Lettre aux candidats aux élections municipales de Bergerac
Lettre aux candidats aux élections municipales de Bergerac
Le problème
Lettre aux candidats aux élections municipales de Bergerac
Bergerac, 30 janvier 2026
Alors que les élections municipales sont imminentes, le monde associatif bergeracois est, comme partout au niveau national, en détresse.
Nous avons choisi, dans ce courrier, par praticité et parce qu’ils nous semblent pertinents, de reprendre ci-dessous les mots et les propositions du Mouvement Associatif (https://lemouvementassociatif.org/municipales2026
La situation de détresse inédite que vivent les associations s’explique principalement en trois points.
Elle est en premier lieu une traduction de vingt ans de transformation du soutien public aux associations qui ont vu la subvention baisser de près de 41 % dans le budget global des associations au profit de la commande publique. Cette transformation a eu des effets structurels sur le modèle associatif en termes de gestion, de bénévolat et de modèle.
En deuxième lieu, les associations se retrouvent aujourd’hui de plus en plus contraintes dans leur capacité d’agir. Si le modèle de la commande publique induit un rapport plus descendant entre les associations et les bailleurs publics, les associations sont aujourd’hui remises en question sur les libertés associatives, notamment depuis la mise en place du contrat d’engagement républicain.
Enfin, la dernière charge qui pèse sur les associations concerne les restrictions budgétaires à l’œuvre depuis 2024. Hausse de l’inflation, explosion de la demande, stagnation, voir baisse de financements… Autant de difficultés qui se sont heurtées à des votes budgétaires décalés mettant directement à mal la trésorerie. En septembre dernier, une association employeuse sur deux indiquait avoir perdu des financements publics, 90 000 emplois étaient directement menacés et près de 40 % des associations expliquaient revoir leurs activités à la baisse.
C’est dans ce contexte, qu’à l’initiative du Mouvement associatif, les associations se sont rassemblées dans un mouvement sans précédent pour le secteur autour d’un mot d’ordre : « Ça ne tient plus ! ». Pour la première fois, la crise à l’œuvre concerne toutes les associations, qu’importent la taille de la structure ou le secteur d’intervention. En 2025, 1 association employeuse sur 2 a perdu des financements publics.
Pourtant, malgré ce mouvement unanimement relayé par le monde associatif, l’instabilité de la politique nationale renforce les difficultés du secteur. Dès lors, il convient de comprendre que les principales alliances entre associations et pouvoirs publics sont aujourd’hui au niveau local avec les collectivités.
En effet, associations et communes ont aujourd’hui à partager face à une crise qui les concerne avec beaucoup de similitudes. Car comme les associations, les collectivités subissent une situation budgétaire sous tension qui les oblige à repenser leurs activités alors qu’elles gardent une confiance certaine des concitoyen.nes.
Car comme les associations, les collectivités ont cette capacité à agir sur le terrain qui fonde la confiance des citoyen.nes en leur faveur. Les associations accompagnent et agissent au quotidien des personnes âgées, handicapées et des plus jeunes, facilitent l’accès au sport et à la culture pour toutes et tous, nourrissent ou logent les personnes en situation de grande précarité, font vivre la solidarité entre les peuples, accompagnent vers l’emploi, animent les centres de loisirs et les colonies de vacances… Tant d’enjeux cruciaux pour les territoires et essentiels pour les collectivités.
Mais au-delà de subir les restrictions budgétaires, les associations et les collectivités sont également aujourd’hui totalement interdépendantes. Les collectivités ont besoin des associations pour redynamiser leurs territoires, agir au plus près de leurs citoyens ou bien encore développer des projets de territoires ambitieux. Dans le même sens, les associations ont besoin des communes et des intercommunalités pour se structurer davantage ou pour se renouveler dans leurs actions.
Aujourd’hui, cette crise doit nous permettre de repenser le cadre de coopération entre associations et collectivités. Et quoi de mieux que les prochaines élections municipales pour engager cette transformation et penser les complémentarités entre intérêt général et service public.
Nous vous invitons donc à prendre 12 engagements pour votre futur mandat. Ces engagements, proposés par le Mouvement Associatif, sont listés ci-dessous et détaillés dans l’annexe à cette lettre. Ils sont aussi disponibles sur cette page : https://lemouvementassociatif.org/municipales2026/
Axe 1 : favoriser l’engagement associatif local
1 - Soutenir la formation des bénévoles
2 - Organiser des temps de visibilité de l’action associative
3 – Simplifier les démarches associatives pour les associations
Axe 2 : financer durablement la vie associative
4 - Privilégier la subvention comme principal moyen de financement
5 - Opter pour la convention pluriannuelle
6 - Privilégier le financement de fonctionnement
Axe 3 : Renforcer la coopération collectivités / associations
7 - Créer des espaces de dialogue avec les associations
8 - Décliner localement la charte des engagements réciproques
9 - Garantir les libertés associatives
Axe 4 : développer un accompagnement de qualité auprès des associations
10 - Favoriser la formation des agents et des élu.es aux enjeux associatifs
11 - Contribuer à l’ancrage local du dispositif Guid’Asso
12 - Mettre à disposition des ressources pour les associations
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Le problème
Lettre aux candidats aux élections municipales de Bergerac
Bergerac, 30 janvier 2026
Alors que les élections municipales sont imminentes, le monde associatif bergeracois est, comme partout au niveau national, en détresse.
Nous avons choisi, dans ce courrier, par praticité et parce qu’ils nous semblent pertinents, de reprendre ci-dessous les mots et les propositions du Mouvement Associatif (https://lemouvementassociatif.org/municipales2026
La situation de détresse inédite que vivent les associations s’explique principalement en trois points.
Elle est en premier lieu une traduction de vingt ans de transformation du soutien public aux associations qui ont vu la subvention baisser de près de 41 % dans le budget global des associations au profit de la commande publique. Cette transformation a eu des effets structurels sur le modèle associatif en termes de gestion, de bénévolat et de modèle.
En deuxième lieu, les associations se retrouvent aujourd’hui de plus en plus contraintes dans leur capacité d’agir. Si le modèle de la commande publique induit un rapport plus descendant entre les associations et les bailleurs publics, les associations sont aujourd’hui remises en question sur les libertés associatives, notamment depuis la mise en place du contrat d’engagement républicain.
Enfin, la dernière charge qui pèse sur les associations concerne les restrictions budgétaires à l’œuvre depuis 2024. Hausse de l’inflation, explosion de la demande, stagnation, voir baisse de financements… Autant de difficultés qui se sont heurtées à des votes budgétaires décalés mettant directement à mal la trésorerie. En septembre dernier, une association employeuse sur deux indiquait avoir perdu des financements publics, 90 000 emplois étaient directement menacés et près de 40 % des associations expliquaient revoir leurs activités à la baisse.
C’est dans ce contexte, qu’à l’initiative du Mouvement associatif, les associations se sont rassemblées dans un mouvement sans précédent pour le secteur autour d’un mot d’ordre : « Ça ne tient plus ! ». Pour la première fois, la crise à l’œuvre concerne toutes les associations, qu’importent la taille de la structure ou le secteur d’intervention. En 2025, 1 association employeuse sur 2 a perdu des financements publics.
Pourtant, malgré ce mouvement unanimement relayé par le monde associatif, l’instabilité de la politique nationale renforce les difficultés du secteur. Dès lors, il convient de comprendre que les principales alliances entre associations et pouvoirs publics sont aujourd’hui au niveau local avec les collectivités.
En effet, associations et communes ont aujourd’hui à partager face à une crise qui les concerne avec beaucoup de similitudes. Car comme les associations, les collectivités subissent une situation budgétaire sous tension qui les oblige à repenser leurs activités alors qu’elles gardent une confiance certaine des concitoyen.nes.
Car comme les associations, les collectivités ont cette capacité à agir sur le terrain qui fonde la confiance des citoyen.nes en leur faveur. Les associations accompagnent et agissent au quotidien des personnes âgées, handicapées et des plus jeunes, facilitent l’accès au sport et à la culture pour toutes et tous, nourrissent ou logent les personnes en situation de grande précarité, font vivre la solidarité entre les peuples, accompagnent vers l’emploi, animent les centres de loisirs et les colonies de vacances… Tant d’enjeux cruciaux pour les territoires et essentiels pour les collectivités.
Mais au-delà de subir les restrictions budgétaires, les associations et les collectivités sont également aujourd’hui totalement interdépendantes. Les collectivités ont besoin des associations pour redynamiser leurs territoires, agir au plus près de leurs citoyens ou bien encore développer des projets de territoires ambitieux. Dans le même sens, les associations ont besoin des communes et des intercommunalités pour se structurer davantage ou pour se renouveler dans leurs actions.
Aujourd’hui, cette crise doit nous permettre de repenser le cadre de coopération entre associations et collectivités. Et quoi de mieux que les prochaines élections municipales pour engager cette transformation et penser les complémentarités entre intérêt général et service public.
Nous vous invitons donc à prendre 12 engagements pour votre futur mandat. Ces engagements, proposés par le Mouvement Associatif, sont listés ci-dessous et détaillés dans l’annexe à cette lettre. Ils sont aussi disponibles sur cette page : https://lemouvementassociatif.org/municipales2026/
Axe 1 : favoriser l’engagement associatif local
1 - Soutenir la formation des bénévoles
2 - Organiser des temps de visibilité de l’action associative
3 – Simplifier les démarches associatives pour les associations
Axe 2 : financer durablement la vie associative
4 - Privilégier la subvention comme principal moyen de financement
5 - Opter pour la convention pluriannuelle
6 - Privilégier le financement de fonctionnement
Axe 3 : Renforcer la coopération collectivités / associations
7 - Créer des espaces de dialogue avec les associations
8 - Décliner localement la charte des engagements réciproques
9 - Garantir les libertés associatives
Axe 4 : développer un accompagnement de qualité auprès des associations
10 - Favoriser la formation des agents et des élu.es aux enjeux associatifs
11 - Contribuer à l’ancrage local du dispositif Guid’Asso
12 - Mettre à disposition des ressources pour les associations
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Pétition lancée le 30 janvier 2026