Non à l'abandon du projet de refuge d'Aubagne, un double abandon pour les animaux!

0 a signé. Prochain objectif : 7 500 !


En  fin 2019, Madame Sylvia  Barthélémy, alors Présidente du Territoire du Pays d’Aubagne et de l'Etoile  annonçait la prochaine création d'un refuge animalier à Aubagne . A son initiative, la Métropole Aix Marseille Provence, venait  en effet de faire l'acquisition  d'un terrain de 2 hectares lieu dit les 4 chemins aux fins d'y accueillir un refuge animalier.

Cette perspective a suscité beaucoup d’espoir chez les défenseurs de la cause animale dans notre commune et ses environs. Le Pays d'Aubagne et de l'Etoile ne disposait en effet d'aucun refuge ni fourrière  et cet équipement  faisait cruellement défaut . L'aide aux animaux errants, abandonnés ou maltraités  reposait uniquement sur les bénévoles , submergés par l'ampleur de leur tache compte tenu de l'absence d'un équipement public adapté.

Soutenu par Madame Vassal, Présidente de la Métropole qui avait financé l'achat du terrain,  tout était donc en place pour que le projet sorte de terre  ,les plans établis et le bail prêt à être signé .

Trop beau pour être vrai ?

Nous avons appris avec effroi que ce projet est mis à mal au profit d’une  future «  légumerie, » et que la nouvelle majorité du Territoire du pays d’Aubagne et de l'Etoile n'envisage plus  de créer ce  refuge qui devait permettre de sauver des vies et de sortir des animaux de la rue et de la misère.

Rappelons que la  France détient le record d’abandon de toute l’Europe, un palmarès dont on se passerait bien, et notre département des Bouches-Du-Rhône n’est pas de reste.

On compte plus de 100 000 abandons en France par an et La SPA de Marseille arrive en deuxième position, les boxs  sont saturés, les refuges ne peuvent plus faire face.

Et ces chiffres ne tiennent pas compte des prises en charges faites par les associations de protection animales qui sortent de la rue des malheureux chaque jour , qui accueillent les victimes de maltraitances, qui stérilisent des centaines de chats errants chaque année, et bien entendu sans aucune subvention, aucune aide, seules les adhésions et les dons de bénévoles leur permettent d’exister.

Une situation bien précaire et dramatique au quotidien pour ceux qui œuvrent sur le terrain, associations, nourricières, bénévoles, tous donnent de leur temps, de leur courage, de leur volonté, ils se dévouent et se démènent corps et âme, mais tous manquent cruellement de moyens financiers et humains.

Et que serait notre société sans le dévouement de ces bénévoles ?

Comment fermer les yeux sur tant de souffrance, n’a-t-on pas revu le statut juridique de l’animal enfin reconnu comme un être sensible ? Et forts de ce constat, n’est-il pas temps d’adopter une conduite lui épargnant douleur, souffrance et angoisse ?

Ce sujet n’est pas seulement l’affaire des acteurs de la protection animale.

En effet, les habitants des villes et villages alentours, mais aussi les touristes en période estivale, sont choqués par la présence d’animaux errants, faméliques, et en grande détresse.

Les consciences s’éveillent et le regard porté par les français sur la condition animale change, mais la misère demeure.

Les animaux ont droit à une seconde chance, nous leur devons protection.

Et ceux qui ont en ont le pouvoir doivent prendre leur part en matière d’assistance aux animaux.

 

Nous demandons à Madame Vassal Présidente de la Métropole Aix-Marseille-Provence, de ne pas jeter aux oubliettes le projet de refuge d’Aubagne et du pays de l’Etoile, parce que nous, nous n’oublions, notre quotidien nous rappelle l’urgence de la situation.

Madame Vassal, nous vous demandons solennellement de ne pas nous laisser tomber, ne permettez pas que la condition animale soit reléguée à la dernière place, il est temps de reconsidérer  la place de l’animal dans notre société, et vous avez le pouvoir d’y contribuer.

Nous, associations, bénévoles, sympathisants, habitants d’Aubagne et du pays de l’Etoile,  portons la voix de tous les animaux errants et des victimes de malveillance pour réclamer haut et fort que ce projet voit le jour.

Nous avons besoin d’aide, ils ont besoin d’aide, sans cette structure, combien de temps pourrons-nous soulager toute cette souffrance ?

Notre société doit compter AVEC les animaux, donnons l’exemple aux autres communes, donnons vie tous ensemble à ce projet.