Manifeste contre l'extrême droite à Vierzon

Signataires récents:
Fred DAUBERT et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

Face au risque électoral que l’Extrême droite accède à la mairie de Vierzon, des citoyens, non encartés, amoureux de leur ville ont décidé d’agir. Le danger de l’Extrême droite ne doit pas s’ajouter aux difficultés déjà prégnantes de cette ville. C’est pourquoi nous avons rédigé ce manifeste et nous espérons qu’il soit soutenu le plus largement possible au delà de tous les clivages politiques existants.

Ceci n’est pas une profession de foi pour une nouvelle liste à Vierzon mais un cri du cœur pour que cette ville reste dans les valeurs qui l’ont toujours constituée. 

Signez ! 

Vierzon. Ville populaire, ville ouvrière, ville debout, ville de Brel, ville des croisements ferroviaires, des transhumances autoroutières, ville de la mémoire agricole et de la haute technologie numérique.

Ville du fer et de la terre, façonnée par des générations de mains calleuses, de luttes sociales et de fraternité, d’initiatives industrielles, de foisonnement artisanal et de richesses commerciales, Vierzon n’a jamais été un territoire de peur, mais un territoire de dignité.

Et c’est au nom de cette dignité qu’il faut le dire haut et fort :

L’extrême droite n’a pas sa place ici.

L’extrême droite n’est pas une opinion comme une autre. C’est une idéologie du rejet, du soupçon et du repli. Elle dresse les habitants les uns contre les autres, en désignant des ennemis imaginaires pour masquer son vide politique. Elle prétend parler du peuple, mais ne parle jamais pour lui : elle parle contre les autres.

Son projet repose sur la peur : peur de l’étranger, peur du changement, peur du monde, peur du futur, peur de tout ce qui ne lui ressemble pas.

Elle s’attaque à la diversité culturelle, elle va jusqu’à remettre en cause l’identité française des Vierzonnais qui n’entrent pas dans leurs critères ethniques.

Elle salit les valeurs qui font la force d’une République : l’égalité, la fraternité, la liberté.

Partout où elle s’installe, la haine se banalise, les solidarités s’effritent et les droits à la différence reculent.

Vierzon est tout l’inverse de cela.

C’est une ville sortie des entrailles des forges, des manufactures de porcelaine, du souffle des verriers, des ateliers du machinisme agricole, des petites mains des couturières, de la vapeur des locomotives.

Une ville des solidarités et de l’entraide coopérative, une ville fracturée par une ligne de démarcation dont le quartier du Bourgneuf en garde encore la trace, une ville de baraquements tardifs, de cités HLM.

Une terre métissée, nourrie des migrations des travailleurs, des échanges culturels.

Une ville où l’on se salue dans ses bistrots, où l’on s’épaule dans un malheur économique, où l’on partage autant l’espoir que la fatalité.

Une ville d’épreuves : les fermetures d’usines, les désistements de l’État, le rétrécissement du nombre de ses habitants, le chômage prégnant, la précarité. Jamais Vierzon n’a cédé à la haine de l’autre. Jamais.

Dans ses rues, dans ses quartiers, dans ses écoles, coule encore l’âme du collectif : celui des associations et des bénévoles, des militants, des sportifs, des travailleurs, des jardiniers. Un esprit têtu, fraternel, courageux.

Parce que l’extrême droite trahit tout ce que cette ville incarne et qui l’a façonnée.

Elle piétine la solidarité humaine qui a bâti cette cité. Elle insulte la mémoire des déracinés venus grandir sous le ciel de cette ville, insulte l’histoire, celle des cheminots, des salariés de la Française, des descendants des résistants.

Elle s’en prend à la diversité, alors qu’elle est la chair de Vierzon.

Elle prétend défendre les « petits », « les sans-grade », « les en bas de l’échelle », mais elle vote contre leur émancipation, contre ceux qui les défendent, contre les protections sociales, contre la chance de s’ouvrir à d’autres horizons.

Elle promet le redressement, elle pratique le repli. Elle parle d’enjeu sécuritaire pour mieux cultiver la peur, elle parle de patriotisme, mais piétine la République.

L’extrême droite à Vierzon, ce serait la fermeture des cœurs, la division dans les quartiers, le soupçon entre voisins. Ce serait une insulte à la formidable histoire de cette ville. Ce serait tourner le dos à ce que nous sommes : des Vierzonnais ouverts, de partage, de tolérance et d’accueil.

Ce serait donner un blanc-seing à des gens qui osent écrire publiquement sur une photo : « La France n’est pas géographiquement nord-africaine, alors si c’est pour vivre comme au bled, retournez y, vive la France (sans ses parasites). »

Ou encore, sur la photo de la une du Berry représentant une partie de l’équipe du Vierzon Football Club : « Eh bien, le grand remplacement, c’est fait ! », parce que les joueurs sont noirs.

Vierzon doit rester cette ville du lien, du combat pour le lieu, du courage pour écarter le pire. 

Une ville qui refuse de se renier. Qui sait que son avenir ne se construira pas dans la peur de l’autre, mais dans la justice et dans la cohésion sociale, l’éducation, la culture, la solidarité, l’ouverture au monde.

Une ville où la main tendue compte plus que le poing levé contre son voisin.

Une ville qui ne cède pas au cynisme, mais se livre à la fierté de vivre ensemble.

Vierzon doit se lever.

Se lever contre la haine ordinaire. Se lever contre les discours de rejet et de mensonge.

Se lever contre la tentation de l’indifférence. Se lever, parce que le silence fait le lit du pire et la méfiance l’amie de la lâcheté.

Ce n’est pas seulement une élection municipale en mars prochain : c’est un choix de citoyens, de ville, de civilisation. 

Laisser l’extrême droite conquérir Vierzon, c’est abandonner nos valeurs humaines et humanistes qui ont fait de nous une communauté debout.

Vierzon vaut mieux que ça. Vierzon est mieux que ça. 

Nous sommes une cité de la dignité, nous ne devons pas la laisser devenir une forteresse de haine. 

Ici, nous nous battons pour la vie ensemble, tout simplement.

Ici, nous résistons depuis toujours.

Et nous résisterons encore contre le pire.

Notre combat commun doit être contre l’extrême droite.

Nous ne pouvons pas accepter l’inacceptable.

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Le problème

Face au risque électoral que l’Extrême droite accède à la mairie de Vierzon, des citoyens, non encartés, amoureux de leur ville ont décidé d’agir. Le danger de l’Extrême droite ne doit pas s’ajouter aux difficultés déjà prégnantes de cette ville. C’est pourquoi nous avons rédigé ce manifeste et nous espérons qu’il soit soutenu le plus largement possible au delà de tous les clivages politiques existants.

Ceci n’est pas une profession de foi pour une nouvelle liste à Vierzon mais un cri du cœur pour que cette ville reste dans les valeurs qui l’ont toujours constituée. 

Signez ! 

Vierzon. Ville populaire, ville ouvrière, ville debout, ville de Brel, ville des croisements ferroviaires, des transhumances autoroutières, ville de la mémoire agricole et de la haute technologie numérique.

Ville du fer et de la terre, façonnée par des générations de mains calleuses, de luttes sociales et de fraternité, d’initiatives industrielles, de foisonnement artisanal et de richesses commerciales, Vierzon n’a jamais été un territoire de peur, mais un territoire de dignité.

Et c’est au nom de cette dignité qu’il faut le dire haut et fort :

L’extrême droite n’a pas sa place ici.

L’extrême droite n’est pas une opinion comme une autre. C’est une idéologie du rejet, du soupçon et du repli. Elle dresse les habitants les uns contre les autres, en désignant des ennemis imaginaires pour masquer son vide politique. Elle prétend parler du peuple, mais ne parle jamais pour lui : elle parle contre les autres.

Son projet repose sur la peur : peur de l’étranger, peur du changement, peur du monde, peur du futur, peur de tout ce qui ne lui ressemble pas.

Elle s’attaque à la diversité culturelle, elle va jusqu’à remettre en cause l’identité française des Vierzonnais qui n’entrent pas dans leurs critères ethniques.

Elle salit les valeurs qui font la force d’une République : l’égalité, la fraternité, la liberté.

Partout où elle s’installe, la haine se banalise, les solidarités s’effritent et les droits à la différence reculent.

Vierzon est tout l’inverse de cela.

C’est une ville sortie des entrailles des forges, des manufactures de porcelaine, du souffle des verriers, des ateliers du machinisme agricole, des petites mains des couturières, de la vapeur des locomotives.

Une ville des solidarités et de l’entraide coopérative, une ville fracturée par une ligne de démarcation dont le quartier du Bourgneuf en garde encore la trace, une ville de baraquements tardifs, de cités HLM.

Une terre métissée, nourrie des migrations des travailleurs, des échanges culturels.

Une ville où l’on se salue dans ses bistrots, où l’on s’épaule dans un malheur économique, où l’on partage autant l’espoir que la fatalité.

Une ville d’épreuves : les fermetures d’usines, les désistements de l’État, le rétrécissement du nombre de ses habitants, le chômage prégnant, la précarité. Jamais Vierzon n’a cédé à la haine de l’autre. Jamais.

Dans ses rues, dans ses quartiers, dans ses écoles, coule encore l’âme du collectif : celui des associations et des bénévoles, des militants, des sportifs, des travailleurs, des jardiniers. Un esprit têtu, fraternel, courageux.

Parce que l’extrême droite trahit tout ce que cette ville incarne et qui l’a façonnée.

Elle piétine la solidarité humaine qui a bâti cette cité. Elle insulte la mémoire des déracinés venus grandir sous le ciel de cette ville, insulte l’histoire, celle des cheminots, des salariés de la Française, des descendants des résistants.

Elle s’en prend à la diversité, alors qu’elle est la chair de Vierzon.

Elle prétend défendre les « petits », « les sans-grade », « les en bas de l’échelle », mais elle vote contre leur émancipation, contre ceux qui les défendent, contre les protections sociales, contre la chance de s’ouvrir à d’autres horizons.

Elle promet le redressement, elle pratique le repli. Elle parle d’enjeu sécuritaire pour mieux cultiver la peur, elle parle de patriotisme, mais piétine la République.

L’extrême droite à Vierzon, ce serait la fermeture des cœurs, la division dans les quartiers, le soupçon entre voisins. Ce serait une insulte à la formidable histoire de cette ville. Ce serait tourner le dos à ce que nous sommes : des Vierzonnais ouverts, de partage, de tolérance et d’accueil.

Ce serait donner un blanc-seing à des gens qui osent écrire publiquement sur une photo : « La France n’est pas géographiquement nord-africaine, alors si c’est pour vivre comme au bled, retournez y, vive la France (sans ses parasites). »

Ou encore, sur la photo de la une du Berry représentant une partie de l’équipe du Vierzon Football Club : « Eh bien, le grand remplacement, c’est fait ! », parce que les joueurs sont noirs.

Vierzon doit rester cette ville du lien, du combat pour le lieu, du courage pour écarter le pire. 

Une ville qui refuse de se renier. Qui sait que son avenir ne se construira pas dans la peur de l’autre, mais dans la justice et dans la cohésion sociale, l’éducation, la culture, la solidarité, l’ouverture au monde.

Une ville où la main tendue compte plus que le poing levé contre son voisin.

Une ville qui ne cède pas au cynisme, mais se livre à la fierté de vivre ensemble.

Vierzon doit se lever.

Se lever contre la haine ordinaire. Se lever contre les discours de rejet et de mensonge.

Se lever contre la tentation de l’indifférence. Se lever, parce que le silence fait le lit du pire et la méfiance l’amie de la lâcheté.

Ce n’est pas seulement une élection municipale en mars prochain : c’est un choix de citoyens, de ville, de civilisation. 

Laisser l’extrême droite conquérir Vierzon, c’est abandonner nos valeurs humaines et humanistes qui ont fait de nous une communauté debout.

Vierzon vaut mieux que ça. Vierzon est mieux que ça. 

Nous sommes une cité de la dignité, nous ne devons pas la laisser devenir une forteresse de haine. 

Ici, nous nous battons pour la vie ensemble, tout simplement.

Ici, nous résistons depuis toujours.

Et nous résisterons encore contre le pire.

Notre combat commun doit être contre l’extrême droite.

Nous ne pouvons pas accepter l’inacceptable.

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Pétition lancée le 9 novembre 2025