Mémoire des soldats venus d'ailleurs en péril : Paris doit agir au Jardin tropical


Mémoire des soldats venus d'ailleurs en péril : Paris doit agir au Jardin tropical
Le problème
Madame la Maire de Paris, Anne Hidalgo,
Mesdames les candidates et Messieurs les candidats aux élections municipales à Paris,
https://youtube.com/shorts/ao6YmSLHgEM?feature=share
Nous vous interpellons sur une situation intolérable : l’état de dégradation des monuments du Jardin d’Agronomie tropicale de Paris, situé au bois de Vincennes et géré par la Ville de Paris.
Ces monuments rendent hommage aux soldats et travailleurs venus du Cambodge, du Laos, du Vietnam, de Madagascar, du Maroc et d’autres territoires d’outre-mer ou d’anciennes « colonies », morts pour la France.
Aujourd’hui, ils sont laissés à l’abandon : structures détériorées, stèles illisibles, ruines…
Il s’agit d’un deuxième affront ; le premier c’est d’avoir relégué ces hommes dans l’oubli de l’Histoire de France, notre Histoire.
Rappel historique essentiel
Créé en 1899, le Jardin d’Agronomie Tropicale fut un ancien site d’expérimentation coloniale et le lieu de l’Exposition Coloniale de 1907. Ses pavillons, ses monuments et ses stèles témoignent de l’histoire complexe entre la France et ses anciennes colonies. Il s’agit à la fois d’un patrimoine mémoriel, historique et naturel, avec un parc de plus de sept hectares, classé « espace vert protégé ». Aujourd’hui, ce site est dans un état alarmant, alors qu’il devrait être exemplaire : la Ville de Paris en est la gestionnaire, et donc pleinement responsable de son entretien.
Un devoir de mémoire
Ces monuments commémorent en particulier :
- plus de 45 000 soldats et travailleurs malgaches engagés durant la Première Guerre mondiale, dont 41 355 dans des unités de combat.
- entre 37 000 et 45 000 Marocains qui ont combattu pour la France pendant la Première Guerre mondiale.
- près de 140 000 travailleurs chinois recrutés au cours de la guerre (dont une part pour la France), et environ 3 000 d’entre eux décédés en France ou sur le chemin du retour.
- les 45 000 soldats et 50 000 travailleurs d’Asie du Sud-Est (Cambodge, Laos, Vietnam) engagés durant la Première Guerre mondiale.
Ils ont servi la France, parfois de force, souvent dans des conditions extrêmes. Ils ont combattu, ils sont morts. Leur contribution est un fait historique.
Nos demandes
Nous demandons que la Ville de Paris s’engage clairement :
- À lancer un plan de restauration complet, urgent et financé du Jardin d’Agronomie tropicale et de ses monuments.
- À publier un calendrier précis et un état des lieux détaillé des actions prévues.
- À associer les associations, les familles et les diasporas concernées à la gouvernance du projet. Les associations signataires sont disposées à participer au financement et à s’impliquer dans le suivi du chantier.
Pourquoi agir maintenant ?
Parce que ce site est un lieu de mémoire, un lieu d’histoire, un lieu où reposent les traces d’hommes qui ont servi une France qu’ils connaissaient à peine, au péril de leur vie. Le laisser se dégrader, c’est nier leur sacrifice.
Le restaurer, c’est respecter un devoir républicain.
Paris ne peut plus détourner le regard. Nous demandons une action immédiate, visible, concrète.

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Le problème
Madame la Maire de Paris, Anne Hidalgo,
Mesdames les candidates et Messieurs les candidats aux élections municipales à Paris,
https://youtube.com/shorts/ao6YmSLHgEM?feature=share
Nous vous interpellons sur une situation intolérable : l’état de dégradation des monuments du Jardin d’Agronomie tropicale de Paris, situé au bois de Vincennes et géré par la Ville de Paris.
Ces monuments rendent hommage aux soldats et travailleurs venus du Cambodge, du Laos, du Vietnam, de Madagascar, du Maroc et d’autres territoires d’outre-mer ou d’anciennes « colonies », morts pour la France.
Aujourd’hui, ils sont laissés à l’abandon : structures détériorées, stèles illisibles, ruines…
Il s’agit d’un deuxième affront ; le premier c’est d’avoir relégué ces hommes dans l’oubli de l’Histoire de France, notre Histoire.
Rappel historique essentiel
Créé en 1899, le Jardin d’Agronomie Tropicale fut un ancien site d’expérimentation coloniale et le lieu de l’Exposition Coloniale de 1907. Ses pavillons, ses monuments et ses stèles témoignent de l’histoire complexe entre la France et ses anciennes colonies. Il s’agit à la fois d’un patrimoine mémoriel, historique et naturel, avec un parc de plus de sept hectares, classé « espace vert protégé ». Aujourd’hui, ce site est dans un état alarmant, alors qu’il devrait être exemplaire : la Ville de Paris en est la gestionnaire, et donc pleinement responsable de son entretien.
Un devoir de mémoire
Ces monuments commémorent en particulier :
- plus de 45 000 soldats et travailleurs malgaches engagés durant la Première Guerre mondiale, dont 41 355 dans des unités de combat.
- entre 37 000 et 45 000 Marocains qui ont combattu pour la France pendant la Première Guerre mondiale.
- près de 140 000 travailleurs chinois recrutés au cours de la guerre (dont une part pour la France), et environ 3 000 d’entre eux décédés en France ou sur le chemin du retour.
- les 45 000 soldats et 50 000 travailleurs d’Asie du Sud-Est (Cambodge, Laos, Vietnam) engagés durant la Première Guerre mondiale.
Ils ont servi la France, parfois de force, souvent dans des conditions extrêmes. Ils ont combattu, ils sont morts. Leur contribution est un fait historique.
Nos demandes
Nous demandons que la Ville de Paris s’engage clairement :
- À lancer un plan de restauration complet, urgent et financé du Jardin d’Agronomie tropicale et de ses monuments.
- À publier un calendrier précis et un état des lieux détaillé des actions prévues.
- À associer les associations, les familles et les diasporas concernées à la gouvernance du projet. Les associations signataires sont disposées à participer au financement et à s’impliquer dans le suivi du chantier.
Pourquoi agir maintenant ?
Parce que ce site est un lieu de mémoire, un lieu d’histoire, un lieu où reposent les traces d’hommes qui ont servi une France qu’ils connaissaient à peine, au péril de leur vie. Le laisser se dégrader, c’est nier leur sacrifice.
Le restaurer, c’est respecter un devoir républicain.
Paris ne peut plus détourner le regard. Nous demandons une action immédiate, visible, concrète.

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Pétition lancée le 4 novembre 2025
