Petition updateLettre au président de la république : Pour la PsychanalyseEditorial de rentrée de L'ASSOCIATION PSYCHANALYSE ET MEDECINE
Pour la Psychanalyse
Sep 25, 2018

C'EST LA RENTREE ! Par Houchang Guilyardi

Il est claironné,

Largement, mais très spécifiquement dans le système de santé,

l'obsolescence de la Psychanalyse.

Certains psychanalystes se demandant même si la psychanalyse pourrait survivre…

La psychanalyse se porte vaillamment, merci,

et travaille vigoureusement.

Ses théories et avancées sont en réalité utilisées chaque jour dans tous les domaines sans exception de la vie sociale, intellectuelle, technique, clinique ou pratique.

De " l'acte manqué" au jeu de mots ( dont peu de journalistes réussissent à se passer ) en passant par le refoulement,  l"' inconscient " et mille occurrences, jusqu'aux énoncés lacaniens les plus obscurs.

En réalité, c'est bien la médecine,

malgré son aura considérable et son offre en inflation, qui se trouve en crise;

et encore, celle-ci n'apparait pas encore à sa mesure.

Malgré ses apports, ses réussites continues, un décalage semble s'installer face aux attentes et aux résultats.

Le pointillisme technique occupe le terrain et il n'est plus jamais question d'envisager une vue d'ensemble de la vie du sujet, dont la maladie porte l'alerte, comme il a pu en être dans le passé à sa façon avec le "médecin de famille ".

Plus la technique progresse, plus le fossé s'élargit quand à l'absence de la place du sujet.  

Raréfaction des praticiens, manque de temps ou d'approche clinique, difficultés à obtenir un rendez vous avec un spécialiste ou un généraliste, crise des urgences, orientation vers des spécialités moins prenantes, inflation des taches administratives, principe de précaution en spirale ascendante, crainte des procès, augmentation des assurances, et une tendance lourde vers les médecines " douces" et les psychologisations primaires.

Mise à disposition des savoirs sur internet, savoirs qui représentaient une part considérable du pouvoir médical, insécurité, exigences croissantes des " patients ", prééminence de l'administration des hôpitaux, formant un bloc à la solidarité sans faille, aux objectifs fort éloignés, malgré leur affichage, du projet médical, variant au gré des règlements, parfois contradictoires, des multiples tutelles et lobbys; problèmes d'accessibilité des locaux et dépenses considérables ou nécessitant regroupements.

 Si le numérus clausus était programmé pour réaliser  des économies en freinant le nombre de prescripteurs, ça n'apparaît pas comme une réussite, avec l'inflation des dépenses, l'ascension de la prise en charge des maladies à longue durée, concernant dix millions de français, et représentant 70% des dépenses de la sécurité sociale.

Mais fondamentalement une formation inexistante ou biaisée sur le fonctionnement psychique, la quasi impossibilité des vocations médicales hors scientifiques, agrémentée par la démotivation des infirmiers, et l'inflation des cadres, échappant aux soins.

Il faut prendre le temps de la réflexion sur ce qui se présente comme un véritable tournant de la médecine, entre son hyperspécialisation technique, et la prise en compte inexistante du sujet à travers ses maladies et symptômes: permettre un autre étage.

1er Septembre 2018

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