Lettre ouverte d'étudiants Rennes 2 pour le droit d'étudier et un vote démocratique

Signataires récents:
Bruno B. et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

Bonjour à toutes et tous, étudiants, enseignants, personnel, administration,


Nous nous adressons à vous tous, mus par un sentiment de colère, d'incompréhension et d'injustice face au blocage en cours.

Nous sommes, comme vous certainement, contre les restrictions budgétaires qui pénalisent notre université et ne laissent présager rien de bon pour l'avenir.

En revanche, nous sommes aussi contre le blocage, qui à notre sens dessert la cause et rend nos revendications caduques.

Bloquer, c'est contraindre par la force à ne pas venir étudier. Or nous luttons justement pour ce droit et pour le garder.


Par ailleurs, lors de nombreux blocages, l'établissement est dégradé ce qui mobilise du personnel pour tout remettre en place. Personnel payé par l'université ce qui suppose donc de prendre sur le budget qui s'amenuise par ces actions.

Idem, entre autres, pour les nombreuses annulations au Tambour, lieu de culture et de partage essentiel à une université. Ces annulations créent non seulement du travail en plus mais aussi un sentiment de frustration et de dépit face à tant d'heures gâchées.


Nous l’avons vécu aussi au sein de notre département, alors que nous nous apprêtions à présenter une médiation au Tambour ce mardi 18 mars, ainsi que nos projets musicaux, fruits d'une année de travail, et qui doivent être présentés ce jeudi 20 mars. Devoir annuler serait un déchirement et une injustice que nous ne voulons pas subir.


Nous sommes l'université Rennes 2, lieu d'apprentissage de l'humain sur l'humain par l'humain. Nous cherchons à l'étudier, le comprendre, à travers les âges et les sociétés. À travers ses manières d'agir, de penser, de concevoir le monde, et de créer.

Le temps nous a permis d'en entrevoir quelques fondamentaux, d'en tirer quelques savoirs, modestement, en continuant de questionner.

Si la lutte pour nos droits nous semble essentielle, nous questionnons ici nos moyens d'agir. 

Le blocage, de par sa violence et sa contrainte, nous semble aller à l'encontre d'une vision démocratique, d'autant plus lorsqu'on sait qu'il est voté par un petit nombre, peu représentatif de la majorité étudiante.

Mais en plus, il relève selon nous d'une méthode qui ne nous semble plus d'actualité et qui ne correspond plus à nos manières de penser. S'il a pu fonctionner il y a maintenant quelques années, il semble obsolète à présent.


De plus, fort de notre identité de faculté de sciences humaines, d'art et de culture, ne pourrions nous pas justement envisager de nouveaux moyens d'actions? Qui cherchent à convaincre le plus grand nombre, non pas par la force mais par les idées ? Qui rassemblent plutôt que diviser. Qui permettent à la fois de dire NON, cette restriction nous ne la voulons pas, nous voulons continuer à étudier dans les meilleures conditions. 

Nous croyons en cette force collective d'imagination, d'invention et de communication.


Nous en appelons donc à ce que chacun puisse s'exprimer, librement et sans jugement, dans la bienveillance, pour trouver des solutions communes de refuser ces restrictions budgétaires, tout en continuant à étudier.

Il ne nous reste plus qu'un mois et demi avant la fin de notre licence ou de notre année, ne gâchons pas ce temps. 

Il n'est plus temps de subir mais de prendre la parole et de s'engager pour ne pas regretter d'avoir vécu une fin d'année (de licence) perturbée. 


Nous vous proposons, plutôt que d'être attentistes, de venir aux AG et de prendre parti en nous exprimant et en votant, en essayant de ramener le plus grand nombre et d'être entendus.


Au sein de cette L3 de musicologie, nous avons toujours su nous soutenir et nous entraider, ce qui procure une grande force et nous a permis de vivre une scolarité favorable. Continuons dans ce sens jusqu'au bout, en faisant en sorte que d'autres nous rejoignent dans cette manière d'être et d'agir. 

Rassemblons les autres années, autres filières, nos professeurs, le personnel de la fac et de l'administration, et disons NON au blocage, OUI à l'apprentissage, OUI, à la cohésion et l'entraide pour lutter pour garder nos droits, OUI à la démocratie et au collectif.


Nous demandons donc, en premier lieu, un vote électronique pour la reprise des cours, afin de concerner le plus grand nombre et voter de façon démocratique.

 

A l’initiative d'étudiants de L3 musicologie

 

684

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Le problème

Bonjour à toutes et tous, étudiants, enseignants, personnel, administration,


Nous nous adressons à vous tous, mus par un sentiment de colère, d'incompréhension et d'injustice face au blocage en cours.

Nous sommes, comme vous certainement, contre les restrictions budgétaires qui pénalisent notre université et ne laissent présager rien de bon pour l'avenir.

En revanche, nous sommes aussi contre le blocage, qui à notre sens dessert la cause et rend nos revendications caduques.

Bloquer, c'est contraindre par la force à ne pas venir étudier. Or nous luttons justement pour ce droit et pour le garder.


Par ailleurs, lors de nombreux blocages, l'établissement est dégradé ce qui mobilise du personnel pour tout remettre en place. Personnel payé par l'université ce qui suppose donc de prendre sur le budget qui s'amenuise par ces actions.

Idem, entre autres, pour les nombreuses annulations au Tambour, lieu de culture et de partage essentiel à une université. Ces annulations créent non seulement du travail en plus mais aussi un sentiment de frustration et de dépit face à tant d'heures gâchées.


Nous l’avons vécu aussi au sein de notre département, alors que nous nous apprêtions à présenter une médiation au Tambour ce mardi 18 mars, ainsi que nos projets musicaux, fruits d'une année de travail, et qui doivent être présentés ce jeudi 20 mars. Devoir annuler serait un déchirement et une injustice que nous ne voulons pas subir.


Nous sommes l'université Rennes 2, lieu d'apprentissage de l'humain sur l'humain par l'humain. Nous cherchons à l'étudier, le comprendre, à travers les âges et les sociétés. À travers ses manières d'agir, de penser, de concevoir le monde, et de créer.

Le temps nous a permis d'en entrevoir quelques fondamentaux, d'en tirer quelques savoirs, modestement, en continuant de questionner.

Si la lutte pour nos droits nous semble essentielle, nous questionnons ici nos moyens d'agir. 

Le blocage, de par sa violence et sa contrainte, nous semble aller à l'encontre d'une vision démocratique, d'autant plus lorsqu'on sait qu'il est voté par un petit nombre, peu représentatif de la majorité étudiante.

Mais en plus, il relève selon nous d'une méthode qui ne nous semble plus d'actualité et qui ne correspond plus à nos manières de penser. S'il a pu fonctionner il y a maintenant quelques années, il semble obsolète à présent.


De plus, fort de notre identité de faculté de sciences humaines, d'art et de culture, ne pourrions nous pas justement envisager de nouveaux moyens d'actions? Qui cherchent à convaincre le plus grand nombre, non pas par la force mais par les idées ? Qui rassemblent plutôt que diviser. Qui permettent à la fois de dire NON, cette restriction nous ne la voulons pas, nous voulons continuer à étudier dans les meilleures conditions. 

Nous croyons en cette force collective d'imagination, d'invention et de communication.


Nous en appelons donc à ce que chacun puisse s'exprimer, librement et sans jugement, dans la bienveillance, pour trouver des solutions communes de refuser ces restrictions budgétaires, tout en continuant à étudier.

Il ne nous reste plus qu'un mois et demi avant la fin de notre licence ou de notre année, ne gâchons pas ce temps. 

Il n'est plus temps de subir mais de prendre la parole et de s'engager pour ne pas regretter d'avoir vécu une fin d'année (de licence) perturbée. 


Nous vous proposons, plutôt que d'être attentistes, de venir aux AG et de prendre parti en nous exprimant et en votant, en essayant de ramener le plus grand nombre et d'être entendus.


Au sein de cette L3 de musicologie, nous avons toujours su nous soutenir et nous entraider, ce qui procure une grande force et nous a permis de vivre une scolarité favorable. Continuons dans ce sens jusqu'au bout, en faisant en sorte que d'autres nous rejoignent dans cette manière d'être et d'agir. 

Rassemblons les autres années, autres filières, nos professeurs, le personnel de la fac et de l'administration, et disons NON au blocage, OUI à l'apprentissage, OUI, à la cohésion et l'entraide pour lutter pour garder nos droits, OUI à la démocratie et au collectif.


Nous demandons donc, en premier lieu, un vote électronique pour la reprise des cours, afin de concerner le plus grand nombre et voter de façon démocratique.

 

A l’initiative d'étudiants de L3 musicologie

 

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