Pour le football amateur. Appel à réflexion quant aux violences dans le football amateur.

0 a signé. Allez jusqu'à 1 000 !


Pour le football amateur. De la violence sociale dans nos villes, quartiers et villages aux violences physiques dans nos stades.


Avec plus de 2 millions de licenciés encadrés par des milliers de bénévoles, le football amateur français assure une fonction civique irremplaçable. Dans la pratique sportive, des jeunes de diverses origines sociales font collectivement l’apprentissage de techniques corporelles mais aussi d’une discipline de vie. Malgré tout, comme l’École, le football n’est pas à l’abri des violences physiques. Les coups ou les insultes se retrouvent sur les terrains comme dans les tribunes. Ceci n’est pas tolérable. Nul ne songerait à fermer une école pour lutter contre la violence. Pourtant, confrontés à la même question, des clubs de football sont menacés de disparaître.

Jadis associé aux « banlieues » des grandes villes, le problème des « violences » dans le football amateur se retrouve aujourd’hui aussi bien dans les villages et les petites villes de la France populaire que dans les cités, les campagnes ou les anciennes régions industrielles.

En 2016, la Fédération française de football (FFF) a mis en place un Programme éducatif fédéral (PEF) visant notamment à promouvoir le travail éducatif réalisé dans le football amateur. Salutaire, cette initiative manque malheureusement de moyens pour être mise en œuvre efficacement.

Cela ne veut pas dire que la violence doit être tolérée dans nos stades mais bel et bien qu’on ne peut pas attendre du football amateur qu’il amène des réponses miracles sur ce sujet.
Le problème de la violence physique dans le football est le problème de tout le monde. Personne ne peut nier son existence sur et en dehors des terrains.

Des sanctions envers les clubs et les joueurs contrevenants sont évidemment nécessaires pour réguler la pratique du football. Mais des sanctions démesurées envers les clubs et leurs dirigeants bénévoles qui sont également victimes de cette violence est-elle la solution ? Cette violence symbolique n’aboutit-elle pas à la mise à mort de certains clubs ? On demande à des bénévoles de prendre des mesures au sein de leurs clubs et de leurs stades, que même l’État et les municipalités ne prendraient pas. En mettant en difficulté la vie de certains clubs, c’est le monde associatif et le lien social qu’il crée qui se retrouve en danger. Le football reste souvent le dernier rempart associatif local au sein de certains villages et de certaines villes.

La prévention de la violence, sous toutes ses formes, apparaît comme une réponse inévitable à ce sujet.

Il est plus que nécessaire qu’une réflexion sur ce sujet soit lancée et nous devons tenter de trouver les solutions ensemble. Le problème de la violence et de la prévention ne peut être laissé aux seules associations sportives, et sans moyens. Nous devons avoir le soutien de nos instances du football, de nos municipalités, de nos départements, de nos régions et de l’État.

Pour ces raisons, nous en appelons à tous les acteurs qui souhaitent se saisir de ce sujet pour faire jouer pleinement au football amateur son rôle de service public.

Présidents de clubs, dirigeants, éducateurs, joueurs, dirigeants des instances, responsables associatifs, responsables politiques, élus, simples citoyens, rencontrons-nous !

« Ouvrez des écoles, vous fermerez des prisons » disait Victor Hugo. Alors faisons vivre nos clubs et nos écoles de football !



US Froidcul compte sur vous aujourd'hui

US Froidcul a besoin de votre aide pour sa pétition “Ligue Grand Est de Football: Pour le football amateur. Appel à réflexion quant aux violences dans le football amateur.”. Rejoignez US Froidcul et 639 signataires.