Manifeste pour le Climat, la Biodiversité et la Justice Sociale


Manifeste pour le Climat, la Biodiversité et la Justice Sociale
Le problème
Manifeste pour une mobilisation citoyenne massive pour le Climat, la Biodiversité et la Justice Sociale, le samedi 12 mars, place de Jaude à Clermont-Ferrand.
En janvier 2022, le film "Don’t Look Up" dressait un parallèle glaçant avec les crises écologiques que nous vivons et leurs conséquences déjà catastrophiques sur nos vies. Il a notamment permis de remettre dans le débat public un paradoxe majeur : à l’heure de la publication du deuxième volet du dernier rapport du GIEC, l’urgence climatique est désormais indéniable ; mais, au lieu de regarder la vérité en face et de prendre leurs responsabilités, les dirigeant·e·s politiques et économiques, les multinationales et les médias détournent délibérément le regard et sabotent tout espoir d’un avenir juste et soutenable.
En effet, malgré l'accumulation de preuves accablantes sur l'origine anthropique et les conséquences désastreuses des bouleversements écologiques en cours et à venir, malgré les alertes scientifiques sur le dépassement irréversible de plusieurs limites planétaires, malgré les recommandations du GIEC aux décideur·se·s sur l'urgence d'agir à la source et en profondeur et la condamnation de l'État pour son incapacité à y faire face, malgré les fortes mobilisations des Marches pour le climat et du mouvement des Gilets Jaunes et les préconisations de la Convention Citoyenne pour le Climat, toutes piétinées par le gouvernement, et malgré l'accroissement inexorable et indécent des inégalités et des violences sociales provoqué par les politiques d'Emmanuel Macron et de ses prédécesseurs, ces questions, pourtant primordiales, sont globalement absentes du débat public alors que la campagne présidentielle bat son plein.
C'est pourquoi plus de 270 ONG (dont ATTAC, Alternatiba, Greenpeace, ANV COP-21, Les Amis de la Terre, etc...) appellent conjointement à une journée nationale de mobilisation citoyenne le samedi 12 mars afin d'exhorter candidat·e·s, élu·e·s et médias à prendre chacun et chacune leurs responsabilités respectives et à accorder à l'écologie, à la justice sociale et à la pratique d'une véritable démocratie une visibilité à la hauteur de leur importance.
Regardons devant nous, et remettons radicalement en cause le système capitaliste actuel !
Il faut en terminer avec le scepticisme, le déni et les mensonges relayés dans le débat public sur ces questions. Le constat est sans appel et ne doit plus être mis en cause : le système économique actuel, capitaliste, néo-libéral, productiviste et financiarisé, qui place les intérêts des plus riches et des plus puissantes entreprises au-dessus de l'intérêt général, et en premier lieu des plus démuni·e·s et de la nature, et qui organise la société selon des rapports de domination ultra-violents n'est plus soutenable. Il nous mène toutes et tous droit dans le mur. Par conséquent, il est impératif de remettre enfin en cause son évidence et d'en terminer avec les discours mensongers vantant des prétendues solutions technologiques, une croissance verte ou tout autre arrangement avec ce système inique. Cette machine infernale nous maintient collectivement dans une apathie consumériste et individualiste et nous conduit inexorablement, et avec notre consentement inconscient, vers des désastres écologiques et sociaux de plus en plus violents qui, rappelons-le, remettent aujourd'hui en cause les conditions d'habitabilité sur Terre, dans un monde en paix, pour toutes et tous.
Alors que ces marches se tiendront sous la bannière "Look Up", il est en réalité nécessaire de "Look Ahead", de regarder devant nous. Et, en premier lieu, de tirer les conséquences logiques de ce constat. Nous n'avons plus le choix : il faut être radical. L'indéniable imminence des catastrophes — guerres, pandémies, famines, épisodes climatiques extrêmes — à laquelle nous faisons toutes et tous face si nous ne faisons rien nous rend responsables et nous oblige à agir radicalement, sans attendre que les pouvoirs publics sortent de leur immobilisme.
Pour cela, nous, habitantes et habitants, devons nous mobiliser, nous organiser collectivement pour faire front et envahir l'espace public en revendiquant massivement un refus de cautionner ce capitalisme mortifère et en affirmant notre désir de placer l'entraide, le respect de la biodiversité ainsi que l'égalité pour toutes et tous au coeur de notre société. Nous devons imposer que les questions fondamentales d'écologie, de justice sociale et de pratique démocratique véritable soient au centre du débat public et qu'elles soient collectivement discutées, sans langue de bois ni démagogie.
Être mobilisé·e·s à l'échelle locale pour créer du lien !
S'il est indispensable de se mobiliser pour dénoncer l'inaction et la complicité des responsables politiques et économiques ainsi que des médias nationaux, il est également fondamental de résister face aux injustices sociales et aux pratiques écocidaires à l'échelle locale. Près de trois ans après la déclaration de l'état d'urgence climatique par Olivier Bianchi, maire de Clermont-Ferrand, à la suite d'une mobilisation citoyenne massive ayant réuni plus de 25.000 signataires, aucune des requêtes n'a encore été satisfaite. Par ailleurs, l'artificialisation massive des sols continue de s'étendre autour de Clermont-Ferrand pendant que les élu·e·s conçoivent le nouveau Plan Local d'Urbanisme intercommunal. Les projets inutiles se multiplient dans le Puy-de-Dôme. Les collectivités locales rénovent l'accès au siège social de Michelin et lui font bénéficier de remises d'impôts — alors que celui-ci licencie par ailleurs — et la ligne aérienne Paris-Aulnat, pourtant superflue, est largement subventionnée par l'argent public. Volvic continue de surexploiter la ressource en eau année après année avec la complicité des autorités préfectorales et Limagrain privatise le vivant, menace la biodiversité et exploite travailleurs et travailleuses à l'autre bout du monde.
Nous ne devons plus rester inactif·ve·s et laisser ces pratiques se dérouler sous nos yeux. Ces luttes locales doivent également être menées avec une détermination à la hauteur des enjeux. Nous devons, toutes et tous en tant que citoyennes et citoyens, nous emparer de ces questions cruciales et résister à ces pratiques mortifères dont les conséquences nous impactent directement. Elles doivent être l'opportunité de nous mobiliser autour de collectifs et associations militantes existantes ou à créer, de nous rencontrer, de partager nos savoirs et savoir-faire et de nous entraider, toutes et tous, pour construire ensemble un réseau militant dense, pluriel et inclusif, au plus proche des réalités de notre patrimoine local. Ainsi, nous pourrons nous réapproprier notre rôle de citoyen·ne·s dans la vie politique locale et faire émerger un mouvement populaire cohérent et réellement démocratique. C'est à cette seule condition que nous pourrons avoir un impact suffisant afin d'éviter le pire pour nous et pour les générations futures, ainsi que pour tous les êtres vivants.
Le 12 mars 2022, la société civile se soulève : tou·te·s mobilisé·e·s !
Ainsi, tout comme dans plus de 40 autres villes de France, des dizaines d'associations et de collectifs militants puydômois appellent à un rassemblement citoyen massif à Clermont-Ferrand le samedi 12 mars à 15h sur la place de Jaude pour demander aux candidat.e.s à l'élection présidentielle mais également aux médias, locaux comme nationaux, à tout·e·s les élu·e·s et aux pouvoirs publics à toutes les échelles territoriales de soutenir la volonté populaire à se saisir de l'importance des enjeux et à assurer, tout particulièrement en cette séquence d'élections présidentielles puis législatives, un débat public en adéquation avec l'urgence de ces crises.
C'est pourquoi, le samedi 12 mars, nous, citoyennes et citoyens du Puy-de-Dôme, défilerons dans la rue, nombreux·ses et déterminé·e·s, afin de faire entendre la voix et la volonté du peuple.
Nous ne baisserons plus ni les yeux ni les bras !
Manifeste co-écrit par : Alternatiba 63, ANV-COP21 63, ATTAC 63, Greenpeace – groupe local de Clermont-Ferrand, Puy-de-Dôme Nature Environnement, UNEF 63.
Liste des collectifs co-signataires : Citoyens pour le Climat 63, Stop Pub Clermont Métropole, Extinction Rebellion 63, Collectif Vélorution Clermont-Ferrand, Osez le Féminisme 63, Solidaires Auvergne, Confédération Paysanne, GREFFE, Terre de Liens, Recycl'Art Auvergne, Culture en Danger 63, Un Guidon dans la Tête, ADML63, France Nature Environnement 63, Café-lecture Les Augustes, Bio 63, CISCA ...
Liste des entreprises co-signataires : Grégoire Delanos Photographe, Earthlightened, Les Marchés de Max et Lucie, L'Armoire à Cuillères, La Lande des Eglantines, ...

Le problème
Manifeste pour une mobilisation citoyenne massive pour le Climat, la Biodiversité et la Justice Sociale, le samedi 12 mars, place de Jaude à Clermont-Ferrand.
En janvier 2022, le film "Don’t Look Up" dressait un parallèle glaçant avec les crises écologiques que nous vivons et leurs conséquences déjà catastrophiques sur nos vies. Il a notamment permis de remettre dans le débat public un paradoxe majeur : à l’heure de la publication du deuxième volet du dernier rapport du GIEC, l’urgence climatique est désormais indéniable ; mais, au lieu de regarder la vérité en face et de prendre leurs responsabilités, les dirigeant·e·s politiques et économiques, les multinationales et les médias détournent délibérément le regard et sabotent tout espoir d’un avenir juste et soutenable.
En effet, malgré l'accumulation de preuves accablantes sur l'origine anthropique et les conséquences désastreuses des bouleversements écologiques en cours et à venir, malgré les alertes scientifiques sur le dépassement irréversible de plusieurs limites planétaires, malgré les recommandations du GIEC aux décideur·se·s sur l'urgence d'agir à la source et en profondeur et la condamnation de l'État pour son incapacité à y faire face, malgré les fortes mobilisations des Marches pour le climat et du mouvement des Gilets Jaunes et les préconisations de la Convention Citoyenne pour le Climat, toutes piétinées par le gouvernement, et malgré l'accroissement inexorable et indécent des inégalités et des violences sociales provoqué par les politiques d'Emmanuel Macron et de ses prédécesseurs, ces questions, pourtant primordiales, sont globalement absentes du débat public alors que la campagne présidentielle bat son plein.
C'est pourquoi plus de 270 ONG (dont ATTAC, Alternatiba, Greenpeace, ANV COP-21, Les Amis de la Terre, etc...) appellent conjointement à une journée nationale de mobilisation citoyenne le samedi 12 mars afin d'exhorter candidat·e·s, élu·e·s et médias à prendre chacun et chacune leurs responsabilités respectives et à accorder à l'écologie, à la justice sociale et à la pratique d'une véritable démocratie une visibilité à la hauteur de leur importance.
Regardons devant nous, et remettons radicalement en cause le système capitaliste actuel !
Il faut en terminer avec le scepticisme, le déni et les mensonges relayés dans le débat public sur ces questions. Le constat est sans appel et ne doit plus être mis en cause : le système économique actuel, capitaliste, néo-libéral, productiviste et financiarisé, qui place les intérêts des plus riches et des plus puissantes entreprises au-dessus de l'intérêt général, et en premier lieu des plus démuni·e·s et de la nature, et qui organise la société selon des rapports de domination ultra-violents n'est plus soutenable. Il nous mène toutes et tous droit dans le mur. Par conséquent, il est impératif de remettre enfin en cause son évidence et d'en terminer avec les discours mensongers vantant des prétendues solutions technologiques, une croissance verte ou tout autre arrangement avec ce système inique. Cette machine infernale nous maintient collectivement dans une apathie consumériste et individualiste et nous conduit inexorablement, et avec notre consentement inconscient, vers des désastres écologiques et sociaux de plus en plus violents qui, rappelons-le, remettent aujourd'hui en cause les conditions d'habitabilité sur Terre, dans un monde en paix, pour toutes et tous.
Alors que ces marches se tiendront sous la bannière "Look Up", il est en réalité nécessaire de "Look Ahead", de regarder devant nous. Et, en premier lieu, de tirer les conséquences logiques de ce constat. Nous n'avons plus le choix : il faut être radical. L'indéniable imminence des catastrophes — guerres, pandémies, famines, épisodes climatiques extrêmes — à laquelle nous faisons toutes et tous face si nous ne faisons rien nous rend responsables et nous oblige à agir radicalement, sans attendre que les pouvoirs publics sortent de leur immobilisme.
Pour cela, nous, habitantes et habitants, devons nous mobiliser, nous organiser collectivement pour faire front et envahir l'espace public en revendiquant massivement un refus de cautionner ce capitalisme mortifère et en affirmant notre désir de placer l'entraide, le respect de la biodiversité ainsi que l'égalité pour toutes et tous au coeur de notre société. Nous devons imposer que les questions fondamentales d'écologie, de justice sociale et de pratique démocratique véritable soient au centre du débat public et qu'elles soient collectivement discutées, sans langue de bois ni démagogie.
Être mobilisé·e·s à l'échelle locale pour créer du lien !
S'il est indispensable de se mobiliser pour dénoncer l'inaction et la complicité des responsables politiques et économiques ainsi que des médias nationaux, il est également fondamental de résister face aux injustices sociales et aux pratiques écocidaires à l'échelle locale. Près de trois ans après la déclaration de l'état d'urgence climatique par Olivier Bianchi, maire de Clermont-Ferrand, à la suite d'une mobilisation citoyenne massive ayant réuni plus de 25.000 signataires, aucune des requêtes n'a encore été satisfaite. Par ailleurs, l'artificialisation massive des sols continue de s'étendre autour de Clermont-Ferrand pendant que les élu·e·s conçoivent le nouveau Plan Local d'Urbanisme intercommunal. Les projets inutiles se multiplient dans le Puy-de-Dôme. Les collectivités locales rénovent l'accès au siège social de Michelin et lui font bénéficier de remises d'impôts — alors que celui-ci licencie par ailleurs — et la ligne aérienne Paris-Aulnat, pourtant superflue, est largement subventionnée par l'argent public. Volvic continue de surexploiter la ressource en eau année après année avec la complicité des autorités préfectorales et Limagrain privatise le vivant, menace la biodiversité et exploite travailleurs et travailleuses à l'autre bout du monde.
Nous ne devons plus rester inactif·ve·s et laisser ces pratiques se dérouler sous nos yeux. Ces luttes locales doivent également être menées avec une détermination à la hauteur des enjeux. Nous devons, toutes et tous en tant que citoyennes et citoyens, nous emparer de ces questions cruciales et résister à ces pratiques mortifères dont les conséquences nous impactent directement. Elles doivent être l'opportunité de nous mobiliser autour de collectifs et associations militantes existantes ou à créer, de nous rencontrer, de partager nos savoirs et savoir-faire et de nous entraider, toutes et tous, pour construire ensemble un réseau militant dense, pluriel et inclusif, au plus proche des réalités de notre patrimoine local. Ainsi, nous pourrons nous réapproprier notre rôle de citoyen·ne·s dans la vie politique locale et faire émerger un mouvement populaire cohérent et réellement démocratique. C'est à cette seule condition que nous pourrons avoir un impact suffisant afin d'éviter le pire pour nous et pour les générations futures, ainsi que pour tous les êtres vivants.
Le 12 mars 2022, la société civile se soulève : tou·te·s mobilisé·e·s !
Ainsi, tout comme dans plus de 40 autres villes de France, des dizaines d'associations et de collectifs militants puydômois appellent à un rassemblement citoyen massif à Clermont-Ferrand le samedi 12 mars à 15h sur la place de Jaude pour demander aux candidat.e.s à l'élection présidentielle mais également aux médias, locaux comme nationaux, à tout·e·s les élu·e·s et aux pouvoirs publics à toutes les échelles territoriales de soutenir la volonté populaire à se saisir de l'importance des enjeux et à assurer, tout particulièrement en cette séquence d'élections présidentielles puis législatives, un débat public en adéquation avec l'urgence de ces crises.
C'est pourquoi, le samedi 12 mars, nous, citoyennes et citoyens du Puy-de-Dôme, défilerons dans la rue, nombreux·ses et déterminé·e·s, afin de faire entendre la voix et la volonté du peuple.
Nous ne baisserons plus ni les yeux ni les bras !
Manifeste co-écrit par : Alternatiba 63, ANV-COP21 63, ATTAC 63, Greenpeace – groupe local de Clermont-Ferrand, Puy-de-Dôme Nature Environnement, UNEF 63.
Liste des collectifs co-signataires : Citoyens pour le Climat 63, Stop Pub Clermont Métropole, Extinction Rebellion 63, Collectif Vélorution Clermont-Ferrand, Osez le Féminisme 63, Solidaires Auvergne, Confédération Paysanne, GREFFE, Terre de Liens, Recycl'Art Auvergne, Culture en Danger 63, Un Guidon dans la Tête, ADML63, France Nature Environnement 63, Café-lecture Les Augustes, Bio 63, CISCA ...
Liste des entreprises co-signataires : Grégoire Delanos Photographe, Earthlightened, Les Marchés de Max et Lucie, L'Armoire à Cuillères, La Lande des Eglantines, ...

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Pétition lancée le 19 février 2022