Pour que cesse l'ambiguïté des pratiques médicales

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J'ai pris acte avec la plus grande satisfaction de la tribune écrite par 124 médecins à propos des médecines non conventionnelles. C'est probablement la première fois que des professionnels de santé passent outre collectivement à l'exigence de confraternité.

Le moment est donc venu pour chacun de nous de prendre notre part à ce combat, car la santé n'est pas que l'affaire des médecins, c'est avant tout l'affaire des citoyens et des patients.

Après plus de 25 ans d'études sur ces sujets controversés, l'écriture de trois livres, de nombreux articles, le passage dans de nombreux médias et les témoignages de multiples patients, je pense être autorisé à formuler quelques propositions simples, mais indispensables pour que les Français recouvrent la confiance dans la médecine scientifique.

- Interdire strictement aux médecins de pratiquer des médecines non conventionnelles sous le couvert de leur diplôme

Il faut impérativement faire cesser ce qui constitue un détournement de diplômes, car aucune médecine non conventionnelle ne fait partie du cursus normal des études médicales. Les patients l'ignorent le plus souvent! Le citoyen qui franchit le seuil d'un cabinet médical doit avoir la certitude qu'il sera soigné conformément aux données de la science.

- Exiger de tous les médecins une participation réelle au service public de la santé

A une époque où existent des déserts médicaux, il est inadmissible que des praticiens formés aux frais de l'État et payés par la collectivité sociale se consacrent à des pratiques illusoires qui n'ont jamais fourni la preuve de leur efficacité.

- Tolérer les médecines non-conventionnelles sans pour autant les reconnaître

Il n'est pas pour autant souhaitable de jeter l'opprobre sur les patients qui souhaitent utiliser des médecines non-conventionnelles auprès de praticiens non-médicaux ou à titre d'automédication familiale. Si ces pratiques leur donnent satisfaction, c'est qu'ils sont atteints de maladies qui guérissent spontanément et que l'intervention d'un médecin et la prescription de médicaments pas toujours anodins n'est sans doute pas souhaitable. Faisons leur confiance, si le soulagement ne vient pas, ils ne manqueront pas de se tourner rapidement vers la médecine scientifique. C'est ce qui se passe dans de nombreux pays sans provoquer la moindre hécatombe sanitaire. D'ailleurs, sur environ 400 médecines non-conventionnelles répertoriées seules moins d'une dizaine sont pratiqués par des médecins. Aucune ne doit l'être! Rien ne justifie cette différence!

Faire en sorte que le patient fasse son choix dans la clarté.

- Il faut prendre conscience que la pratique par des médecins de médecines non conventionnelles peut être dangereuse. Chaque fois que des conséquences dramatiques sont apparues, on a pu constater que c'est l'argument d'autorité du médecin et la confiance aveugle dans la possession d'un diplôme qui a amené le patient ou son entourage à persister dans son refus de la médecine scientifique.

Madame la ministre vous avez su faire preuve d'un grand courage en résistant au lobby anti-vaccination. Vous vous honoreriez de poursuivre dans la même voie en faisant en sorte que la médecine retrouve le chemin de la science et le culte de la preuve que nous a légué Claude Bernard.



Jean compte sur vous aujourd'hui

Jean BRISSONNET a besoin de votre aide pour sa pétition “madame Agnès Buzyn ministre des Solidarités et de la Santé : Pour que cesse l'ambiguïté des pratiques médicales”. Rejoignez Jean et 425 signataires.