

Non aux lofts à 9000euros le m2 ! Oui aux lieux socio-culturels à échelle locale !
Le problème
à Montreuil, luttons ensemble contre les projets immobiliers gargantuesques du promoteur Havim.
Le Barigaldi, lieu d’occupation temporaire d’un hangar et d’un immeuble de bureau désaffectés dans le bas Montreuil est assigné en justice le 1er Février 2021. Une quinzaine de personnes font vivre ce lieu et se défendent face au projet du promoteur immobilier Havim.
A l’angle de la rue François Arago et la rue Garibaldi, Havim immobilier a prévu la construction d’un bâtiment mixte : le projet Majorelle. Il s’agit d’un centre de 7 étages avec logements, ateliers, et espaces dédiés aux créateurs d’entreprise.
Cette structure de béton culminerait à 25 m de haut. Aujourd’hui le bâtiment fait seulement 3 étages et sa partie arrière est un hangar plat en longueur. Avec le projet d’Havim c’est toute la densité du paté de maisons qui changerait. Ce projet se retrouverait à dominer tout le quartier, autant matériellement par sa hauteur et son architecture, que par l’impact sur les circulations et l’atmosphère générale.
L’espace dédié aux créateurs d’entreprise en rez-de-chaussée formera un alignement de vitrines dédiées à la vente et le tout sera labellé du logotype Majorelle en façade comme un véritable petit centre d’activités et de commerces destinés à une population aisée. Dans cette nouvelle construction à la pointe du digicode Havim propose ainsi des appartements à la vente pour 9000 euros le m2, vous avez par exemple la possibilité d’acceder à la propriété d’un local d’activité et d’un appartement 2 pièces pourvu d’un jardin pour la modique somme de 1 420 000 euros.
A qui s’adressent de telles opportunités ? Aux nouveaux arrivants et entrepreneurs aisés, qui s’inscrivent dans une logique de gentrification violente ne répondant en rien aux besoins des familles voisines ni à ceux des populations déjà sur place.
De nombreu.ses.x voisin.ne.s sont déjà mobilisé.e.s contre l’apparition de tels projets dans leur quartier, en témoigne la pétition pour la préservation du jardin rue Marceau menacé également par un projet d’Havim : pétition Marceau. Pour le projet rue Garibaldi, des voisin.e.s mitoyen.ne.s se sont opposé.e.s au permis de construire et ont obtenu comme gain de cause par décision judiciaire, la mise en place d’un mur végétalisé...
Havim n’en est pas à sa première réalisation dans Montreuil et parait prêt à employer des méthodes violentes pour mener à bien ses grands projets. En décembre 2021, est expulsée illégalement, de façon extra-judiciaire, une famille logée dans la deuxième partie des locaux désaffectés rue Garibaldi. Cette famille dont une femme enceinte et deux enfants en bas âge a été mise à la rue en plein hiver, après un passage en garde à vue comme en témoigne cet article : street press. A ce jour cette famille est hébergée au Barigaldi et continue ses démarches.
Start-up nation et XXIe arrondissement de Paris
Assumant parfaitement l’inscription de son projet dans un processus de gentrification et d’exclusion Havim déclare dans le dossier de vente du projet : «Montreuil présentée par Alain Chamfort comme le XXI arrondissement de Paris dispose maintenant de son quartier prisé !». Nous nous opposons à une telle conception de notre commune ! Nous souhaitons conserver la mixité sociale et l’authenticité de Montreuil !
Ce bâtiment pour lequel nous nous mobilisons, a été occupé à plusieurs reprises par des collectifs d’artistes comme le jardin d’Alice ou des collectifs militants comme l’écharde. Il a été un lieu de résistance, de développement d’activités culturelles multiples et d’expérimentation de vie collective en auto-gestion depuis presque 10 ans. Chaque expulsion a été une mobilisation coûteuse des forces de l’ordre, le lieu a ensuite été à chaque fois laissé vide et gardienné à grands frais, dans l’unique but d’entretenir la spéculation immobilière et permettre de justifier de futurs loyers exorbitants. Aujourd’hui nous souhaitons nous inscrire dans la continuité de cette historique d’occupation et de lutte.
Au Barigaldi, des collectifs culturels et artistiques utilisent les espaces et outils pour des créations et des représentations. En échange, ces collectifs peuvent proposer des initiations ou des spectacles à l’attention des habitant-es du quartier et de toute personne intéressée sans distinction. Nous proposons des ouvertures le week end : gratuiterie, atelier d’auto-réparation de vélo, initiations diverses (atelier de marionnettes, papier recyclé...) et goûter partagé. Nous développons également des réseaux de récupération et de redistribution alimentaire, ainsi que de l’accueil d’urgence pour des personnes dans des situations d’extrême précarité.
Les squats sont des lieux de vie, de création, de partage, de culture, de solidarité. Des lieux qui souvent pallient aux manquements de la société et de l’Etat en proposant des accueils de résidence artistiques, de l’hébergement d’urgence, des lieux de diffusion, d’expression. Ce sont des lieux de vie de quartier, accessibles à tou.te.s où enfin, les relations humaines priment sur le profit. Une respiration dans la ville, un interstice où tout devient possible. Ce sont des lieux de réflexion où s’expérimentent d’autres manières de faire et voir la société. Des Lieux où vivent des collectifs en lien avec les associations locales, des lieux ouverts sur la ville, nécessaires pour réapprendre à vivre ensemble, vraiment. Et tout simplement des lieux d’hébergement palliant à l’urgence locative qui concerne Paris et sa banlieue.
Chaque expulsion, est une perte de réseau de proximité, de l’énergie considérable à re- déployer, des risques humains et financiers, l’équilibre d’un groupe remis en jeu et des personnes qui doivent lutter pour se reloger à peu près dignement.
Ensemble nous pouvons maintenir de telles actions locales et précieuses. Signer cette pétition, c’est soutenir les habitants du Bas Montreuil, le Barigaldi, la gratuité, et la création libre. Nous vous remercions pour l’intérêt que vous porterez à toutes ces personnes et leurs actions.

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Le problème
à Montreuil, luttons ensemble contre les projets immobiliers gargantuesques du promoteur Havim.
Le Barigaldi, lieu d’occupation temporaire d’un hangar et d’un immeuble de bureau désaffectés dans le bas Montreuil est assigné en justice le 1er Février 2021. Une quinzaine de personnes font vivre ce lieu et se défendent face au projet du promoteur immobilier Havim.
A l’angle de la rue François Arago et la rue Garibaldi, Havim immobilier a prévu la construction d’un bâtiment mixte : le projet Majorelle. Il s’agit d’un centre de 7 étages avec logements, ateliers, et espaces dédiés aux créateurs d’entreprise.
Cette structure de béton culminerait à 25 m de haut. Aujourd’hui le bâtiment fait seulement 3 étages et sa partie arrière est un hangar plat en longueur. Avec le projet d’Havim c’est toute la densité du paté de maisons qui changerait. Ce projet se retrouverait à dominer tout le quartier, autant matériellement par sa hauteur et son architecture, que par l’impact sur les circulations et l’atmosphère générale.
L’espace dédié aux créateurs d’entreprise en rez-de-chaussée formera un alignement de vitrines dédiées à la vente et le tout sera labellé du logotype Majorelle en façade comme un véritable petit centre d’activités et de commerces destinés à une population aisée. Dans cette nouvelle construction à la pointe du digicode Havim propose ainsi des appartements à la vente pour 9000 euros le m2, vous avez par exemple la possibilité d’acceder à la propriété d’un local d’activité et d’un appartement 2 pièces pourvu d’un jardin pour la modique somme de 1 420 000 euros.
A qui s’adressent de telles opportunités ? Aux nouveaux arrivants et entrepreneurs aisés, qui s’inscrivent dans une logique de gentrification violente ne répondant en rien aux besoins des familles voisines ni à ceux des populations déjà sur place.
De nombreu.ses.x voisin.ne.s sont déjà mobilisé.e.s contre l’apparition de tels projets dans leur quartier, en témoigne la pétition pour la préservation du jardin rue Marceau menacé également par un projet d’Havim : pétition Marceau. Pour le projet rue Garibaldi, des voisin.e.s mitoyen.ne.s se sont opposé.e.s au permis de construire et ont obtenu comme gain de cause par décision judiciaire, la mise en place d’un mur végétalisé...
Havim n’en est pas à sa première réalisation dans Montreuil et parait prêt à employer des méthodes violentes pour mener à bien ses grands projets. En décembre 2021, est expulsée illégalement, de façon extra-judiciaire, une famille logée dans la deuxième partie des locaux désaffectés rue Garibaldi. Cette famille dont une femme enceinte et deux enfants en bas âge a été mise à la rue en plein hiver, après un passage en garde à vue comme en témoigne cet article : street press. A ce jour cette famille est hébergée au Barigaldi et continue ses démarches.
Start-up nation et XXIe arrondissement de Paris
Assumant parfaitement l’inscription de son projet dans un processus de gentrification et d’exclusion Havim déclare dans le dossier de vente du projet : «Montreuil présentée par Alain Chamfort comme le XXI arrondissement de Paris dispose maintenant de son quartier prisé !». Nous nous opposons à une telle conception de notre commune ! Nous souhaitons conserver la mixité sociale et l’authenticité de Montreuil !
Ce bâtiment pour lequel nous nous mobilisons, a été occupé à plusieurs reprises par des collectifs d’artistes comme le jardin d’Alice ou des collectifs militants comme l’écharde. Il a été un lieu de résistance, de développement d’activités culturelles multiples et d’expérimentation de vie collective en auto-gestion depuis presque 10 ans. Chaque expulsion a été une mobilisation coûteuse des forces de l’ordre, le lieu a ensuite été à chaque fois laissé vide et gardienné à grands frais, dans l’unique but d’entretenir la spéculation immobilière et permettre de justifier de futurs loyers exorbitants. Aujourd’hui nous souhaitons nous inscrire dans la continuité de cette historique d’occupation et de lutte.
Au Barigaldi, des collectifs culturels et artistiques utilisent les espaces et outils pour des créations et des représentations. En échange, ces collectifs peuvent proposer des initiations ou des spectacles à l’attention des habitant-es du quartier et de toute personne intéressée sans distinction. Nous proposons des ouvertures le week end : gratuiterie, atelier d’auto-réparation de vélo, initiations diverses (atelier de marionnettes, papier recyclé...) et goûter partagé. Nous développons également des réseaux de récupération et de redistribution alimentaire, ainsi que de l’accueil d’urgence pour des personnes dans des situations d’extrême précarité.
Les squats sont des lieux de vie, de création, de partage, de culture, de solidarité. Des lieux qui souvent pallient aux manquements de la société et de l’Etat en proposant des accueils de résidence artistiques, de l’hébergement d’urgence, des lieux de diffusion, d’expression. Ce sont des lieux de vie de quartier, accessibles à tou.te.s où enfin, les relations humaines priment sur le profit. Une respiration dans la ville, un interstice où tout devient possible. Ce sont des lieux de réflexion où s’expérimentent d’autres manières de faire et voir la société. Des Lieux où vivent des collectifs en lien avec les associations locales, des lieux ouverts sur la ville, nécessaires pour réapprendre à vivre ensemble, vraiment. Et tout simplement des lieux d’hébergement palliant à l’urgence locative qui concerne Paris et sa banlieue.
Chaque expulsion, est une perte de réseau de proximité, de l’énergie considérable à re- déployer, des risques humains et financiers, l’équilibre d’un groupe remis en jeu et des personnes qui doivent lutter pour se reloger à peu près dignement.
Ensemble nous pouvons maintenir de telles actions locales et précieuses. Signer cette pétition, c’est soutenir les habitants du Bas Montreuil, le Barigaldi, la gratuité, et la création libre. Nous vous remercions pour l’intérêt que vous porterez à toutes ces personnes et leurs actions.

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Pétition lancée le 25 janvier 2022