Обновление к петицииFranchissement ferroviaire de l'estuaire de la Seine dans une Normandie réunifiéeComment évoquer l'Axe Seine sans transversalité normande ?...
Michel DUVALФранция
3 дек. 2017 г.
ou prévoir de vaincre sans péril, et n'être même pas sûr de gagner !.. La lecture de l'article ci-dessous transposé : Vallée de Seine : et si son heure avait sonné… La Lettre ECONormandie 1er/12/2017 Et si l’embolie qui guette les grands ports belges et néerlandais à brève échéance était la chance de la vallée de la Seine ? C’est la théorie que défendent les agences d’urbanisme normando-franciliennes dans un opus très documenté paru ces jours-ci. L’argumentaire est étayé et plutôt convaincant. Nos édiles gagneraient à l’emporter dans leurs valises lorsqu’ils plaident la cause du corridor séquanien à Bruxelles. (1) Un bateau qui s’échoue dans l’estuaire de l’Escaut paralysant du même coup tout le port d’Anvers. (2) Deux collisions consécutives entre des navires commerciaux en juillet dernier dans le détroit du Pas-de-Calais. Une panne informatique géante sur les terminaux automatisés du port de Rotterdam. Ces trois évènements survenus récemment à intervalle de quelques semaines ne signifient pas grand-chose pour l’homme de la rue. Mais pour les urbanistes qui les ont relevés, ils veulent dire beaucoup. (3) Le poumon donne des signes de faiblesse « Ils montrent la fragilité du modèle actuel et posent la question de sa soutenabilité », théorisent-ils dans une étude titrée « La vallée de Seine XXL » rendue publique en début de semaine. Comprendre : ces incidents en cascade rendent palpable la thrombose qui guette cette partie très fréquentée du globe, en danger d’embolie du fait de la massification galopante du transport de marchandises. Laquelle n’est pas prête de ralentir si l’on en croit les projections. (4) Un cul de sac, non. Une porte d’entrée, oui Pour les urbanistes, cela ne fait plus l’ombre d’un doute. Il y a urgence à « rééquilibrer les flux vers l’ouest ». Autrement dit vers les méandres de la vallée de la Seine et ses infrastructures hospitalières. Sa position géographique en périphérie était un handicap, elle peut aujourd’hui être vue comme un avantage concurrentiel, argumentent-ils, cartes à l’appui. Extrait : « C’est le seul espace en Europe de l’Ouest ou le transport peut s’envisager de façon massifiée et non congestionnée à la fois sur le fleuve et sur le rail ». (5) Bruxelles, m’entends-tu ? Reste toutefois à en convaincre la commission européenne dont les yeux restent obstinément tournés vers la fameuse banane bleue, cœur battant de l’économie du vieux continent, et point d’arrivée de la nouvelle route de la soie. « Cette absence de reconnaissance a contribué au fonctionnement insulaire de la Vallée de la Seine », notent les auteurs de l’étude qui rappellent fort justement que le corridor séquanien n’est apparu dans les radars de Bruxelles que fort tardivement en 2009. Et encore au prix d’un lobbying intensif de la part des responsables normands. (6) Paris es-tu là ? Reste aussi à convaincre l’Etat français d’investir, et d’investir massivement, pour approfondir l’hinterland des ports de la Seine vers l’Est et notamment vers Mannheim : « un des plus importants nœuds ferroviaires et fluviaux d’Europe » ; mais aussi vers la Bretagne et les Pays de Loire pour lesquels « Caen pourrait jouer un rôle pivot ». (7) C’est tout l’enjeu de la stratégie maritime promise par Edouard Philippe. « La vallée de Seine s’est structurée autour de son axe historique majeur. La prochaine génération de coopérations pourrait s’établir à une échelle XXL avec les acteurs qui porteront la canal Seine Nord et vers l’Est de l’Europe », conclut l’étude. Sage recommandation dont on verra à l’usage si elle est suivie d’effet. a inspiré à l'auteur de la pétition les commentaires suivants : (1) Il n’est vraiment pas très glorieux de compter sur une embolie des grands ports belges et néerlandais pour espérer développer ceux de l’Axe Seine… (2) Il est bien-sûr impensable qu’un bateau s’échoue à l’entrée de Port 2000, ou dans le chenal d’accès au port de Rouen de 120 km de long… Un accident ferroviaire peut aussi endommager lourdement le viaduc de Mirville, ou celui de Barentin, ou celui de Malaunay… sur le seul axe ferroviaire desservant le Grand Port Maritime du Havre… (3) Comme souvent, il y a ceux qui ne savent pas et ceux qui savent… Les seconds ne se trompant jamais et n’ayant jamais de parti pris… (4) Ah les projections d’experts ! Comme celle de Jean-Marc Lacave à l’époque où il était directeur général du port du Havre, qui prévoyait en 2007 un trafic de 4,6 millions de conteneurs dans ce port en 2015 !... Ce trafic n’a atteint que 2,5 millions en… 2016… (5) « Le transport peut s’envisager de façon massifiée et non congestionnée » sur le fleuve, probablement, mais sur le rail, on peut en douter (voir commentaire (2) deuxième partie)… (6) Si la commission européenne a eu les yeux obstinément tournés vers la fameuse banane bleue, cœur battant de l’économie du vieux continent et n’a pas reconnu l’intérêt de la vallée de la Seine, n’est-ce pas à cause de la médiocrité de la gouvernance des grands ports maritimes français et de l’absence de politique maritime et portuaire crédible de l’Etat français ?… (7) … approfondir l’hinterland … aussi vers la Bretagne et les Pays de Loire pour lesquels « Caen pourrait jouer un rôle pivot ». D’accord, mais comme ça ne peut pas être par la voie fluviale, ça ne peut être, raisonnablement, que par la voie ferrée… et le trafic ferroviaire du Grand Port Maritime du Havre vers la Bretagne et les Pays de Loire est tributaire d’un passage obligé par Rouen, et par un seul axe ferroviaire !... Le lecteur de cette mise à jour pourra remarquer qu'à aucun moment, l'auteur de la pétition n'a évoqué le franchissement ferroviaire de l'estuaire de la Seine...
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