Ménopause et périménopause : il est temps d’écouter, de soigner, et de former !

Signataires récents:
pasturel YACINE et 16 autres ont signé récemment.

Le problème

DES FEMMES ET AFAN (ASSIGNÉ·E DE SEXE FÉMININ À LA NAISSANCE) SANS SOINS ADAPTÉS EN PÉRIMÉNOPAUSE : EXIGEONS DIGNITÉ ET ACCÈS À DES TRAITEMENTS ADAPTÉS POUR PLUS DE 50 % DE LA POPULATION !

Des millions de femmes et AFAN traversent chaque année, en France, la périménopause - une transition hormonale profonde, souvent méconnue et sous-estimée. Cette période peut durer entre 2 et 15 ans, et peut s’accompagner de symptômes invalidants : Insomnie, anxiété, brouillard cérébral, palpitations, douleurs articulaires, règles irrégulières, fatigue chronique, dépression, irritabilité, rage, perte de libido, mycoses répétées, troubles urinaires, bouffées de chaleur, troubles de la mémoire, hypersensibilité au bruit ou à la lumière, vertiges, migraines hormonales,  prise de poids inexpliquée, troubles digestifs, perte de cheveux, sécheresse et démangeaisons de peau, problèmes dentaires et oculaires, syndromes prémenstruels extrêmes (TDPM), et la liste continue...

 

UNE PRISE EN CHARGE MÉDICALE DÉFAILLANTE           

Malgré la gravité et conséquences de ces symptômes, la majorité des femmes et AFAN ne trouvent ni écoute, ni traitement adapté, et doivent faire face à :

  • Ignorance ou formation insuffisante de nombreux professionnel·les de santé.
  • Minimisation systématique des symptômes, souvent réduits à de simples "angoisses", "stress" ou "passage obligé".
  • Accès extrêmement limité aux traitements hormonaux (moleculairement identiques), pourtant reconnus comme sûrs et efficaces. 

Les taux de suicide chez les femmes et les personnes AFAN sont les plus élevés entre 45 et 64 ans - une période correspondant à l'âge moyen de la périménopause et de la ménopause.

C’est inacceptable ! Ce déni médical constitue une forme de violence systémique envers les personnes AFAN, au moment où ils ont le plus besoin d'aide. On ne soigne pas la souffrance hormonale avec du yoga ou du chocolat. Nous méritons des soins, pas d’être infantilisées.

 

CE QUE DIT LA SCIENCE - ET QUE LA MÉDECINE FRANÇAISE TARDE À APPLIQUER
Le traitement hormonal de la ménopause (THM), lorsqu’il utilise des hormones identiques a celles de nos corps, et qu’il est prescrit au bon moment, est :

  • hautement efficace pour soulager les symptômes ;
  • bien toléré, avec un profil de sécurité rassurant ;
  • protecteur à long terme pour la santé osseuse, cardiovasculaire et cérébrale. 

Depuis les années 2000, des centaines d’études ont corrigé les erreurs de l’étude WHI de 2002, souvent mal interprétée en France. Cette étude utilisait des hormones de synthèse (plus trop utilisé aujourd'hui), sur des personnes ménopausées depuis longtemps, et ne reflétait pas les conditions actuelles de prescription.

Et pourtant, moins de 6 % des personnes ménopausées en France reçoivent un THM. On continue de leur prescrire à la place :

  • des antidépresseurs,
  • des anxiolytiques,
  • des pilules contraceptives. 

Ces traitements ne traitent pas la cause hormonale et exposent inutilement à d'autres effets secondaires, voire à un risque accru de pathologies graves à long terme.

Il est également essentiel de reconnaître le besoin de traitement dès la périménopause - et pas seulement après 12 mois sans règles (ménopause) ou en post-ménopause. Car les hormones ne chutent pas du jour au lendemain : leur diminution progressive s’étale sur plusieurs années, et c’est bien cette transition hormonale qui provoque les symptômes parfois invalidants.


UNE INVISIBILISATION PLUS LARGE DES PROBLÉMATIQUES AFFECTANT DES AFAN
La périménopause vient s’ajouter à une longue liste de pathologies sous-diagnostiquées et mal prises en charge, qui touchent principalement les personnes AFAN :

  • le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) : syndrome complexe affectant la fertilité et le métabolisme,
  • l’endométriose : maladie inflammatoire chronique très douloureuse,
  • le TDPM (trouble dysphorique prémenstruel) : trouble neuroendocrinien grave / hypersensibilité aux fluctuations hormonales,
  • les douleurs menstruelles chroniques : invalidantes pour de nombreuses personnes,
  • l’exacerbation menstruelle (ME) : aggravation temporaire de symptômes physiques ou psychiques survenant avant et pendant les règles,
  • la ménopause précoce : arrêt prématuré des fonctions ovariennes nécessitant un traitement hormonal substitutif précoce et adapté,
  • la dépression post-partum :  trouble fréquent lié aux bouleversements hormonaux et émotionnels après l’accouchement,
  • etc…

Saviez-vous que les femmes/AFAN reçoivent un diagnostic près de 4 ans plus tard en moyen, que les hommes pour de nombreuses maladies ?

Depuis l’adolescence, nous avons été conditionnées à supporter en silence : contraceptifs hormonaux imposés, douleurs ignorées, absence de dépistage ou d’information… Et lorsque nos hormones s’effondrent à la quarantaine (ou même la trentaine), nous sommes laissées à l’abandon, sans traitement efficace. 

 

NOUS DEMANDONS :

  • Une réforme nationale de la formation médicale autour de la périménopause, traitement hormonal, et santé des femmes et AFAN.
  • La reconnaissance institutionnelle de la périménopause comme enjeu de santé publique.
  • Un accès facilité au traitement hormonal (moleculairement identiques) pour toutes les personnes concernées, dès la périménopause. 
  • Une campagne nationale d’information sur les signes de la périménopause et les options thérapeutiques.  

Le serment d’Hippocrate engage les soignant·es à « d’abord ne pas nuire » - un principe peu respecté lorsqu’il s’agit de la santé des femmes et des personnes AFAN !

Souffrir ne devrait pas être une fatalité. La périménopause mérite reconnaissance, recherche, formation et traitement adapté. 

✍️ Signez cette pétition pour exiger une réforme médicale et sociale urgente.

 

Recherches internationales :

Hormone replacement therapy – Current recommendations

Menopausal changes to female heart happen earlier than thought

NHS treatment outline

When to take hormone replacement therapy (HRT)

Hormone Replacement Therapy in the Treatment of Perimenopausal Depression

Perimenopause - Mayo clinic

The new science of menopause: these emerging therapies could change women’s health

Menopause Hormone Therapy is Making a Comeback: Is it Safe and Right for You?

 

AFAN – Assigné·e de sexe féminin à la naissance : Une appellation inclusive pour désigner les personnes non-binaires ou trans qui peuvent être menstruées.

 

Photographie par Pavel Danilyuk

11 238

Signataires récents:
pasturel YACINE et 16 autres ont signé récemment.

Le problème

DES FEMMES ET AFAN (ASSIGNÉ·E DE SEXE FÉMININ À LA NAISSANCE) SANS SOINS ADAPTÉS EN PÉRIMÉNOPAUSE : EXIGEONS DIGNITÉ ET ACCÈS À DES TRAITEMENTS ADAPTÉS POUR PLUS DE 50 % DE LA POPULATION !

Des millions de femmes et AFAN traversent chaque année, en France, la périménopause - une transition hormonale profonde, souvent méconnue et sous-estimée. Cette période peut durer entre 2 et 15 ans, et peut s’accompagner de symptômes invalidants : Insomnie, anxiété, brouillard cérébral, palpitations, douleurs articulaires, règles irrégulières, fatigue chronique, dépression, irritabilité, rage, perte de libido, mycoses répétées, troubles urinaires, bouffées de chaleur, troubles de la mémoire, hypersensibilité au bruit ou à la lumière, vertiges, migraines hormonales,  prise de poids inexpliquée, troubles digestifs, perte de cheveux, sécheresse et démangeaisons de peau, problèmes dentaires et oculaires, syndromes prémenstruels extrêmes (TDPM), et la liste continue...

 

UNE PRISE EN CHARGE MÉDICALE DÉFAILLANTE           

Malgré la gravité et conséquences de ces symptômes, la majorité des femmes et AFAN ne trouvent ni écoute, ni traitement adapté, et doivent faire face à :

  • Ignorance ou formation insuffisante de nombreux professionnel·les de santé.
  • Minimisation systématique des symptômes, souvent réduits à de simples "angoisses", "stress" ou "passage obligé".
  • Accès extrêmement limité aux traitements hormonaux (moleculairement identiques), pourtant reconnus comme sûrs et efficaces. 

Les taux de suicide chez les femmes et les personnes AFAN sont les plus élevés entre 45 et 64 ans - une période correspondant à l'âge moyen de la périménopause et de la ménopause.

C’est inacceptable ! Ce déni médical constitue une forme de violence systémique envers les personnes AFAN, au moment où ils ont le plus besoin d'aide. On ne soigne pas la souffrance hormonale avec du yoga ou du chocolat. Nous méritons des soins, pas d’être infantilisées.

 

CE QUE DIT LA SCIENCE - ET QUE LA MÉDECINE FRANÇAISE TARDE À APPLIQUER
Le traitement hormonal de la ménopause (THM), lorsqu’il utilise des hormones identiques a celles de nos corps, et qu’il est prescrit au bon moment, est :

  • hautement efficace pour soulager les symptômes ;
  • bien toléré, avec un profil de sécurité rassurant ;
  • protecteur à long terme pour la santé osseuse, cardiovasculaire et cérébrale. 

Depuis les années 2000, des centaines d’études ont corrigé les erreurs de l’étude WHI de 2002, souvent mal interprétée en France. Cette étude utilisait des hormones de synthèse (plus trop utilisé aujourd'hui), sur des personnes ménopausées depuis longtemps, et ne reflétait pas les conditions actuelles de prescription.

Et pourtant, moins de 6 % des personnes ménopausées en France reçoivent un THM. On continue de leur prescrire à la place :

  • des antidépresseurs,
  • des anxiolytiques,
  • des pilules contraceptives. 

Ces traitements ne traitent pas la cause hormonale et exposent inutilement à d'autres effets secondaires, voire à un risque accru de pathologies graves à long terme.

Il est également essentiel de reconnaître le besoin de traitement dès la périménopause - et pas seulement après 12 mois sans règles (ménopause) ou en post-ménopause. Car les hormones ne chutent pas du jour au lendemain : leur diminution progressive s’étale sur plusieurs années, et c’est bien cette transition hormonale qui provoque les symptômes parfois invalidants.


UNE INVISIBILISATION PLUS LARGE DES PROBLÉMATIQUES AFFECTANT DES AFAN
La périménopause vient s’ajouter à une longue liste de pathologies sous-diagnostiquées et mal prises en charge, qui touchent principalement les personnes AFAN :

  • le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) : syndrome complexe affectant la fertilité et le métabolisme,
  • l’endométriose : maladie inflammatoire chronique très douloureuse,
  • le TDPM (trouble dysphorique prémenstruel) : trouble neuroendocrinien grave / hypersensibilité aux fluctuations hormonales,
  • les douleurs menstruelles chroniques : invalidantes pour de nombreuses personnes,
  • l’exacerbation menstruelle (ME) : aggravation temporaire de symptômes physiques ou psychiques survenant avant et pendant les règles,
  • la ménopause précoce : arrêt prématuré des fonctions ovariennes nécessitant un traitement hormonal substitutif précoce et adapté,
  • la dépression post-partum :  trouble fréquent lié aux bouleversements hormonaux et émotionnels après l’accouchement,
  • etc…

Saviez-vous que les femmes/AFAN reçoivent un diagnostic près de 4 ans plus tard en moyen, que les hommes pour de nombreuses maladies ?

Depuis l’adolescence, nous avons été conditionnées à supporter en silence : contraceptifs hormonaux imposés, douleurs ignorées, absence de dépistage ou d’information… Et lorsque nos hormones s’effondrent à la quarantaine (ou même la trentaine), nous sommes laissées à l’abandon, sans traitement efficace. 

 

NOUS DEMANDONS :

  • Une réforme nationale de la formation médicale autour de la périménopause, traitement hormonal, et santé des femmes et AFAN.
  • La reconnaissance institutionnelle de la périménopause comme enjeu de santé publique.
  • Un accès facilité au traitement hormonal (moleculairement identiques) pour toutes les personnes concernées, dès la périménopause. 
  • Une campagne nationale d’information sur les signes de la périménopause et les options thérapeutiques.  

Le serment d’Hippocrate engage les soignant·es à « d’abord ne pas nuire » - un principe peu respecté lorsqu’il s’agit de la santé des femmes et des personnes AFAN !

Souffrir ne devrait pas être une fatalité. La périménopause mérite reconnaissance, recherche, formation et traitement adapté. 

✍️ Signez cette pétition pour exiger une réforme médicale et sociale urgente.

 

Recherches internationales :

Hormone replacement therapy – Current recommendations

Menopausal changes to female heart happen earlier than thought

NHS treatment outline

When to take hormone replacement therapy (HRT)

Hormone Replacement Therapy in the Treatment of Perimenopausal Depression

Perimenopause - Mayo clinic

The new science of menopause: these emerging therapies could change women’s health

Menopause Hormone Therapy is Making a Comeback: Is it Safe and Right for You?

 

AFAN – Assigné·e de sexe féminin à la naissance : Une appellation inclusive pour désigner les personnes non-binaires ou trans qui peuvent être menstruées.

 

Photographie par Pavel Danilyuk

Voix de signataires

Mises à jour sur la pétition