Médicament contre le cancer du cerveau offert aux États-Unis, mais en attente au Canada


Médicament contre le cancer du cerveau offert aux États-Unis, mais en attente au Canada
Le problème
English
On m’a diagnostiqué un cancer du cerveau alors que j’étais dans la fleur de l’âge. En 2016, j’ai subi une intervention chirurgicale qui a endommagé mon cerveau et n’a permis de retirer qu’une partie de la tumeur. Depuis, je souffre d’une épilepsie incurable, une maladie dévastatrice qui a mis un terme à ma carrière de chercheuse en santé mondiale et m’a exposée à un risque accru de décès. Ma maladie se trouve aujourd’hui à un stade critique. J’ai une tumeur de 5 cm qui se trouve dans une zone critique de mon cerveau et qui ne cesse de croître. On me presse de subir des traitements de radiothérapie et de chimiothérapie, autant de traitements que je repousse le plus possible, car ils menacent ma capacité à fonctionner, y compris à parler et à développer une démence précoce.
Je suis loin d’être la seule ; au Canada, chaque jour, une tumeur cérébrale est diagnostiquée chez environ 27 personnes. Fait tragique, le cancer du cerveau est une maladie qui touche surtout les jeunes dans la vingtaine, la trentaine et même la quarantaine. C’est aussi le cancer qui tue le plus d’enfants. Il y a cependant de l’espoir : en 2023, des études ont démontré qu’un médicament appelé vorasidenib s’avérait efficace pour prolonger la vie des patients qui, comme moi, luttent contre cette terrible maladie. Le vorasidenib est le premier médicament ciblé mis au point pour les personnes atteintes de tumeurs cérébrales et constitue la plus grande avancée dans le traitement du cancer du cerveau depuis plus de 50 ans. De plus, il n’a pas les mêmes effets toxiques que la chimiothérapie et la radiothérapie.
Les Canadiens et les habitants d’autres pays qui en ont désespérément besoin n’ont toutefois pas accès à ce médicament prolongeant la vie, qui n’est offert qu’aux États-Unis dans le cadre d’un programme d’accès élargi. Ne pouvant pas être administré après une chimiothérapie ou une radiothérapie, le temps presse pour un grand nombre d’entre nous.
Pendant son traitement, une amie, récemment décédée d’un cancer du poumon, espérait désespérément tenir jusqu’à ce qu’il y ait une percée dans le traitement de ce cancer. Cette avancée n’a jamais eu lieu et ça me brise le cœur. En revanche, pour certains d’entre nous, atteints d’un cancer du cerveau, l’avancée s’est produite. Toutefois, sans le soutien de Servier, la société pharmaceutique qui produit le médicament, ou de Santé Canada, qui doit l’approuver de toute urgence, nos vies sont inutilement écourtées.
Je suis une mère, une fille, une sœur et une bonne amie aux yeux de nombreuses personnes. J’ai la chance d’être fiancée à un homme que j’aime. De nombreuses difficultés accompagnent la vie avec une tumeur cérébrale, mais elle vaut la peine d’être vécue, et je ne suis pas prête à mourir. Au sein de la communauté des personnes atteintes d’une tumeur cérébrale, d’autres ressentent la même chose.
C’est pourquoi nous demandons instamment à Santé Canada et à Servier d’accélérer les procédures nécessaires pour rendre ce traitement vital disponible au Canada, où il peut donner de l’espoir et prolonger la vie des personnes atteintes d’un cancer du cerveau. Veuillez signer cette pétition dès aujourd’hui. Tous ceux d’entre nous qui sont atteints d’une tumeur cérébrale et tous ceux qui nous sont chers l’apprécient sincèrement.
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On m’a diagnostiqué un cancer du cerveau alors que j’étais dans la fleur de l’âge. En 2016, j’ai subi une intervention chirurgicale qui a endommagé mon cerveau et n’a permis de retirer qu’une partie de la tumeur. Depuis, je souffre d’une épilepsie incurable, une maladie dévastatrice qui a mis un terme à ma carrière de chercheuse en santé mondiale et m’a exposée à un risque accru de décès. Ma maladie se trouve aujourd’hui à un stade critique. J’ai une tumeur de 5 cm qui se trouve dans une zone critique de mon cerveau et qui ne cesse de croître. On me presse de subir des traitements de radiothérapie et de chimiothérapie, autant de traitements que je repousse le plus possible, car ils menacent ma capacité à fonctionner, y compris à parler et à développer une démence précoce.
Je suis loin d’être la seule ; au Canada, chaque jour, une tumeur cérébrale est diagnostiquée chez environ 27 personnes. Fait tragique, le cancer du cerveau est une maladie qui touche surtout les jeunes dans la vingtaine, la trentaine et même la quarantaine. C’est aussi le cancer qui tue le plus d’enfants. Il y a cependant de l’espoir : en 2023, des études ont démontré qu’un médicament appelé vorasidenib s’avérait efficace pour prolonger la vie des patients qui, comme moi, luttent contre cette terrible maladie. Le vorasidenib est le premier médicament ciblé mis au point pour les personnes atteintes de tumeurs cérébrales et constitue la plus grande avancée dans le traitement du cancer du cerveau depuis plus de 50 ans. De plus, il n’a pas les mêmes effets toxiques que la chimiothérapie et la radiothérapie.
Les Canadiens et les habitants d’autres pays qui en ont désespérément besoin n’ont toutefois pas accès à ce médicament prolongeant la vie, qui n’est offert qu’aux États-Unis dans le cadre d’un programme d’accès élargi. Ne pouvant pas être administré après une chimiothérapie ou une radiothérapie, le temps presse pour un grand nombre d’entre nous.
Pendant son traitement, une amie, récemment décédée d’un cancer du poumon, espérait désespérément tenir jusqu’à ce qu’il y ait une percée dans le traitement de ce cancer. Cette avancée n’a jamais eu lieu et ça me brise le cœur. En revanche, pour certains d’entre nous, atteints d’un cancer du cerveau, l’avancée s’est produite. Toutefois, sans le soutien de Servier, la société pharmaceutique qui produit le médicament, ou de Santé Canada, qui doit l’approuver de toute urgence, nos vies sont inutilement écourtées.
Je suis une mère, une fille, une sœur et une bonne amie aux yeux de nombreuses personnes. J’ai la chance d’être fiancée à un homme que j’aime. De nombreuses difficultés accompagnent la vie avec une tumeur cérébrale, mais elle vaut la peine d’être vécue, et je ne suis pas prête à mourir. Au sein de la communauté des personnes atteintes d’une tumeur cérébrale, d’autres ressentent la même chose.
C’est pourquoi nous demandons instamment à Santé Canada et à Servier d’accélérer les procédures nécessaires pour rendre ce traitement vital disponible au Canada, où il peut donner de l’espoir et prolonger la vie des personnes atteintes d’un cancer du cerveau. Veuillez signer cette pétition dès aujourd’hui. Tous ceux d’entre nous qui sont atteints d’une tumeur cérébrale et tous ceux qui nous sont chers l’apprécient sincèrement.
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Pétition lancée le 28 février 2024