Makanfing C. doit rester en France, y poursuivre ses études, y reconstruire sa vie

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josette VAUCHE et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

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Voici son histoire, 

Makanfing est née, le 4 avril 2001, à Conakry en Guinée. Elle vit son enfance dans une famille polygame entre sa mère, la deuxième épouse de son père et les deux fils de cette dernière. Très tôt et durant des années, elle subit des violences physiques, psychologiques et sexuelles par les deux fils de la seconde épouse de son père. Elle en porte les marques sur son corps. 

Elle demande protection et soutien à ses parents. Elle reçoit leur colère et l’obligation du silence.

Elle se tourne vers les institutions de son pays pour demander de l’aide. Elle est renvoyée à « l’autorité familiale » et y est punie pour avoir transgressé la loi du silence.

Dans cette enfance cassée, l’école est un havre. Makanfing investit sa scolarité. Elle est une élève brillante. Mais la récurrence et l’ampleur des violences, à l’adolescence, atteignent ses capacités d’apprentissages. Les résultats s’effondrent quand elle est en première.

Dès lors, pour Makanfing, rester c’est continuer à subir et être soumise à l’inexistence. Partir c’est résister et affirmer son désir de vivre. 

Elle prend la douloureuse décision de l’exil, en ayant la France pour horizon, car elle en parle la langue et fonde son espérance dans notre pays. 

Son parcours d’exil est long et dangereux : arrestations, détentions, abandons, traversées périlleuses. Il passe par le Mali, l’Algérie, la Tunisie, la Méditerranée, l’Italie. Chaque étape est marquée par la violence et l’insécurité. Elle arrive en France en octobre 2023, seule, traumatisée, sans ressource. Elle vit l’épreuve de la rue, plusieurs mois, avant de demander l’asile et d’être prise en charge.

Blessée, par son enfance et adolescence détruite, par son parcours d’exil, Makanfing refuse d’être brisée. Elle veut vivre. Et, pour elle, vivre c’est, d’abord, reprendre sa scolarité. En septembre 2024, elle intègre le Lycée du Noordover, à Grande-Synthe en classe de première. Assiduité exemplaire, sérieux constant, détermination remarquable, courage, maturité, force de travail sont les termes que les enseignants et les membres de la communauté scolaire utilisent unanimement pour qualifier l’engagement de Makanfing dans la reprise de sa scolarité. Elle réussit brillamment les épreuves anticipées du bac de français, en fin de première. Elle est aujourd’hui en terminale, Spécialité cinéma. Elle veut poursuivre des études universitaires.

Brillante élève, Makanfing affirme aussi sa volonté de fraternité avec celles et ceux qui souffrent en France, le pays qu’elle a élu pour se reconstruire. Elle est bénévole aux Restos du Cœur. Elle est engagée dans la lutte contre les discriminations. Elle est investie dans des projets de sensibilisation contre les violences faites aux femmes. Elle transforme son histoire en engagement, sa douleur en force.

Makanfing ne demande ni privilège, ni pitié. Elle demande asile. 

Le rejet de cette demande par l’OFPRA et la CNDA est littéralement incompréhensibles au regard de la réalité des violences subies par Makanfing, dont elle porte les stigmates, ce qu’atteste des certificats médicaux de l’hôpital de Dunkerque.

L’avocate de Makanfing partage cette incompréhension et souligne que l’audience devant la CNDA ne s’est pas tenue dans des conditions pleinement satisfaisantes au regard des exigences d’un débat digne et respectueux, ce qui rejoint les critiques récemment relayées dans la presse à la suite du rapport syndical CGT concernant certaines pratiques observées lors des audiences de la Cour. 

Nous demandons respect et dignité pour Makanfing. 

Nous demandons que l’autorité préfectorale la reçoive et s’honore de reconnaitre les souffrances qu’elle a endurées et surtout de reconnaître la femme digne, courageuse, engagée qu’elle est aujourd’hui, une promesse et un investissement pour la France.

Nous demandons le droit pour Makanfing, de séjourner en France, de continuer à se reconstruire, de poursuivre ses études, de pouvoir, enfin vivre sans peur

Victoire
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Makanfing est née, le 4 avril 2001, à Conakry en Guinée. Elle vit son enfance dans une famille polygame entre sa mère, la deuxième épouse de son père et les deux fils de cette dernière. Très tôt et durant des années, elle subit des violences physiques, psychologiques et sexuelles par les deux fils de la seconde épouse de son père. Elle en porte les marques sur son corps. 

Elle demande protection et soutien à ses parents. Elle reçoit leur colère et l’obligation du silence.

Elle se tourne vers les institutions de son pays pour demander de l’aide. Elle est renvoyée à « l’autorité familiale » et y est punie pour avoir transgressé la loi du silence.

Dans cette enfance cassée, l’école est un havre. Makanfing investit sa scolarité. Elle est une élève brillante. Mais la récurrence et l’ampleur des violences, à l’adolescence, atteignent ses capacités d’apprentissages. Les résultats s’effondrent quand elle est en première.

Dès lors, pour Makanfing, rester c’est continuer à subir et être soumise à l’inexistence. Partir c’est résister et affirmer son désir de vivre. 

Elle prend la douloureuse décision de l’exil, en ayant la France pour horizon, car elle en parle la langue et fonde son espérance dans notre pays. 

Son parcours d’exil est long et dangereux : arrestations, détentions, abandons, traversées périlleuses. Il passe par le Mali, l’Algérie, la Tunisie, la Méditerranée, l’Italie. Chaque étape est marquée par la violence et l’insécurité. Elle arrive en France en octobre 2023, seule, traumatisée, sans ressource. Elle vit l’épreuve de la rue, plusieurs mois, avant de demander l’asile et d’être prise en charge.

Blessée, par son enfance et adolescence détruite, par son parcours d’exil, Makanfing refuse d’être brisée. Elle veut vivre. Et, pour elle, vivre c’est, d’abord, reprendre sa scolarité. En septembre 2024, elle intègre le Lycée du Noordover, à Grande-Synthe en classe de première. Assiduité exemplaire, sérieux constant, détermination remarquable, courage, maturité, force de travail sont les termes que les enseignants et les membres de la communauté scolaire utilisent unanimement pour qualifier l’engagement de Makanfing dans la reprise de sa scolarité. Elle réussit brillamment les épreuves anticipées du bac de français, en fin de première. Elle est aujourd’hui en terminale, Spécialité cinéma. Elle veut poursuivre des études universitaires.

Brillante élève, Makanfing affirme aussi sa volonté de fraternité avec celles et ceux qui souffrent en France, le pays qu’elle a élu pour se reconstruire. Elle est bénévole aux Restos du Cœur. Elle est engagée dans la lutte contre les discriminations. Elle est investie dans des projets de sensibilisation contre les violences faites aux femmes. Elle transforme son histoire en engagement, sa douleur en force.

Makanfing ne demande ni privilège, ni pitié. Elle demande asile. 

Le rejet de cette demande par l’OFPRA et la CNDA est littéralement incompréhensibles au regard de la réalité des violences subies par Makanfing, dont elle porte les stigmates, ce qu’atteste des certificats médicaux de l’hôpital de Dunkerque.

L’avocate de Makanfing partage cette incompréhension et souligne que l’audience devant la CNDA ne s’est pas tenue dans des conditions pleinement satisfaisantes au regard des exigences d’un débat digne et respectueux, ce qui rejoint les critiques récemment relayées dans la presse à la suite du rapport syndical CGT concernant certaines pratiques observées lors des audiences de la Cour. 

Nous demandons respect et dignité pour Makanfing. 

Nous demandons que l’autorité préfectorale la reçoive et s’honore de reconnaitre les souffrances qu’elle a endurées et surtout de reconnaître la femme digne, courageuse, engagée qu’elle est aujourd’hui, une promesse et un investissement pour la France.

Nous demandons le droit pour Makanfing, de séjourner en France, de continuer à se reconstruire, de poursuivre ses études, de pouvoir, enfin vivre sans peur

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