Petition updateNon à la fermeture des Premières Bac pro Systèmes Numériques

Une délocalisation qui passe mal

Collectif contre la suppression des 1res bac pro SN de l'académie de Caen
May 30, 2018
La Presse de la Manche résume parfaitement la réunion qui s'est déroulée le 17 mai au lycée Tocqueville de Cherbourg. Ambiance ! Le texte complet de l'article : JEUDI, les parents d'élèves Bac Pro systèmes numériques ont été invités à une réunion pour présenter la nouvelle rentrée en présence de l'inspecteur d'académie, de la proviseure du lycée de Condé et d'une délégation administrative et technique de la région Normandie. Surprise ! Pour les parents qui s'attendaient à un nouveau report, comme l'an dernier, le ton a été donné tout de suite par Jacques Sesboué, le proviseur de Tocqueville : « Tellier est pôle d'excellence sur le numérique, avec des équipements adaptés au nouveau diplôme. C'est une décision décidée par la Région et le rectorat sur laquelle on ne reviendra pas » Six élèves dans 17 m2 ! Sur le papier, la décision peut se comprendre mais la réalité des choses présentée benoîtement par les intervenants est tout autre. Rien n'a quasiment été réalisé depuis un an. Les représentants de la Région avouent qu'ils viennent simplement d'envoyer les appels d'offres. Le nouvel internat qui préfigure parait-il le lycée du futur ne sera prêt qu'en 2020. On espère que les salles techniques seront prêtes pour la rentrée prochaine mais ce n'est pas sûr. La proviseure de Tellier se veut rassurante et devant l'assistance ébahie d'énumérer les décisions prises. Un gîte de 50 places a été loué pour héberger les lycéens majeurs ! Une trentaine de leurs camarades iront coucher au lycée de Flers et s'y rendront par navette. Quant aux chanceux qui resteront sur place, ils seront à six dans une chambre de 17 m2 avec des lits superposés. Un parent s'étonne : « A six dans une si petite chambre ? ». La proviseur a une parole malheureuse qui fait hurler l'assistance: « Si, si, ça rentre ». Le transport est un autre problème. Malgré la promesse faite d'organiser une ligne directe entre Tocqueville et Tellier, cela ne se fera pas. Les jeunes devront prendre le train jusqu'à Caen, pour un bus jusqu'à Condé avec toute la problématique liée aux retards, intempéries et autres turpitudes des déplacements en Normandie. Le coût sera également très élevé pour les familles : 1309 € pour la pension et 1 000 € de transport. Pour le moins fortuné, là aussi pas d'inquiétudes à avoir : « Le fond social du lycéen vous aidera. » Le ton de la réunion est rapidement monté et certains parents ont signifié qu'ils demanderaient une réorientation de leur enfant. Une mère de famille inquiète se justifie : « Mon fils n'aura pas 16 ans à la rentrée. Je veux qu'il continue ses études à Cherbourg. Je travaille toute la journée. Imaginez mon angoisse s'il se retrouve seul à Caen si le train à du retard ». L'inspecteur d'académie quant à lui, positivise : « Cela lui servira dans sa vie professionnelle. Maintenant il faut être mobile. » Les parents sont désemparés et comptent faire appel aux élus du Cotentin, pour qu'ils mettent fin à ce qui selon eux est une situation ubuesque décidée unilatéralement et unique en France. Le coût de l'affaire va s'élever à 2,5 millions d'euros pour la Région, alors que l'aménagement d'un plateau technique à Tocqueville ne coûterait que 50 000 €. Légende de la photo : Le lycée doit être rénové et même en certains endroits désamianté. Les lycéens cherbourgeois n'en profiteront pas car si tout va bien, les travaux se termineront en 2020 !
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