Actualización sobre la peticiónFéminisme ou antimalisme ?Le suffrage universel est national
SOS men bashing
19 ago 2019

La chose la plus importante à dire, et en même temps la plus difficile à comprendre fondamentalement, au sujet du suffrage universel est qu'il n'existe pas en tant que réalité, mais seulement en tant que dénomination.

Selon la doctrine officielle, le suffrage universel s'oppose au suffrage censitaire. Lorsque le droit électoral impose d'acquitter un impôt minimum pour avoir le droit de vote, la doctrine officielle dit que le suffrage est censitaire. Cette affirmation est irréprochable parce qu'elle parfaitement exacte. Mais lorsque le droit de vote est attribué sans condition censitaire, les idéologues déclarent que le suffrage est universel. Cette affirmation, contrairement à la première, n'est pas irréprochable parce qu'elle est démagogique.

La constitution de 1848 n'a pas institué le suffrage universel pour une raison particulière et pour une raison générale. La raison particulière, simple à comprendre aujourd'hui, est que les femmes n'avaient pas le droit de vote. De ce fait il ressort à l'évidence que le suffrage n'était pas universel. La raison générale est celle que j'ai énoncée précédemment, à savoir que le suffrage universel n'existe pas en tant que réalité mais seulement en tant que dénomination d'une forme réelle de suffrage. Suffrage universel est la dénomination que les démagogues de la seconde république ont choisie pour désigner le suffrage sans condition de cens qu'ils avaient institué. De la sorte, l'assemblée constituante de 1848 n'a pas institué le suffrage universel, mais un simple suffrage sans condition de cens auquel elle a attribué la dénomination de suffrage universel. La révolution de 1848 n'a pas institué le suffrage universel. Elle n'a fait qu'instituer la dénomination de suffrage universel.

Pendant toute la période qui va de 1848 à 1944, les grands prêtres ont proclamé le plus tranquillement du monde qu'en France le suffrage était universel. Mais après 1944, quand le suffrage est devenu "vraiment" universel, il a bien fallu admettre qu'antérieurement à 1944, il ne l'était pas "vraiment". C'est la raison pour laquelle les grands prêtres ont requalifié rétroactivement le suffrage universel de 1848 en suffrage universel masculin.

La notion de suffrage universel masculin renferme une contradiction dans ses termes. Si le suffrage est masculin, il n'est pas universel. Le suffrage universel masculin peut donc être défini comme un suffrage universel qui n'est pas universel. Affirmer que la révolution de 1848 a institué le suffrage universel ou, en variante, le suffrage universel masculin, c'est la même chose qu'affirmer qu'il est midi à minuit. C'est une manière moderne de parler, la viol-langue, une langue dans laquelle la signification des mots est violée.

La constitution de l'an I (constitution de 1793), déjà, avait institué un suffrage sans condition de cens, mais elle n'a pas qualifié le suffrage sans condition de cens qu’elle a institué de suffrage universel. La démagogie, à cette époque, n'était pas ce qu'elle est devenue à partir de 1848.

En résumé : suffrage universel est la dénomination que la seconde république a donné au suffrage sans condition de cens qu’elle a institué. Depuis 1944, suffrage universel est la dénomination que nous donnons au suffrage national.

Apoyá la petición ahora
Firmá esta petición
Copiar enlace
WhatsApp
Facebook
Nextdoor
Email
X