NON au parachèvement de l'autoroute 35

Le problème

En cette période de pandémie où la relance de l’économie, les questions environnementales et la qualité de vie sont des enjeux majeurs, nous souhaitons porter à votre attention un projet d’infrastructure injustifié selon le rapport du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), publié en 2006. Il s’agit du projet de parachèvement de l’autoroute 35, 11 ans après le début des chantiers et tel qu’il a été pensé tout d’abord dans le milieu des années 1960. Ses impacts sur l’économie, l’environnement et les terres agricoles de nos régions, Brome-Missisquoi et le Haut-Richelieu, sont d’une envergure telle qu’il nous apparaît impossible de les passer sous silence.  

Le rapport du BAPE était catégorique; les phases III et IV de l’autoroute 35, soit le secteur autoroutier restant du projet de parachèvement, n’ont pas raison d’être. Les études affirment que le débit routier moyen doit être de 8 000 véhicules par jour pour légitimer une telle infrastructure en milieu rural; or, sur le réseau concerné par le prolongement de l’autoroute 35, les observations se situent bien en deçà de ce nombre. La circulation sur ce tronçon a même diminué de 17,1 %, entre 2000 et 2019, le débit moyen annuel passant de 4 100 véhicules par jour à 3 400 véhicules par jour, soit 42,5 % du débit moyen justifiant la construction d’une autoroute en milieu rural!

Rappelons que, au milieu des années 1960, l’objectif premier de ce projet autoroutier était d’assurer un lien « essentiel » entre Boston et Montréal. Cependant, un lien autoroutier direct existe déjà entre les deux métropoles, à partir des autoroutes 10, 55, 91 et 93. Le parachèvement de l’autoroute 35 ne permettrait de réduire que d’une quinzaine de minutes la durée de ce trajet. De plus, il suffit d’emprunter l’autoroute sur le trajet reliant Saint-Jean-sur-Richelieu à Saint-Sébastien pour constater que la portion de la 35 inaugurée en 2014 est sous-utilisée. Peu importe l’heure où l’on y circule, les autres véhicules y sont rares, ce qui donne l’étrange impression d’une autoroute fantôme. Les statistiques du débit routier journalier moyen annuel de 2019 y révèlent d’ailleurs des chiffres bien en-deçà des valeurs autrefois prévues pour 2021.

D’autres enjeux d’une tout autre nature et d’une importance considérable exposent encore plus la nécessité de reconsidérer la construction d’une telle infrastructure routière.

En effet, une portion de la phase III du parachèvement de l’autoroute 35 parcourra la frontière d’une zone écologique de conservation et prendra place au cœur de la zone inondable de la rivière aux Brochets. La tortue molle à épines, qui trouve refuge dans ce secteur, est une espèce toujours menacée d’extinction au Canada. Au Québec, sa population se limite à la baie Missisquoi et à la rivière aux Brochets. Il semble insensé de venir perturber le fragile écosystème de cette espèce par la construction d’une autoroute superflue. La phase IV du projet passera quant à elle en plein cœur du refuge d’oiseaux migrateurs de Philipsburg, entrainant des répercussions importantes sur les espèces indigènes.

L’étude d’impacts réalisée par le Groupe-conseil Genivar, en 2008, montre également que la construction du pont au-dessus de la rivière aux Brochets entrainera une hausse de 5 cm des crues de récurrence de 100 ans. Rappelons toutefois que les cotes de crues au Québec ne sont plus à jour et sont issues de méthodes statistiques qui, considérant le climat comme stationnaire, ne tiennent donc pas compte de l’impact des changements climatiques. Il est plus que probable que les cotes de crue actuelles soient alors sous-estimées, ouvrant la porte à ce que la hausse effective du niveau d’eau, occasionnée par la présence de la structure, lors de crues plus ou moins exceptionnelles, soit au-delà du 5 cm prévu.

Finalement, il ne faut pas négliger l’impact social, alimentaire et économique qu’occasionnera cette infrastructure autoroutière en entrainant une perte d’environ 120 ha de terres agricoles de qualité exceptionnelle pour la région, d’autant plus que la souveraineté alimentaire du Québec est mise de l’avant par notre gouvernement. Nous croyons fermement que d’autres projets aux réelles retombées économiques pour la région et le Québec mériteraient davantage d’attention que celui de l’autoroute 35. 

Le groupe de mobilisation Non à l'autoroute 35 demande donc que les phases III et IV du projet ne soient ni mises en chantier, ni planifiées. Ce projet autoroutier date d’une autre époque; nous sommes aujourd’hui de nouvelles citoyennes, de nouveaux citoyens, et nous nous devons de remettre en doute à la fois les prémisses sur lesquelles cette autoroute a été pensée et les réels besoins de la population. Il est de notre avis que ce projet désuet, reliquat d’une époque où la voiture était reine, n’est qu’un écran de fumée qui, sous couvert d’un « développement économique » dont les retombées sont plus qu’incertaines, n’aura pour effet que de contribuer à la destruction de notre environnement en empiétant toujours plus sur les milieux naturels précaires. N’oublions pas que la science nous prouve chaque jour davantage que l’activité humaine est à la source des pandémies et autres problèmes environnementaux, économiques, sociaux et culturels qui iront toujours en s’intensifiant.

Soutenez ce mouvement en signant la pétition. Merci au nom des générations futures !

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Non à l'autoroute 35Lanceur de pétition
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Le problème

En cette période de pandémie où la relance de l’économie, les questions environnementales et la qualité de vie sont des enjeux majeurs, nous souhaitons porter à votre attention un projet d’infrastructure injustifié selon le rapport du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), publié en 2006. Il s’agit du projet de parachèvement de l’autoroute 35, 11 ans après le début des chantiers et tel qu’il a été pensé tout d’abord dans le milieu des années 1960. Ses impacts sur l’économie, l’environnement et les terres agricoles de nos régions, Brome-Missisquoi et le Haut-Richelieu, sont d’une envergure telle qu’il nous apparaît impossible de les passer sous silence.  

Le rapport du BAPE était catégorique; les phases III et IV de l’autoroute 35, soit le secteur autoroutier restant du projet de parachèvement, n’ont pas raison d’être. Les études affirment que le débit routier moyen doit être de 8 000 véhicules par jour pour légitimer une telle infrastructure en milieu rural; or, sur le réseau concerné par le prolongement de l’autoroute 35, les observations se situent bien en deçà de ce nombre. La circulation sur ce tronçon a même diminué de 17,1 %, entre 2000 et 2019, le débit moyen annuel passant de 4 100 véhicules par jour à 3 400 véhicules par jour, soit 42,5 % du débit moyen justifiant la construction d’une autoroute en milieu rural!

Rappelons que, au milieu des années 1960, l’objectif premier de ce projet autoroutier était d’assurer un lien « essentiel » entre Boston et Montréal. Cependant, un lien autoroutier direct existe déjà entre les deux métropoles, à partir des autoroutes 10, 55, 91 et 93. Le parachèvement de l’autoroute 35 ne permettrait de réduire que d’une quinzaine de minutes la durée de ce trajet. De plus, il suffit d’emprunter l’autoroute sur le trajet reliant Saint-Jean-sur-Richelieu à Saint-Sébastien pour constater que la portion de la 35 inaugurée en 2014 est sous-utilisée. Peu importe l’heure où l’on y circule, les autres véhicules y sont rares, ce qui donne l’étrange impression d’une autoroute fantôme. Les statistiques du débit routier journalier moyen annuel de 2019 y révèlent d’ailleurs des chiffres bien en-deçà des valeurs autrefois prévues pour 2021.

D’autres enjeux d’une tout autre nature et d’une importance considérable exposent encore plus la nécessité de reconsidérer la construction d’une telle infrastructure routière.

En effet, une portion de la phase III du parachèvement de l’autoroute 35 parcourra la frontière d’une zone écologique de conservation et prendra place au cœur de la zone inondable de la rivière aux Brochets. La tortue molle à épines, qui trouve refuge dans ce secteur, est une espèce toujours menacée d’extinction au Canada. Au Québec, sa population se limite à la baie Missisquoi et à la rivière aux Brochets. Il semble insensé de venir perturber le fragile écosystème de cette espèce par la construction d’une autoroute superflue. La phase IV du projet passera quant à elle en plein cœur du refuge d’oiseaux migrateurs de Philipsburg, entrainant des répercussions importantes sur les espèces indigènes.

L’étude d’impacts réalisée par le Groupe-conseil Genivar, en 2008, montre également que la construction du pont au-dessus de la rivière aux Brochets entrainera une hausse de 5 cm des crues de récurrence de 100 ans. Rappelons toutefois que les cotes de crues au Québec ne sont plus à jour et sont issues de méthodes statistiques qui, considérant le climat comme stationnaire, ne tiennent donc pas compte de l’impact des changements climatiques. Il est plus que probable que les cotes de crue actuelles soient alors sous-estimées, ouvrant la porte à ce que la hausse effective du niveau d’eau, occasionnée par la présence de la structure, lors de crues plus ou moins exceptionnelles, soit au-delà du 5 cm prévu.

Finalement, il ne faut pas négliger l’impact social, alimentaire et économique qu’occasionnera cette infrastructure autoroutière en entrainant une perte d’environ 120 ha de terres agricoles de qualité exceptionnelle pour la région, d’autant plus que la souveraineté alimentaire du Québec est mise de l’avant par notre gouvernement. Nous croyons fermement que d’autres projets aux réelles retombées économiques pour la région et le Québec mériteraient davantage d’attention que celui de l’autoroute 35. 

Le groupe de mobilisation Non à l'autoroute 35 demande donc que les phases III et IV du projet ne soient ni mises en chantier, ni planifiées. Ce projet autoroutier date d’une autre époque; nous sommes aujourd’hui de nouvelles citoyennes, de nouveaux citoyens, et nous nous devons de remettre en doute à la fois les prémisses sur lesquelles cette autoroute a été pensée et les réels besoins de la population. Il est de notre avis que ce projet désuet, reliquat d’une époque où la voiture était reine, n’est qu’un écran de fumée qui, sous couvert d’un « développement économique » dont les retombées sont plus qu’incertaines, n’aura pour effet que de contribuer à la destruction de notre environnement en empiétant toujours plus sur les milieux naturels précaires. N’oublions pas que la science nous prouve chaque jour davantage que l’activité humaine est à la source des pandémies et autres problèmes environnementaux, économiques, sociaux et culturels qui iront toujours en s’intensifiant.

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Les décisionnaires

M. François Bonnardel
M. François Bonnardel
Ministre des Transports du Québec
Mme Isabelle Charest
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Députée provinciale de la circonscription de Brome-Missisquoi
Mme Claire Samson
Mme Claire Samson
Députée provinciale de la circonscription d'Iberville
Mme Ruba Ghazal
Mme Ruba Ghazal
Députée provinciale de la circonscription de Mercier
Mme Carolinne Rosetti
Mme Carolinne Rosetti
Mairesse de la municipalité de Saint-Armand

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Pétition lancée le 16 juin 2020