FÊTE DE LA MUSIQUE À NANTES : PRÉFET D'HARCOURT, MINISTRE CASTANER, DÉMISSION !

0 a signé. Allez jusqu'à 10 000 !


Est-il normal d’envoyer des policiers en tenue antiémeute, armés de grenades et de spray lacrymogène, chiens et matraques pour disperser une soirée électro en bord de Loire, à Nantes, qui a dépassé l’horaire autorisé ? Est-il normal que des policiers chargent et  matraquent des jeunes gens éméchés, pour faire cesser un tapage nocturne ? Est-il normal que quatorze de ces jeunes gens finissent par tomber dans la Loire, qu’on sait meurtrière ? (Merci à la vigilance et à l’efficacité des pompiers qui ont sauvé ces quatorze jeunes gens).

Le travail de la police est d’abord de protéger les gens, spécialement quand ils sont en danger, dans un état second, ce qui était le cas samedi 22 juin, sur le quai Wilson à Nantes, à 4 heures du matin. Pas de les charger ni de les matraquer, fussent-ils peu coopératifs voire agressifs. À l’heure où j’écris ces mots, un jeune présent sur les lieux n’a toujours pas donné signe de vie.

Qui a donné l’ordre de charger ? Qui a décidé d’employer des forces « antiémeute » pour mettre fin à une soirée trop bruyante ? Jusqu’où ira la violence policière pour réprimer les rassemblements non autorisés, les manifestations ? Pourquoi pas envoyer le Raid pour faire cesser un tapage nocturne de voisinage, tant qu’on y est ?

Depuis de nombreux mois les manifestants blessés, souvent grièvement, ne se comptent plus. À présent, c’est une manifestation festive qui finit dans la Loire ! Le « maintien de l’ordre » ressemble de plus en plus, en France, à du désordre.

Cette pratique disproportionnée de la violence « légale » doit cesser avant qu’il y ait des morts.

Il ne s’agit pas de trouver des responsables intermédiaires dans une chaîne de commandement qui semble de plus en plus incontrôlée. Quatorze jeunes dans la Loire est une faute grave : les vrais responsables doivent l’assumer. Le préfet d’Harcourt, le ministre Castaner ont mis des jeunes en danger mortel, ils doivent en tirer les conséquences immédiates, quelles que soient les conclusions de l’enquête de l’IGPN : ils doivent démissionner.


Voulez-vous partager la pétition ?