Petition updateFéminisme ou antimalisme ?Le féminicide, quel critère ?
SOS men bashing
Aug 20, 2019

Le droit pénal détermine les crimes et les délits et fixe les peines qui leurs sont applicables. Il donne de chaque infraction une définition qui en énumère les éléments constitutifs. Ces derniers doivent impérativement être tous réunis pour que le crime ou le délit soit caractérisé et par suite, punissable. Si un seul d'entre eux fait défaut, le délit ne sera pas constitué.
Par exemple, le vol est défini comme la soustraction frauduleuse de la chose d'autrui. Les éléments constitutifs du vol sont donc : une chose ; qui appartient à autrui; qui a été soustraite; qui l'a été frauduleusement.
Chacun de ces éléments constitutifs doit être interprété strictement. Par exemple, le fait de disposer indûment d'objets volontairement remis, alors même que la restitution en a été ordonnée par la justice, ne constitue pas un vol parce qu'il n'y a pas eu soustraction mais remise de l’objet.
Il a beaucoup été question ces derniers temps de meurtres et d'assassinats de femmes par leur conjoint ou leur ex conjoint. Les organisations féministes, les journalistes, qualifient par routine ces meurtres et ces assassinats de féminicides. L'emploi de ce terme est digne d'être noté parce qu'il n'appartient pas au vocabulaire du droit pénal français. Voilà qui est curieux (non, je blague, ce n'est pas curieux) car, comment des hommes pourraient-ils être coupables de féminicide, alors que le crime de féminicide n'existe pas en droit pénal français ? Il ne peut y avoir qu'une seule réponse à cette question : les journaux ne sont pas rédigés en langue française, mais en langue féministe.
Si le crime de féminicide n'existe pas en droit pénal français, il est en revanche défini en droit pénal féministe. Le droit pénal féministe définit le féminicide comme le meurtre d'une femme en raison de son sexe ou, ce qui revient au même, comme le meurtre d'une femme parce qu'elle est femme.
Ainsi, le sexe de la victime intervient dans le féminicide à un double titre. Il est le mobile du crime, mais il est également l'un de ses éléments constitutifs. Pour que le féminicide soit caractérisé, il faut que le meurtre ait été commis "parce que la femme était une femme".
Si le législateur introduit un jour le crime de féminicide dans le droit pénal français, ou plutôt, devrais-je dire, lorsque le législateur aura introduit le crime de féminicide dans le droit public français, car tout vient à point pour qui sait attendre (attendre, oui, mais pas les mains dans les poches tout de même), quel critère permettra au juge français (le nôtre) de dire si un meurtre déterminé a été commis « parce que la femme était une femme » ? Imaginons qu'une femme annonce à son compagnon qu'elle a décidé de le quitter et que celui-ci la tue par dépit. Devrons-nous dire qu'il a tué sa femme parce qu'elle a décidé de le quitter ou parce qu'elle était femme ?
Le moins que l'on puisse dire, c'est que les traités de droit pénal féministe ne sont pas explicites sur la manière d’interpréter le meurtre d'une femme parce qu'elle est femme. Ils se bornent à déclarer que le féminicide est le meurtre d'une femme "parce qu'elle est femme", sans autre précision. C’est rassurant. Et vous pouvez être certains que si le législateur introduit un jour le crime de féminicide dans le droit pénal français, ou plutôt, devrais-je dire, lorsque le législateur aura introduit le crime de féminicide dans le droit public français, car etc., le droit pénal français sera tout aussi flou que le droit pénal féministe parce qu'il en est le copié-collé.

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Des impostures nécessaires

Selon John Toland (1670-1722), toutes les grandes religions révélées ont été créées pour répondre à des besoins (politiques) spécifiques. Les trois religions monothéistes sont des adaptations d'un même fond à des contextes politiques différents. Il n'en déduit pas pour autant qu'il faut en finir avec la religion, mais qu'il faut la transformer en religion civile établie sur la raison parce que les religions sont des impostures nécessaires au maintien de l'ordre social. C'est précisément ce qu'à fait la révolution française. Prenant le christianisme pour base de départ, elle l'a transformé en une religion civile, la religion des principes, afin de maintenir un ordre social conforme aux intérêts nouveaux de la propriété.

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Aphorisme

Le féminisme, c'est comme l'armée, ça rend con.

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