Manifeste contre le réarmement


Manifeste contre le réarmement
Le problème
Non à la militarisation de l’Union Européenne
Malgré l’augmentation constante des dépenses militaires des dix dernières années, l’Union Européenne (UE) s’est engagée en mars 2025 à mettre en place un plan de réarmement massif. Nommé « Readiness 2030 » (anciennement « ReArm Europe ») celui-ci vise l’objectif d’investir dans l’armement des sommes colossales jamais envisagées au niveau de l’UE.
Il est impossible de dissocier les problèmes de sécurité des tensions internationales, des bouleversements socio-économiques et environnementaux, et du pillage ainsi que de l’exploitation des ressources.
La réduction de la sécurité à une question d’armement et de rapport de force militaire va conduire l’humanité au bord du gouffre et empêche toute coopération multilatérale indispensable pour faire face aux problèmes les plus urgents tel que le dérèglement climatique, la pauvreté ou le logement.
La course à l’armement mène inévitablement à l’horreur de la guerre – l’Histoire l’a maintes fois montré- et ne mène jamais à la coopération et la fraternité entre les peuples, pourtant la seule voie possible pour éviter le chaos dévastateur que le monde connaît aujourd’hui.
Une menace fabriquée
L’UE justifie cette politique de réarmement massif par la « menace russe », qui est censée être un danger existentiel pour l’ensemble des pays européens membres de l’OTAN, qui ont pourtant une large supériorité matérielle et technologique. Cette menace est largement surestimée, alors que d’autres sont totalement ignorées ou sous-estimées : nous voyons à quel point la menace israélienne et américaine représentent un danger pour la paix mondiale. Et la menace climatique n’est pas une probabilité mais une certitude absolue contre laquelle il faudrait se préparer en priorité.
Une surenchère militariste du côté occidental ne peut qu’alimenter une multiplication des tensions et des risques de confrontations militaires, y compris nucléaires.
Ce discours, largement relayé par la classe politique et l’écrasante majorité des médias, ne fait qu’alimenter une peur artificielle dans la population et prépare le terrain à cette politique de militarisation continue de nos sociétés.
Un choix politique
Le programme « Readiness 2030 » prévoit de mobiliser jusqu’à 800 milliards d’euros, dont 150 milliards en prêts directs et 650 milliards par l’assouplissement des règles budgétaires nationales. Pendant ce temps, les investissements promis pour le climat, les hôpitaux, les transports publics ou le logement sont sans cesse reportés ou réduits. C’est un choix politique évident : celui de l’austérité sociale et de l’abondance militaire.
Au Luxembourg, le gouvernement avait déjà annoncé dans son accord de coalition de 2023 l’augmentation des budgets militaires à 2 % du Revenu National Brut (RNB), mais depuis le printemps 2025 et le plan de la commission européenne, les annonces se multiplient : création par la
chambre de commerce de Lux4Defense avec comme objectif de « transformer l’augmentation des dépenses militaires en levier de souveraineté, de croissance économique et d’innovation » ; création de l’association de lobby LuxDefense regroupant plus de 100 entreprises basées au Luxembourg et actives dans l’armement et les biens à double usage ; projet d’assouplissement de la loi sur la fabrication de munitions ; projet de coopération avec la Belgique sur un hôpital militaire ou des batteries de missiles sol-air ; annonce de la création par la Société Nationale de Crédit et d’Investissement (SNCI) d’un fond spécial destiné à investir dans la production d’armement et de bien à double usage… Il est également de plus en plus clair que toutes ces démarches se font dans la plus grande opacité et bien loin de tout contrôle démocratique par les citoyens.
Face à la morosité économique et les crises multiples du capitalisme, l’UE et notre gouvernement nous fait miroiter grâce à la production d’armements une relance miraculeuse avec de nombreuses créations d’emploi et une croissance enfin retrouvée, mais c’est tout le contraire qui va se produire : le secteur de l’industrie de l’armement est fondamentalement non-productif et ne conduit à moyen et long terme qu’au chaos et à la destruction : les armes sont faites pour faire la guerre!
Les milliards investis dans l’armement vont inévitablement manquer dans les secteurs qui en ont le plus besoin : la transition énergétique, le logement, la santé, les services sociaux, l’éducation, les transports publics...
Une Europe de la paix et non une Europe de la guerre
En se définissant comme « puissance militaire » l’Union européenne renonce à jouer un rôle diplomatique autonome. En s’alignant sur les stratégies de l’OTAN, elle prolonge des logiques de confrontation et ferme la voie à une sécurité commune fondée sur le désarmement, la coopération et le droit international — au lieu de d’engager une rupture nette avec les logiques militaristes qui gangrènent aujourd’hui les institutions européennes.
Nous demandons:
- L’arrêt de toute la politique actuelle de développement d’une industrie militaire au Luxembourg.
- Un moratoire sur le renouvellement de l’armement des forces armées luxembourgeoises.
- La réaffectation d’une partie du personnel de notre armée à des tâches civiles d’utilité nationale.
- Un arrêt de la remilitarisation partout dans le monde et le refus de la logique militariste et du réarmement.
- Un arrêt de l’expansion de l’OTAN à d’autres États en Europe et le démantèlement de celle-ci.
- Un désarmement nucléaire global et généralisé
- L’investissement des sommes colossales allouées à l’armement dans les domaines urgents : le climat et la transition écologique, la protection civile contre les catastrophes climatiques, le logement, la santé, le social et les infrastructures…
- La promotion d’une culture de la paix et d’une politique axée sur la solidarité et la coopération internationale.
Une autre Europe est possible : fondée sur la paix, le respect des droits humains— au premier rang desquels le droit à la vie, à l’intégrité physique et à la sécurité —, la justice sociale et climatique et la solidarité internationale.
« Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l'orage. »
Jean Jaurès

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Le problème
Non à la militarisation de l’Union Européenne
Malgré l’augmentation constante des dépenses militaires des dix dernières années, l’Union Européenne (UE) s’est engagée en mars 2025 à mettre en place un plan de réarmement massif. Nommé « Readiness 2030 » (anciennement « ReArm Europe ») celui-ci vise l’objectif d’investir dans l’armement des sommes colossales jamais envisagées au niveau de l’UE.
Il est impossible de dissocier les problèmes de sécurité des tensions internationales, des bouleversements socio-économiques et environnementaux, et du pillage ainsi que de l’exploitation des ressources.
La réduction de la sécurité à une question d’armement et de rapport de force militaire va conduire l’humanité au bord du gouffre et empêche toute coopération multilatérale indispensable pour faire face aux problèmes les plus urgents tel que le dérèglement climatique, la pauvreté ou le logement.
La course à l’armement mène inévitablement à l’horreur de la guerre – l’Histoire l’a maintes fois montré- et ne mène jamais à la coopération et la fraternité entre les peuples, pourtant la seule voie possible pour éviter le chaos dévastateur que le monde connaît aujourd’hui.
Une menace fabriquée
L’UE justifie cette politique de réarmement massif par la « menace russe », qui est censée être un danger existentiel pour l’ensemble des pays européens membres de l’OTAN, qui ont pourtant une large supériorité matérielle et technologique. Cette menace est largement surestimée, alors que d’autres sont totalement ignorées ou sous-estimées : nous voyons à quel point la menace israélienne et américaine représentent un danger pour la paix mondiale. Et la menace climatique n’est pas une probabilité mais une certitude absolue contre laquelle il faudrait se préparer en priorité.
Une surenchère militariste du côté occidental ne peut qu’alimenter une multiplication des tensions et des risques de confrontations militaires, y compris nucléaires.
Ce discours, largement relayé par la classe politique et l’écrasante majorité des médias, ne fait qu’alimenter une peur artificielle dans la population et prépare le terrain à cette politique de militarisation continue de nos sociétés.
Un choix politique
Le programme « Readiness 2030 » prévoit de mobiliser jusqu’à 800 milliards d’euros, dont 150 milliards en prêts directs et 650 milliards par l’assouplissement des règles budgétaires nationales. Pendant ce temps, les investissements promis pour le climat, les hôpitaux, les transports publics ou le logement sont sans cesse reportés ou réduits. C’est un choix politique évident : celui de l’austérité sociale et de l’abondance militaire.
Au Luxembourg, le gouvernement avait déjà annoncé dans son accord de coalition de 2023 l’augmentation des budgets militaires à 2 % du Revenu National Brut (RNB), mais depuis le printemps 2025 et le plan de la commission européenne, les annonces se multiplient : création par la
chambre de commerce de Lux4Defense avec comme objectif de « transformer l’augmentation des dépenses militaires en levier de souveraineté, de croissance économique et d’innovation » ; création de l’association de lobby LuxDefense regroupant plus de 100 entreprises basées au Luxembourg et actives dans l’armement et les biens à double usage ; projet d’assouplissement de la loi sur la fabrication de munitions ; projet de coopération avec la Belgique sur un hôpital militaire ou des batteries de missiles sol-air ; annonce de la création par la Société Nationale de Crédit et d’Investissement (SNCI) d’un fond spécial destiné à investir dans la production d’armement et de bien à double usage… Il est également de plus en plus clair que toutes ces démarches se font dans la plus grande opacité et bien loin de tout contrôle démocratique par les citoyens.
Face à la morosité économique et les crises multiples du capitalisme, l’UE et notre gouvernement nous fait miroiter grâce à la production d’armements une relance miraculeuse avec de nombreuses créations d’emploi et une croissance enfin retrouvée, mais c’est tout le contraire qui va se produire : le secteur de l’industrie de l’armement est fondamentalement non-productif et ne conduit à moyen et long terme qu’au chaos et à la destruction : les armes sont faites pour faire la guerre!
Les milliards investis dans l’armement vont inévitablement manquer dans les secteurs qui en ont le plus besoin : la transition énergétique, le logement, la santé, les services sociaux, l’éducation, les transports publics...
Une Europe de la paix et non une Europe de la guerre
En se définissant comme « puissance militaire » l’Union européenne renonce à jouer un rôle diplomatique autonome. En s’alignant sur les stratégies de l’OTAN, elle prolonge des logiques de confrontation et ferme la voie à une sécurité commune fondée sur le désarmement, la coopération et le droit international — au lieu de d’engager une rupture nette avec les logiques militaristes qui gangrènent aujourd’hui les institutions européennes.
Nous demandons:
- L’arrêt de toute la politique actuelle de développement d’une industrie militaire au Luxembourg.
- Un moratoire sur le renouvellement de l’armement des forces armées luxembourgeoises.
- La réaffectation d’une partie du personnel de notre armée à des tâches civiles d’utilité nationale.
- Un arrêt de la remilitarisation partout dans le monde et le refus de la logique militariste et du réarmement.
- Un arrêt de l’expansion de l’OTAN à d’autres États en Europe et le démantèlement de celle-ci.
- Un désarmement nucléaire global et généralisé
- L’investissement des sommes colossales allouées à l’armement dans les domaines urgents : le climat et la transition écologique, la protection civile contre les catastrophes climatiques, le logement, la santé, le social et les infrastructures…
- La promotion d’une culture de la paix et d’une politique axée sur la solidarité et la coopération internationale.
Une autre Europe est possible : fondée sur la paix, le respect des droits humains— au premier rang desquels le droit à la vie, à l’intégrité physique et à la sécurité —, la justice sociale et climatique et la solidarité internationale.
« Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l'orage. »
Jean Jaurès

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Pétition lancée le 14 octobre 2025