Adressée à M. Le Ministre de l'Intérieur et 5 autres

Justice pour Théo

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Pour que les quatre policiers qui ont interpellé Théo soient jugés en Cour d'Assises, comme n'importe quel citoyen 

Comme vous le savez sans doute, le jeune Théo Luhaka a été interpellé par quatre policiers le 2 février dernier, dans la Cité des 3000, à Aulnay sous Bois.

Il raconte ici comment ça s'est passé ici.

Heureusement, des images ont été prises de cette interpellation, sans quoi, personne n'en aurait entendu parler. Cette triste histoire aurait peut-être été minimisée, voire étouffée comme souvent, dans les affaires mettant en cause des policiers.

Sur ces images, on voit un homme couché à plat ventre par terre, et quatre policiers, dont deux sur son dos. On les voit distinctement le frapper, alors qu'il est toujours à terre.  Par la suite, les policiers ont emmené Théo hors de vue des caméras de surveillance. On peut légitimement se demander pourquoi

A l'arrivée de Théo au commissariat d'Aulnay-sous-Bois, selon une source policière à l'Agence France-Presse (AFP), "un saignement est constaté au niveau des fesses et les pompiers ont été appelés".

Transporté à l'hôpital Robert Ballanger d'Aulnay, Théo est examiné par un médecin qui diagnostique "une plaie longitudinale de 10 cm du canal anal" et une "section du muscle sphinctérien", et lui prescrit 60 jours d'interruption temporaire totale (ITT), selon une source proche de l'enquête. Samedi 11 février, il était toujours hospitalisé.

60 jours d'ITT, c'est beaucoup. Sachant que les mutilations subies par les manifestants au printemps dernier (lors des manifestations contre la loi El Khomri) à la suite des tirs de flashball par les forces de l'ordre n'avaient entraîné que des prescriptions de 15 à 20 jours d'ITT.

Théo risque évidemment de lourdes séquelles, tant physiques que psychologiques.

Et voilà que sept jours plus tard, le 9 février, l'IGPN (la police des polices) qualifie ses blessures "d'accident" en indiquant « qu'en aucun cas, un policier ne lui a baissé son pantalon pour lui introduire la matraque. » Tout en déplorant un « accident grave et réel » (nier la gravité des blessures serait de toute façon impossible), toute idée de « viol délibéré » est écartée.

L'IGPN vient d'inventer une nouvelle notion juridique : celle de « viol par accident »…

Alors, le rôle officiel et affiché de l'IGPN est de contrôler « l'action des personnels », bref, de veiller au respect par les fonctionnaires de police des lois et règlements et du code de déontologie de la Police nationale.

Mais le fait-elle vraiment, là est toute la question :

Ainsi, Amnesty International, par exemple, estime que, bien que l'IGPN ait pour mission de « traquer et dénoncer » les dérives de la Police nationale, elle ne met que rarement en cause les comportements illégaux des policiers. Cette administration serait en effet victime de fortes pressions de l'autorité supérieure, c'est à dire du ministère de l'Intérieur, qui ferait tout pour que les « bavures » policières soient couvertes. Voir son rapport "France, des policiers au-dessus des lois",  A télécharger et à lire sur ce lien

Le Comité anti-torture du Conseil de l'Europe a également rappelé la France à l'ordre (lire son rapport en intégralité ici) indiquant que les autorités françaises doivent rappeler avec la plus grande fermeté qu’au moment de procéder à une interpellation, il ne faut pas employer plus de force qu’il n’est strictement nécessaire et que, dès lors que les personnes interpellées sont maîtrisées, rien ne saurait justifier de les brutaliser.

Mais aussi l'ONU, via la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale, qui écrit dans son rapport (à lire ici) qu'il est recommandé à la France de prendre les mesures préventives nécessaires pour faire cesser les incidents à caractère raciste impliquant des membres des forces de l'ordre.

Et donc, je me demande comment un homme, même aussi grand que Théo (il fait environ 1,80 m), maintenu à plat ventre par terre par quatre policiers, puis menotté, peut-il avoir son pantalon baissé « par accident », puis son caleçon transpercé (c'est l'avocat lui-même du policier qui le dit, dans  une vidéo visible sur BFMTV ) par une matraque, enfoncée de 10 cm dans l'anus ?

Tout cela « par accident » ?

Car les médecins que je connais sont unanimes :

Compte tenu du type de lésions gravissimes dont souffre Théo, un geste involontaire est impossible. Pour réussir à pénétrer de façon aussi profonde et en créant des blessures aussi graves, il faut savoir viser et pénétrer avec une force volontaire. Les lésions sont immédiates, importantes et hémorragiques.  Ce qui explique l'abondance de sang s'écoulant par l'anus déchiré sur le sol (voir sur la vidéo) et dans le véhicule de police. Et le violeur n'a pas pu le faire sans l'aide des autres policiers, pour maintenir Théo

Il faut savoir que quelqu'un couché par terre, qui se débat, en pleine lutte, a deux muscles puissants qui interdisent l'accès à l'anus. Ces deux muscles sont les fessiers qui sont parmi les plus puissants du corps humain. Et quand on se débat, par définition on serre les fesses. La pénétration avec un engin de la taille d'une matraque demande une attention pour aller au but et beaucoup de force pour déchirer le tissu du caleçon et pénétrer de 10 cm, ce qui implique obligatoirement une intention.

Toute cette histoire d'accident ou de "manque d'intention" est une farce tragique de l'IGPN pour tenter de blanchir un acte criminel.

Car bien évidemment, il ne s'agit pas d'un « accident », mais bien d'un viol, un viol brutal et haineux. Un acte de barbarie, un acte raciste. En niant la réalité, en travestissant la vérité, ceux qui tentent d'absoudre ces quatre policiers se rendent complices.

Que dit le Code pénal :

 Article 222.23

Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu'il soit, commis sur la personne d'autrui par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol. Le viol est puni de quinze ans de réclusion criminelle.

Article 222.24

Le viol est puni de vingt ans de réclusion criminelle :

1° Lorsqu'il a entraîné une mutilation ou une infirmité permanente ;

5° Lorsqu'il est commis par une personne qui abuse de l'autorité que lui confèrent ses fonctions ;

6° Lorsqu'il est commis par plusieurs personnes agissant en qualité d'auteur ou de complice ;

7° Lorsqu'il est commis avec usage ou menace d'une arme ;

Le plus souvent, trop souvent, la justice est clémente avec les policiers :

Trois policiers condamnés à du sursis pour le viol d'une prostituée

Non lieu pour deux policiers de la BRI qui avaient violé une touriste canadienne

Un policier accusé de viol acquitté

                                     Faisons mentir les statistiques !

Nous, Français de toutes couleurs, opinions, origines et religions, exigeons une police véritablement républicaine, au service des citoyens, de tous les citoyens.

Nous avons besoin de la police, mais nous ne voulons pas de brebis galeuses en son sein. Alors que la plupart des policiers font bien leur travail, avec courage et dévouement, pourquoi couvrir ces exactions ?

Les policiers doivent donner l'exemple. Car sinon, comment demander à nos jeunes de rester dans le droit chemin, et de devenir des citoyens responsables ?

Nous citoyens français, exigeons que ces quatre policiers soient traduits en Cour d'Assises, qu'ils soient jugés et condamnés, car ils déshonorent leur uniforme.

                                   Exigeons que justice soit rendue.

                         EXIGEONS QUE CES QUATRE POLICIERS

                   SOIENT TRADUITS DEVANT UNE COUR D'ASSISES,

                                        POUR VIOL EN RÉUNION,

                  AFIN D’ÊTRE JUGÉS COMME N'IMPORTE QUEL CITOYEN.

 



 

 

Cette pétition sera remise à:
  • M. Le Ministre de l'Intérieur
  • Mesdames et Messieurs les responsables des syndicats de police
  • Mesdames et Messieurs les candidats à l'élection présidentielle
  • Mesdames et Messieurs les députés
  • Mesdames et Messieurs les rédacteurs en chef de radio et de télévision
  • Mesdames et Messieurs les rédacteurs en chef de presse écrite et numérique


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