NON à l'ouverture d'un bar d'identitaires en plein centre de Lille. POUR sa fermeture.

0 a signé. Allez jusqu'à 75 000 !


JUSTE UN MOT: INADMISSIBLE....

http://www.lavoixdunord.fr/region/les-identitaires-ouvrent-la-citadelle-un-bar-prive-en-ia19b0n3722092

Les identitaires ouvrent la Citadelle, un bar privé en plein cœur de Lille
PUBLIÉ LE 09/09/2016

PAR SÉBASTIEN BERGÈS

La Citadelle, un club privé douillet comme un estaminet flamand, sera inaugurée le 24 septembre à deux pas de la Grand-Place. Génération identitaire, mouvement de jeunesse d’extrême-droite, aura désormais pignon sur rue.

C’est un estaminet douillet, avec son comptoir patiné, son chapelet de chopes, ses jeux traditionnels, ses affiches rétro, ses poutres apparentes, sa petite terrasse dans un patio. Ce serait, oui, un estaminet tout ce qu’il y a de plus classique sans ce sweat-shirt « Génération anti-racaille » exposé dans un coin, au-dessus d’une vitrine regroupant des ouvrages de références, tels « Immigration : la catastrophe » ou « Sale blanc ! ». Ce bar cosy du Vieux-Lille est le nouveau QG de Génération identitaire Flandre-Artois-Hainaut. « Le syndicat de défense des petits blancs », résume dans un sourire son responsable.

« On ne peut pas être français sans être blanc »

Pas mécontent, Aurélien Verhassel. En 2014, au sortir d’une médiatique opération de « sécurisation » du métro, le trentenaire l’avait promis : Génération identitaire allait se doter d’un pied-à-terre lillois. Mission accomplie dès janvier 2015 et la location d’un immeuble de cachet au cœur de la ville. Le cercle privé, accessible sur adhésion, sera inauguré le 24 septembre prochain, après 18 mois de travaux. Le dogme ethnique des identitaires, pour qui « on ne peut pas être français sans être blanc, sauf exception », n’a visiblement pas refroidi le propriétaire. « Quand on voit GI par le prisme médiatique, on peut être inquiet, mais dès qu’on explique, ça détend l’atmosphère », affirme Aurélien Verhassel, orateur efficace et décomplexé, capable de citer Aimé Césaire comme Robert Ménard à l’appui de ses démonstrations.

Pour son QG lillois, le mouvement de jeunesse « flamand, français et européen », violemment anti-immigrés, a choisi le nom de « Citadelle ». Dans la ville de la reine des citadelles, le symbole s’imposait : « Une citadelle, on s’y retranche quand on est assiégés, mais on peut aussi y lancer la reconquête. » Pour les identitaires, obsédés par le concept de « grand remplacement » en vogue dans l’extrême-droite, Roubaix est ainsi une ville «occupée par les populations étrangères ».

Banalisation

Ces thèses, Aurélien Verhassel voit avec satisfaction leur banalisation. « L’éveil des consciences, inexistant il y a quinze ans, est certain aujourd’hui, on recrute beaucoup depuis deux ans. L’histoire nous donne raison. » Le climat politique aussi, sans doute. L’identitaire ne se prive pas du plaisir de ressortir une affiche maison barrée du slogan « On ne recule plus », désormais adopté par les Copé et autres Sarkozy. « Ce sont nos porte-paroles », rigole Verhassel. Qui n’en préfère pas moins l’original à la copie et assurera à Marine Le Pen, l’an prochain, le soutien de la Citadelle lilloise.

De coups d’éclat en coups de comm’

Depuis sa naissance, en 2012, et l’occupation du chantier de la mosquée de Poitiers, Génération identitaire affiche un goût pour les happenings et un talent certain pour la comm’.

Le premier contact des Lillois avec le mouvement remonte à mars 2014. Vêtus de gilets jaunes, plusieurs dizaines de militants descendent dans le métro pour des « tournées de sécurisation », dites aussi « patrouilles antiracaille », sous la conduite d’Aurélien Verhassel. Un leader parlant bien et portant beau, formé à l’école du Front national de la jeunesse, et qui poussera la provoc‘ jusqu’à proposer les services des identitaires à la préfecture et à Transpole.

Depuis ce coup d’éclat, les troupes d’Aurélien Verhassel, 300 militants revendiqués dans la région, se sont distinguées en grimpant sur le toit de la gare d’Arras (en août 2015) pour exiger « l’expulsion des islamistes » ou en barrant l’accès de la Jungle de Calais aux migrants (en mars 2016).

De la soupe... mais pas pour tous

Dans la capitale des Flandres, les identitaires ont continué d’occuper le terrain, notamment avec leurs « tournées solidaires » auprès des sans-abri. La différence avec les maraudes traditionnelles ? Leur soupe à eux n’est pas pour tout le monde. « On aide les nôtres », traduit A. Verhassel. Pas les Français, puisque GI ne fait pas grand cas du droit du sol, mais bien les « blancs » ou identifiés comme tels.

Malgré ce CV en forme de chiffon rouge, le responsable de GI Flandre-Artois-Hainaut assure ne pas redouter la réaction des antifascistes sur la Citadelle, son nouveau QG lillois. « On est en France, un État de droit, on est déclarés en préfecture. Pourquoi des asociaux nous attaqueraient ? » C’est vrai, pourquoi ?

 

 

 



Joe compte sur vous aujourd'hui

Joe DABIT a besoin de votre aide pour sa pétition “@Martine-Aubry Maire de Lille NON à l'ouverture d'un bar d'identitaires en plein centre de Lille”. Rejoignez Joe et 69 673 signataires.