Lettre ouverte au Comité Directeur de la FFA contre la suppression du skiff PL

Signataires récents:
Françoise LHOSMOT et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

Lettre ouverte au Comité Directeur de la FFA contre la suppression du skiff poids léger aux Championnats de France bateaux courts


Madame, Monsieur,


Depuis plusieurs saisons, l’aviron français connaît de nombreuses évolutions, guidées par une volonté de réforme du haut niveau et d’optimisation des parcours de performance. Nous comprenons et partageons la nécessité d’adapter notre modèle pour répondre aux exigences internationales.
Cependant, nous avons récemment pris connaissance, via les avant-programmes des compétitions, d’une décision qui n’a pas encore été officiellement annoncée mais qui soulève de fortes inquiétudes : la suppression du skiff poids léger masculin et féminin aux Championnats de France bateaux courts.
Cette suppression, si elle était confirmée, aurait des conséquences profondes sur la motivation des rameurs et rameuses concernés et l’attractivité globale de l’aviron en France.

 

1. Une décision prise sans annonce claire, alors que la saison a déjà débutée
Il est difficilement compréhensible qu’une décision aussi structurante n’ait pas été communiquée de façon officielle, transparente, et concertée. De nombreux athlètes ont déjà entamé leur préparation en skiff PL. Supprimer cette épreuve alors que la saison est engagée revient à nier l’investissement de ces nombreux rameurs et de leurs entraîneurs.
Cela crée une situation d'incertitude et d’injustice : comment préparer sérieusement une saison quand les règles changent sans communication claire ?

 

2. Un coup d’arrêt à la projection des rameurs aux gabarits intermédiaires
L’aviron est historiquement un sport ouvert à des profils variés, notamment grâce aux catégories poids légers. En supprimant cette catégorie, on ferme brutalement la porte à toute perspective de performance pour des rameurs et rameuses mesurant moins d’1m80 ou pesant moins de 70 kg.
 Ces rameurs ne disparaîtront pas… mais ils perdront la capacité de se projeter dans une trajectoire compétitive cohérente avec leur morphologie.
C’est un signal extrêmement négatif envoyé à tous, et notamment aux jeunes : “Tu n’as pas le bon gabarit, tu n’as pas ta place à l’aviron.”

Certains des plus grands champions français et internationaux ont brillé en poids léger. Faut-il rappeler que les épreuves PL ont longtemps été des viviers d’excellence technique, favorisant la finesse de rame et la précision plutôt que la seule puissance ?

 

3. Une catégorie encore très représentée : une suppression déconnectée de la réalité
Lors des derniers championnats de zone, près de la moitié des skiffeurs engagés étaient poids léger (50% chez les filles et 46% chez les garçons). 
Ce chiffre démontre à lui seul la vitalité et la pertinence de cette catégorie, que ce soit en termes de participation, de niveau ou de dynamique sportive.
 Supprimer une épreuve aussi densément représentée ne semble pas répondre à une réalité du terrain, mais plutôt à une logique inspirée de considérations internationales qui ne devraient pas s’imposer aux compétitions nationales.

 

4. Une décision qui fragilise les clubs et les parcours de formation
Pour les clubs, la suppression du skiff PL complique la construction des projets sportifs : comment accompagner des rameurs qui n’ont plus de catégorie correspondant à leur gabarit ? Comment motiver des jeunes qui savent déjà que, plus tard, leur gabarit les empêchera de rivaliser au plus haut niveau et de représenter leur club dans une épreuve correspondant à leurs capacités ?
Cette décision pénalise non seulement les rameurs mais aussi les entraîneurs, contraints de revoir leurs méthodes, leurs objectifs, et parfois même leur rôle de formateur d’athlètes ambitieux.

 

5. Le risque d’une disparition progressive des autres embarcations poids légers
Après la suppression du skiff PL, devons-nous nous attendre à voir disparaître également le double PL et le quatre sans barreur PL des Championnats de France bateaux longs ?
L’expérience récente du retrait, sans annonce préalable, du deux barré et du quatre barré — pourtant très représentés chaque année — soulève de légitimes interrogations quant au devenir des autres catégories.
Une telle tendance pourrait mener à la disparition totale des catégories poids légers, effaçant une composante essentielle de notre sport.

 

6. Des résultats internationaux qui rappellent l’importance des poids légers
Lors des derniers Championnats du monde, seniors et U23 confondus, la France a remporté deux médailles, dont une en poids léger.
Ce simple constat illustre à quel point la filière des poids légers continue de produire de la performance au plus haut niveau.
Supprimer les épreuves nationales correspondantes reviendrait à affaiblir un vivier qui reste, aujourd’hui encore, l’un des rares à rapporter des résultats sur la scène internationale.

 

En conclusion, nous demandons au Comité Directeur de reconsidérer cette suppression,

En supprimant les épreuves skiff poids léger, la Fédération prend le risque de perdre des rameurs, des talents, et la confiance d’une partie importante de ses licenciés.
Nous appelons à une véritable concertation avec les clubs, les rameurs, les entraîneurs et les ligues pour repenser cette évolution dans l’intérêt du plus grand nombre.

Dans l’intérêt de l’aviron français,

Veuillez croire, Madame, Monsieur, en l’expression de notre considération distinguée.

Des rameurs poids légers attachés à l’avenir de leur catégorie.

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Mathys FERRIERELanceur de pétition

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Françoise LHOSMOT et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

Lettre ouverte au Comité Directeur de la FFA contre la suppression du skiff poids léger aux Championnats de France bateaux courts


Madame, Monsieur,


Depuis plusieurs saisons, l’aviron français connaît de nombreuses évolutions, guidées par une volonté de réforme du haut niveau et d’optimisation des parcours de performance. Nous comprenons et partageons la nécessité d’adapter notre modèle pour répondre aux exigences internationales.
Cependant, nous avons récemment pris connaissance, via les avant-programmes des compétitions, d’une décision qui n’a pas encore été officiellement annoncée mais qui soulève de fortes inquiétudes : la suppression du skiff poids léger masculin et féminin aux Championnats de France bateaux courts.
Cette suppression, si elle était confirmée, aurait des conséquences profondes sur la motivation des rameurs et rameuses concernés et l’attractivité globale de l’aviron en France.

 

1. Une décision prise sans annonce claire, alors que la saison a déjà débutée
Il est difficilement compréhensible qu’une décision aussi structurante n’ait pas été communiquée de façon officielle, transparente, et concertée. De nombreux athlètes ont déjà entamé leur préparation en skiff PL. Supprimer cette épreuve alors que la saison est engagée revient à nier l’investissement de ces nombreux rameurs et de leurs entraîneurs.
Cela crée une situation d'incertitude et d’injustice : comment préparer sérieusement une saison quand les règles changent sans communication claire ?

 

2. Un coup d’arrêt à la projection des rameurs aux gabarits intermédiaires
L’aviron est historiquement un sport ouvert à des profils variés, notamment grâce aux catégories poids légers. En supprimant cette catégorie, on ferme brutalement la porte à toute perspective de performance pour des rameurs et rameuses mesurant moins d’1m80 ou pesant moins de 70 kg.
 Ces rameurs ne disparaîtront pas… mais ils perdront la capacité de se projeter dans une trajectoire compétitive cohérente avec leur morphologie.
C’est un signal extrêmement négatif envoyé à tous, et notamment aux jeunes : “Tu n’as pas le bon gabarit, tu n’as pas ta place à l’aviron.”

Certains des plus grands champions français et internationaux ont brillé en poids léger. Faut-il rappeler que les épreuves PL ont longtemps été des viviers d’excellence technique, favorisant la finesse de rame et la précision plutôt que la seule puissance ?

 

3. Une catégorie encore très représentée : une suppression déconnectée de la réalité
Lors des derniers championnats de zone, près de la moitié des skiffeurs engagés étaient poids léger (50% chez les filles et 46% chez les garçons). 
Ce chiffre démontre à lui seul la vitalité et la pertinence de cette catégorie, que ce soit en termes de participation, de niveau ou de dynamique sportive.
 Supprimer une épreuve aussi densément représentée ne semble pas répondre à une réalité du terrain, mais plutôt à une logique inspirée de considérations internationales qui ne devraient pas s’imposer aux compétitions nationales.

 

4. Une décision qui fragilise les clubs et les parcours de formation
Pour les clubs, la suppression du skiff PL complique la construction des projets sportifs : comment accompagner des rameurs qui n’ont plus de catégorie correspondant à leur gabarit ? Comment motiver des jeunes qui savent déjà que, plus tard, leur gabarit les empêchera de rivaliser au plus haut niveau et de représenter leur club dans une épreuve correspondant à leurs capacités ?
Cette décision pénalise non seulement les rameurs mais aussi les entraîneurs, contraints de revoir leurs méthodes, leurs objectifs, et parfois même leur rôle de formateur d’athlètes ambitieux.

 

5. Le risque d’une disparition progressive des autres embarcations poids légers
Après la suppression du skiff PL, devons-nous nous attendre à voir disparaître également le double PL et le quatre sans barreur PL des Championnats de France bateaux longs ?
L’expérience récente du retrait, sans annonce préalable, du deux barré et du quatre barré — pourtant très représentés chaque année — soulève de légitimes interrogations quant au devenir des autres catégories.
Une telle tendance pourrait mener à la disparition totale des catégories poids légers, effaçant une composante essentielle de notre sport.

 

6. Des résultats internationaux qui rappellent l’importance des poids légers
Lors des derniers Championnats du monde, seniors et U23 confondus, la France a remporté deux médailles, dont une en poids léger.
Ce simple constat illustre à quel point la filière des poids légers continue de produire de la performance au plus haut niveau.
Supprimer les épreuves nationales correspondantes reviendrait à affaiblir un vivier qui reste, aujourd’hui encore, l’un des rares à rapporter des résultats sur la scène internationale.

 

En conclusion, nous demandons au Comité Directeur de reconsidérer cette suppression,

En supprimant les épreuves skiff poids léger, la Fédération prend le risque de perdre des rameurs, des talents, et la confiance d’une partie importante de ses licenciés.
Nous appelons à une véritable concertation avec les clubs, les rameurs, les entraîneurs et les ligues pour repenser cette évolution dans l’intérêt du plus grand nombre.

Dans l’intérêt de l’aviron français,

Veuillez croire, Madame, Monsieur, en l’expression de notre considération distinguée.

Des rameurs poids légers attachés à l’avenir de leur catégorie.

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Mathys FERRIERELanceur de pétition

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