Mettre fin à "l'âge des bourses" pour le soutien aux entrepreneur.e.s

0 a signé. Allez jusqu'à 2 500 !


Depuis toujours on voit des initiatives émergées de la part des gouvernements qui tendent à soutenir les entrepreneur.e.s en leur offrant notamment des bourses (voir cette dernière initiative du MEI au Québec : https://www.economie.gouv.qc.ca/fr/bibliotheques/plan-action/plan-daction-gouvernemental-en-entrepreneuriat-page2017-2022/bourses-dhonneur/?no_cache=1&fbclid=IwAR0YRBkRKWit8lwBMMc2O3_DJPidsvKNp8l8cAipvq8TnANkbPQsXPvsl0Y mais la plupart du temps ces bourses sont réservées aux 18-35 ans. Je ne remets pas du tout en question l'importance d'encourager les entrepreneur.e.s de cette tranche d'âge. Mais ce que je ne comprends pas c'est POURQUOI cette limite d'âge ? J'ai dans mon entourage un nombre incroyable de femmes, et d'hommes, qui se sont lancé.e.s en affaires après 35 ans :

- parce qu'ils.elles ont un plus grand réseau pour se lancer

- parce qu'ils.elles ont une plus grande expérience/expertise acquise avec le temps du domaine dans lequel il.elle veut se lancer

- parce que leurs enfants sont plus âgés donc ils ont un peu plus de latitude à s'engager dans une nouvelle aventure entrepreneuriale

- La principale source de financement des entreprises démarrées par des femmes
est leurs économies personnelles donc elles s'engagent encore plus dans l'atteinte d'une pérennité constante pour la réussite de leur entreprise

- "Les femmes ont moins tendance que les hommes à demander du financement aux institutions financières", alors elles sont encore plus intéressées par les Bourses.

Il y a de nombreuses données disponibles (Global Entrepreneurship Monitor, Indice entrepreneurial Québécois) pour justifier que ces bourses ne devraient pas être limitées "en âge" !

Autre constat :
• L’entrepreneuriat hybride est préoccupant. L’entrepreneuriat hybride, soit le fait d’être en affaires tout en ayant un emploi en tant que salarié pour une autre organisation (ou encore appelé "entrepreneur à temps partiel), est particulièrement élevé au Québec comparativement au RDC (reste du Canada). La compilation des échantillons de 2016 à 2018 montre que seulement 17,6% des entrepreneurs émergents du Québec vont se consacrer entièrement à leur projet d’affaires alors que cette proportion est de 29,9% dans le RDC. On constate également que l’entrepreneuriat hybride est en hausse constante depuis 2013, et que ce taux a particulièrement augmenté pour les femmes dans la dernière période étudiée (2016-2018). Pourquoi tant d’entrepreneurs du Québec choisissent-ils de conserver un emploi salarié à l’extérieur de leur organisation tout en dirigeant celle-ci ? Pourquoi les femmes semblent-elles s’engager dans l’entrepreneuriat hybride de manière plus marquée récemment ? Il s’agit de questions préoccupantes qui devront être approfondies dans le futur. Bien que cela ne soit pas toujours le cas, une des grandes raisons de l'entrepreneuriat hybride c'est l'insécurité financière ! Alors encore une fois si tous ces entrepreneur.e.s "hybrides" âgés de plus de 35 ans pouvaient avoir accès à ces bourses, cela augmenterait surement le nombre d'entrepreneur.e.s à temps plein !