêtes et nos réponses ne sont pas crues. Tout ça pour ne pas nous prendre en charge. Nous sommes donc obligés de faire un recours devant le Juge des Enfants, pour être protégés en tant que mineurs. Ce recours dure plusieurs mois, parfois un an, c'est très long. Pendant ce temps, notre âge augmente, on perd du temps pour l'école. On n'a pas nos parents à nos côtés pour nous conseiller et nous consoler. Cette situation nous crée des mauvaises idées, on risque de devenir délinquants. Et surtout, nous n'avons pas d'hébergement. Tout ça, les évaluateurs le savent, et pourtant, ils nous mettent quand même dehors. 

Avec l’approche de l’hiver, nos conditions de vie au camp sont de plus en plus difficiles. Nous avons des difficultés pour l’alimentation, pour l’hygiène, il fait froid et nous avons peur de tomber malades. Ce sont des conditions inhumaines et nos droits sont bafoués.

Nous rappelons que la France a pourtant ratifié la Convention Internationale des Droits de l’Enfant. Aucun enfant ne doit dormir à la rue. La devise de la France c'est : liberté, égalité, fraternité. Mais c'est l'inverse qui se passe avec nous, les mineurs en recours, et surtout la communauté noire. Nous ne nous sentons pas libres, la police nous contrôle, nous surveille et nous intimide tout le temps. Nous voulons avoir notre liberté et nos droits, comme les autres enfants. On est là pour un objectif, pour construire notre avenir, et pour l'instant, notre vie est en danger.

Nous avons déjà rencontré le maire de Lille, Arnaud Deslandes, et lui avons expliqué notre situation et nos problèmes. Il nous a dit qu’il ne pouvait rien faire pour nous. Pourtant, il pourrait réquisitionner un bâtiment pour nous mettre à l’abri. Le département du Nord et la préfecture ne veulent pas nous prendre en charge, ne nous considérant ni mineurs ni majeurs. Ils se renvoient la balle et personne ne veut assumer ses responsabilités. 

Il y a de la mauvaise foi de la part des institutions. Nous savons que les jeunes arrivés à Lille avant nous ont été hébergés, grâce à la lutte, en novembre 2024 et en avril 2025. Beaucoup d'entre eux ont été reconnus mineurs. Quand c'est le cas, les places libres ne sont pas réattribuées aux jeunes qui dorment dehors. Nous voulons que ces places soient réattribuées pour nous, les jeunes en recours. 

Nous voulons le respect de nos droits : un hébergement immédiat pour tous.tes les jeunes mineur.es en recours, la scolarisation et la diminution de la durée de notre recours. Nous allons continuer à nous battre, jusqu’à ce que la lutte nous libère. 

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