Atualização do abaixo-assinadoMais pour rester chez soi, il faut un chez soi !Nous restons inquiets sur des points fondamentaux. Appuyez nos demandes d'actions !
Droits d'urgence
29 de mar. de 2020

Un grand merci à toutes et tous d’avoir signé cette pétition qui a recueilli, en une semaine, plus de 90 000 signatures.

Certes, depuis une semaine, les pouvoirs publics se sont mobilisés et ont répondu à plusieurs de nos craintes : mises à l’abri, mise à disposition de chambres d’hôtels, ouverture de structures collectives, prorogation des délais administratifs et de procédure pour éviter que des gens perdent définitivement leurs droits, réouverture de toilettes publiques dans certaines villes, distributions alimentaires, etc.

L’amélioration des conditions des personnes à la rue est aussi le fait de nombreuses associations et  de beaucoup de bénévoles qui n’ont pas attendu l’intervention de l’État et des collectivités publiques pour prendre des initiatives.

Toutefois, ces actions publiques sont insuffisantes et il en reste encore beaucoup à entreprendre de la part de l'État. 
Avec votre soutien, nos demandes concernant les points suivants auront d'autant plus de poids : signez et partagez !

1/ Les mises à l’abri d’urgence doivent respecter les directives sanitaires
Diverses mises à l’abri se sont faites dans les gymnases, or très peu de gymnases aujourd’hui permettent une distanciation sociale. Au contraire, nous le savons tous, la promiscuité aggrave la possibilité de contagion. Il est indispensable de préserver les conditions sanitaires, sous peine de créer de nouveaux foyers d’épidémie. 

Des tests de dépistage doivent être généralisés pour les personnes sans-abris, afin de mettre les personnes porteuses du virus dans des conditions de quarantaine appropriées.  

2/ Les squats de sans-papiers et bidonvilles de Roms doivent être pris en compte, de même que les campements de Calais et Grande-Synthe 
De nombreuses communications ont été faites sur les démantèlements de campements, que nous saluons évidemment. Cependant, de nombreux autres sites, où vivent des individus dans des conditions particulièrement précaires, n’ont pas été pris en charge. Pour la plupart d’entre eux, aucune prise en charge n’a été proposée, ni accès à l’eau ni aide alimentaire pendant cette période de confinement. Pire, ces personnes ont des difficultés à avoir des suivis médicaux appropriés du fait de leur invisibilisation. Non seulement ces personnes doivent accéder à la prise en compte de leur dignité humaine, mais en plus, nous demandons à ce qu’elles soient mises à l’abri au plus vite.

Nous constatons par ailleurs une fois de plus que les Roms ne sont pas bénéficiaires des actions de confinement des pouvoirs publics : pourquoi ? Cela doit être clarifié et corrigé au plus vite.    

Depuis des semaines une mise à l’abri est demandée pour les deux campements de Calais Grande-Synthe. L’État envisagerait une solution, sans détailler pour autant les conditions sanitaires dans les hébergements prévus. Or cela constitue l’urgence numéro 1 dans le contexte actuel. 

3/ Les mineurs isolés doivent être protégés
Malgré les déclarations du secrétaire d’État chargé de la protection de l'enfance Adrien Taquet, les associations constatent une absence de volonté de protéger tous les mineurs isolés à Paris et en Île-de-France. 

Pour les primo-arrivants, aucun accueil de jour n'est prévu, et l'orientation vers les commissariats ne permet que rarement aux jeunes d'être effectivement mis à l'abri.
Pour les mineurs en recours, il n'y a tout simplement rien de prévu. Certains vivent chez des hébergeurs solidaires ou sont dans des chambres d'hôtel payées par des associations, mais cette solution n'est ni durable ni adaptée.
Les autres sont à la rue, dans des conditions encore plus dures qu'auparavant (moins de distributions de nourriture, notamment). 

Le plus grave, c'est qu'aucun dispositif sanitaire n'est prévu pour les mineurs en recours en cas de symptômes du Covid-19. Les centres pour adultes rechignent à les accepter en raison de leur minorité ! Cette situation est absolument inacceptable : ces jeunes doivent faire l'objet d'une prise en charge spécifique, et si c'est nécessaire, être confinés dans des conditions sanitaires dignes.

4/ Les personnes exilées en attente de droits doivent être protégées : les obligations de pointage doivent cesser
Pourquoi le gouvernement a-t-il maintenu les obligations de pointage des personnes assignées à résidence dans l’attente de l’exécution d’une mesure d’éloignement ? C’est notamment le cas pour les obligations de quitter le territoire (OQTF) et les arrêtés de transfert Dublin : si ces personnes ne pointent pas, elles seront classées en fuite.

Quelle est donc la logique de l’exigence du confinement avec cette obligation de pointage ? C’est faire courir à ces personnes un risque juridique et sanitaire inutile, ainsi qu’un même risque sanitaire pour les agents qui les reçoivent.

5/ Les maraudeurs, bénévoles et employés d’associations doivent avoir des masques
Pourquoi n’est-ce pas dans les priorités du gouvernement que des masques de protection soient distribuées aux maraudeurs, bénévoles et personnels des associations et collectifs au contact des sans-abris ? Sans cette distribution, comment permettre à tous ceux qui veulent aider de le faire dans des conditions sanitaires satisfaisantes, protégeant eux-mêmes, les bénéficiaires et l’ensemble des personnes avec lesquelles elles seront en contact ?

Photo : ©Marc Melki, Paris, porte de la Villette le 23/02/2020

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