Mettre fin à la violence haineuse de la police à l'égard de la famille Gurême

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Le problème

Le 7 novembre, la police a mené une opération d’une très grande envergure, mobilisant entre autres des hélicoptères, sur plusieurs domiciles de la famille Gurême à Saint-Germain-lès-Arpajon dans l’Essonne. Cette opération avait pour objectif l’interpellation d’un jeune de cette famille. Elle a largement dépassé cet objectif et une violence haineuse inacceptable a été exercée contre les personnes et les biens. Par conséquent, la famille Gurême demande à être reçue par la préfète de l’Essonne afin de lui demander de faire respecter sa dignité par les forces de l’ordre placées sous son autorité.

Déjà en 2014, Raymond, le patriarche de cette famille nombreuse, ancien résistant et engagé contre le racisme et dans plusieurs causes humanitaires, avait été frappé par la police chez lui. Une plainte avait été déposée après ces violences et la procédure est toujours en cours, ses enfants ayant décidé de la poursuivre après son décès survenu en 2020.

Dix ans plus tard, après une période de relatif calme, les rondes intimidantes dans la rue où habite la famille ont repris, avec des insultes. Des véhicules de police passent le matin sirènes hurlantes, avant de repartir en mettant de la musique de cirque et en proférant des insultes.

Le 7 novembre, ce sont des scènes de guerre à laquelle sont confrontés les Gurême. En plus des nombreux camions de police, des hélicoptères survolent les habitations, d’où des hommes en uniforme militaire les braquent avec leurs mitraillettes. Ils auraient reçu l’autorisation de tirer sur toute personne qui irait vers le bois voisin de leurs habitations.

Ce ne sont pas seulement des serrures qui sont cassées inutilement, mais aussi des objets dans la « chambre de la grand-mère », que la famille garde intacte depuis son décès il y a plus de dix ans. Entre autres, sa photo est jetée par terre et le cadre cassé. A l’extérieur, un policier dévisse le panneau de signalisation « Voie Raymond Gurême », posée par la mairie en 2022 en supplément de la dénomination « Chemin Saint-Michel ». Autant de provocations et d’expression de haine qui n’ont aucun lien avec l’objectif de l’opération, à savoir l’interpellation d’une personne recherchée. Ces actes visent l’effacement de la famille, traitée de « vermine » et aussi la mémoire de ses anciens, dont celle de Raymond qui a combattu pour libérer la France de la botte nazie.

La famille Gurême doit être rétablie dans ses droits et le respect de sa dignité. Pour cela, elle demande à reçue et entendue par Mme. la préfète Frédérique Camilleri, en tant que représentante de l’Etat et responsable hiérarchique des forces de l’ordre. En signant cette pétition, je soutiens sa demande légitime.

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La voix DES RROMSLanceur de pétitionAssociation antiraciste rromani

Les décisionnaires

Mme. Frédérique Camilleri
Mme. Frédérique Camilleri
Préfète de l'Essonne

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