Atualização do abaixo-assinadoFranchissement ferroviaire de l'estuaire de la Seine dans une Normandie réunifiéeLe Havre, un port où il y a du flottement... dans la gouvernance
Michel DUVALFrança
20 de mai. de 2017
La multimodalité dans le transport de marchandises
Explorer de nouvelles voies
Etude du Ceser Haute Normandie Juin 2015 - Extrait
Page 75
1 La Seine
…/…
La principale difficulté de navigation tient à l’absence de liaison directe entre Port 2000 et le fleuve. Les conditions de navigation estuariennes étant soumises à des règles spécifiques 1, un convoi de barges standard ne peut pas circuler directement (ni par la voie Nord, ni par la voie Sud) vers Port 2000. Ces restrictions imposent :
. Un passage par le Canal de Tancarville, dont les problèmes d’engorgement sont connus, l’écluse n’étant ouverte que 12h sur 24 ;
. Un déchargement de la marchandise sur le quai fluvial du terminal de l’Europe, puis un acheminement jusqu’à Port 2000 via le service ferroviaire opéré par la SAITH.
Les opérateurs fluviaux contournent aujourd’hui le problème puisque la plupart ont fait l’acquisition d’automoteurs spécifiques, capables de naviguer en mer, mais leur coût (de l’ordre de 5 millions € pièce) et les frais de maintenance afférents plaident aussi en faveur de l’utilisation de bateaux et de barges classiques. D’après le port du Havre, le terminal multimodal en cours d’achèvement devrait résoudre la plupart des difficultés.
Autre solution : la construction d’une chatière (une brèche à l’ouest des entrepôts de la CIM), dont le principe est toujours à l’étude 2. L’ouvrage permettrait le passage des barges et autres engins fluviaux (quelle que soit leur catégorie) entre le port historique et Port 2000. La seule restriction concernerait de mauvaises conditions météo (houle) qui empêcheraient le passage 4 à 5 jours par an. Le port du Havre n’est pas favorable à cette solution dans la mesure où elle obèrerait une éventuelle prolongation de Port 2000 le long de la digue nord.
…/…
Page 76
Commentaire de Michel Duval
Sauf que Port 2000, d’un coût de 1,3 milliard d’euros, d’une capacité théorique de 6 millions d’EVP par an, a été inauguré courant 2006 à l’époque où le trafic annuel de conteneurs s’est élevé à 2,138 millions d’EVP. Et, de 2007 à 2016, la moyenne annuelle de trafic en conteneurs du même port s'est élevée à environ...
2 438 000 EVP ! et n’a jamais dépassé 2 700 000 EVP !
De là à envisager une éventuelle prolongation de Port 2000 le long de la digue nord…
Pour ce qui concerne le franchissement ferroviaire de l'estuaire de la Seine, pourquoi le port du Havre n'y serait pas favorable ? Tout simplement parce que la communauté politico-portuaire de Rouen considère (en faisant tout pour que ça ne s'ébruite pas) que c'est inadmissible, car çà deviendrait trop facile d'acheminer jusqu'au Havre les céréales de Beauce par train au lieu de faire remonter la Seine à des navires de haute mer par un chenal de 120 km pour venir charger ces céréales à Rouen !
Copiar link
WhatsApp
Facebook
Nextdoor
E-mail
X