Non à l'implantation d'une ferme-usine (1600 veaux/an) sur la commune de SOUCIRAC - 46300

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Nous, citoyens de la commune de Soucirac (46300), du Lot et du monde, dénonçons que le projet d'implantation d'une « ferme-usine » exploitant 1600 veaux de batterie par an ait pu être accepté en l'état par M. Filippini, Préfet du Lot (enregistré le 27/12/2018 ss le n° E-2018-311).

En effet, ce projet a été présenté comme étant sans impact écologique alors qu'il se trouve sur une minuscule commune de 105 habitants, qui compte déjà plusieurs élevages ovins, un élevage de canards, un élevage intensif de 690 veaux par an (celui là même qui souhaite passer à 1600 veaux) + vaches et broutard, un élevage de chevaux et un centre équestre... soit plusieurs milliers d'animaux dont les déjections sont déversées sur ce petit territoire.

Pollutions et destruction de notre cadre de vie

Dans l'étude présentée, il n'y aurait soi disant aucun impact sur la pollution des sols et la qualité des eaux souterraines... (facile à affirmer quand on a rien à prouver!) - Mais chacun se doute que l'impact sur notre qualité de vie, la valeur de notre patrimoine privé et collectif ne peut être que négatif ; le problème des pollutions olfactives est balayé avec comme seul argument qu'une haie sépare l'élevage de la route !!
Il n'est pas fait mention des invasions de mouches consécutives à chaque épandage (qui peut se faire jusqu'à 15 mètres des habitations), ni de la consommation excessive d'eau (plusieurs milliers de m3) que ce mode de consommation entraîne. Bref, ce projet apparaît aussi nuisible à la qualité de notre cadre de vie qu'à l'image de notre territoire.

Maltraitance envers les animaux

La lecture attentive du dossier nous apprend par ailleurs que les pauvres veaux vont passer leurs 6 mois de vie enfermés par 8 dans des cellules de 15 m² (ce qui représente moins de 2 m² par veau qui pourtant pèsera plus de 200 kg à la fin de sa courte vie) et sur caillebotis, c'est à dire sans paille et directement au dessus de leurs déjections. Leur seul contact avec l'extérieur se fera le jour où ils seront chargés dans des camions à étages pour être amenés à l'abattoir.

Leurs conditions de vie sont telles qu'il faut aujourd'hui 18 camions d'équarrissage par an pour ramasser les cadavres, combien en faudra-t-il lorsque les exploitants, au nombre de 2 seulement (ce projet n'a pour but que de faire vivre UNE SEULE FAMILLE !!) devront s'occuper de 800 veaux à la fois (sans oublier leur troupeau de vache et broutards) ?

Aberration économique

Il est incroyable qu'un tel investissement dans un mode d'élevage rejeté par plus de 80 % des français, contraire aux principes du développement durable et du bien être animal puisse apparaître acceptable et judicieux ! Surtout si les consommateurs obtiennent enfin l'indication du mode d'élevage sur les aliments...

Dans un département qui selon son propre site officiel « s'engage pour des filières de qualité » et suite à la mise en place d'un « plan national bien-être animal » par l'Etat français, un projet de remise à l'herbe du cheptel existant, avec une amélioration de la qualité pour une valorisation sur des circuits courts nous semblerait bien plus en cohérence avec les attentes des consommateurs, les intérêts des producteurs et le respect des animaux.

Nous demandons donc que ce projet soit tout simplement rejeté ou à minima soumis à une étude d'impact environnemental indépendante qui seule pourra nous rassurer sur les conséquences de cet élevage pour l'homme et l'environnement (sachant que c'est de toutes façons une catastrophe pour la cause animale).

Dominique et Santo SANGUINE pour le Collectif citoyen contre la ferme-usine-concentrationnaire de Soucirac.
Tous les documents concernant ce projet sont consultables en suivant le lien : http://www.lot.gouv.fr/2018-gaec-de-combelon-soucirac-a12146.html


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