

lettre au préfet de Guyane pour débloquer d'urgence la situation de la famille Kalambayi


lettre au préfet de Guyane pour débloquer d'urgence la situation de la famille Kalambayi
Le problème
Cayenne, le dimanche 5 mars 2023
Monsieur le préfet de Guyane,
En tant que simples citoyennes et citoyens, nous sollicitons votre bienveillance pour débloquer la situation de la famille Kalambayi qui vit dans la rue depuis plusieurs mois avec trois enfants dont un atteint d’une maladie grave et qui sont empêchés par les agents de la préfecture de Cayenne de déposer leur dossier de demande de titre de séjour « accompagnement d’un enfant malade »
Nous vous demandons :
- d’exiger de vos services qu’ils fassent respecter le droit de Monsieur Kalambayi et Madame Adasa à enregistrer leur demande de titre de séjour « accompagnement d’un enfant malade »
- de leur permettre de bénéficier en urgence d’un hébergement en attendant que leur situation administrative se débloque
Madame Elizabeth Adasa et Monsieur Shekinah Kalambayi vivent dans la rue depuis le mois de décembre 2022 avec leurs trois enfants scolarisés (King son 12 ans, Colombe 4 ans et Platon 3 ans). Chaque nuit représente pour la famille un danger d’autant plus important que le petit Platon est atteint de la drépanocythose.
Le pronostic de cette maladie génétique grave dépend du suivi et des conditions de vie. Elle peut toucher le cerveau, le coeur, les poumons, les reins. Elle se manifeste par des crises douloureuses des membres et de l’abdomen, imprévisibles et répétées. Un traitement quotidien est administré et les bonnes conditions de conservation du médicament sont très importantes. Le petit Platon, né à Cayenne, sur le territoire français bénéficie d’une prise en charge à 100 % par la sécurité sociale pendant dix ans. Le personnel médical qui l’accompagne insiste auprès des parents pour que l’environnement de l’enfant soit salubre et à l’abri de la poussière.
Forcés de quitter la République démocratique du Congo en urgence car menacés de mort par le régime de Kabila, ils arrivent sur le territoire Guyanais en 2018 et demandent l’asile politique. Madame Adasa attend en vain (à l’adresse de la Croix-rouge) sa convocation à l’OFPRA pour l’entretien de demande d’asile. Mais le seul courrier qu’elle reçoit est directement un rejet de la demande d’asile avec pour motif le fait qu’elle ne se soit pas présentée à l’entretien. Entretien qu’elle ignorait puisqu’elle n’a jamais reçu le courrier. Problème de la Poste ? Manquement de la Croix-rouge ? Cela a valu à Madame Adasa d’être privée de son droit à la demande d’asile.
Suite à cela Monsieur Kalambayi et Madame Adasa tentent en vain de déposer une demande de titre séjour « accompagnement d’un enfant malade » auprès de la préfecture. En effet, pour cette démarche ils doivent y retirer un dossier et le remplir afin de le faire examiner par l’OFII.
Vos agents de la préfecture de Cayenne refusent d’enregistrer leur demande et de leur procurer ce dossier car Monsieur Adasa et Madame Kalambayi ne sont pas en possession d’un passeport.
Or, d’après la loi française la présentation d'un passeport n’est pas obligatoire pour cette démarche. Leurs permis de conduire et leurs cartes d’électeur comportant tous deux leurs photographies et précisant tout deux leur nationalité (Congo RDC) entrent dans la liste stipulée dans l’annexe 10 de l’article R 431-11 du code de l’entrée du séjour et des étrangers. Malgré la lettre de leur avocate rappelant la loi ,vos agents s’acharnent à refuser l’enregistrement.
Monsieur Kalambayi et Madame Adasa se trouvent dans l’impossibilité d’obtenir un passeport du fait de l’absence de représentation consulaire de leur pays sur le territoire Guyanais. L’ambassade du Congo en France et l’ambassade du Congo en Belgique sont tout à fait d’accord pour leur en délivrer, mais leur situation administrative ne leur permet évidemment pas de se rendre là-bas.
La famille a déposé un recours au tribunal administratif afin que ce dernier reconnaisse leur droit à enregistrer leur demande de titre de séjour. Cette démarche prendra des mois, voire des années (le tribunal considère qu’il n’y a pas d’urgence puisqu’il s’agit d’une première demande). En attendant, ils ne peuvent pas bénéficier d’un logement ni ne peuvent travailler.
Que peuvent-ils donc faire ?
Les voilà donc à tenter de survivre. Tenter de garder le moral. Tenter de maintenir les enfants à l’école (King son est en 5e avec un bon niveau scolaire et de bons résultats.). Tenter de protéger la santé de Platon dont le développement est pour l’instant excellent mais qui reste très exposé du fait de sa drépanocythose. Tenter de se maintenir propre. Tenter de survivre avec trois enfants. Tenter de leur apporter la joie et la sérénité dont tout enfant a besoin pour grandir.
Jusqu’à quand ?
Nous citoyennes et citoyens refusons de ne pas porter assistance à cette famille qui ne demande qu’à être régularisée pour travailler, se loger et vivre correctement.
Nous vous demandons Monsieur le préfet de Guyane, d’exiger auprès de vos services d’enregistrer les demandes de titre de séjour « accompagnement d’un enfant malade » de Monsieur Kalambayi et Madame Adasa de toute urgence.
Nous vous demandons aussi Monsieur le préfet, d’exiger de vos services un hébergement en urgence pour la famille, non loin des établissements scolaires des enfants (centre-ville de Cayenne) afin qu’ils puissent être à l’abri en attendant que leur situation administrative se débloque.
Nous savons comme vous qu’il ne s’agit pas d’un cas isolé, ce que nous souhaitons pour la famille Kalambayi, nous le souhaitons pour toutes et tous. Nous pensons que l’accueil des personnes étrangères sur notre territoire est une richesse. Au-delà de ce que nous pensons, nous demandons que le droit français et international soit respecté sur notre territoire, à savoir le respect de la convention de Genève (respect du droit des demandeurs d’asile) et le respect du droit des étrangers à déposer leurs demandes.
Nous savons Monsieur le préfet, combien vous êtes sollicité, et vous remercions par avance pour votre bienveillante attention face à cette urgente situation.

Victoire
Le problème
Cayenne, le dimanche 5 mars 2023
Monsieur le préfet de Guyane,
En tant que simples citoyennes et citoyens, nous sollicitons votre bienveillance pour débloquer la situation de la famille Kalambayi qui vit dans la rue depuis plusieurs mois avec trois enfants dont un atteint d’une maladie grave et qui sont empêchés par les agents de la préfecture de Cayenne de déposer leur dossier de demande de titre de séjour « accompagnement d’un enfant malade »
Nous vous demandons :
- d’exiger de vos services qu’ils fassent respecter le droit de Monsieur Kalambayi et Madame Adasa à enregistrer leur demande de titre de séjour « accompagnement d’un enfant malade »
- de leur permettre de bénéficier en urgence d’un hébergement en attendant que leur situation administrative se débloque
Madame Elizabeth Adasa et Monsieur Shekinah Kalambayi vivent dans la rue depuis le mois de décembre 2022 avec leurs trois enfants scolarisés (King son 12 ans, Colombe 4 ans et Platon 3 ans). Chaque nuit représente pour la famille un danger d’autant plus important que le petit Platon est atteint de la drépanocythose.
Le pronostic de cette maladie génétique grave dépend du suivi et des conditions de vie. Elle peut toucher le cerveau, le coeur, les poumons, les reins. Elle se manifeste par des crises douloureuses des membres et de l’abdomen, imprévisibles et répétées. Un traitement quotidien est administré et les bonnes conditions de conservation du médicament sont très importantes. Le petit Platon, né à Cayenne, sur le territoire français bénéficie d’une prise en charge à 100 % par la sécurité sociale pendant dix ans. Le personnel médical qui l’accompagne insiste auprès des parents pour que l’environnement de l’enfant soit salubre et à l’abri de la poussière.
Forcés de quitter la République démocratique du Congo en urgence car menacés de mort par le régime de Kabila, ils arrivent sur le territoire Guyanais en 2018 et demandent l’asile politique. Madame Adasa attend en vain (à l’adresse de la Croix-rouge) sa convocation à l’OFPRA pour l’entretien de demande d’asile. Mais le seul courrier qu’elle reçoit est directement un rejet de la demande d’asile avec pour motif le fait qu’elle ne se soit pas présentée à l’entretien. Entretien qu’elle ignorait puisqu’elle n’a jamais reçu le courrier. Problème de la Poste ? Manquement de la Croix-rouge ? Cela a valu à Madame Adasa d’être privée de son droit à la demande d’asile.
Suite à cela Monsieur Kalambayi et Madame Adasa tentent en vain de déposer une demande de titre séjour « accompagnement d’un enfant malade » auprès de la préfecture. En effet, pour cette démarche ils doivent y retirer un dossier et le remplir afin de le faire examiner par l’OFII.
Vos agents de la préfecture de Cayenne refusent d’enregistrer leur demande et de leur procurer ce dossier car Monsieur Adasa et Madame Kalambayi ne sont pas en possession d’un passeport.
Or, d’après la loi française la présentation d'un passeport n’est pas obligatoire pour cette démarche. Leurs permis de conduire et leurs cartes d’électeur comportant tous deux leurs photographies et précisant tout deux leur nationalité (Congo RDC) entrent dans la liste stipulée dans l’annexe 10 de l’article R 431-11 du code de l’entrée du séjour et des étrangers. Malgré la lettre de leur avocate rappelant la loi ,vos agents s’acharnent à refuser l’enregistrement.
Monsieur Kalambayi et Madame Adasa se trouvent dans l’impossibilité d’obtenir un passeport du fait de l’absence de représentation consulaire de leur pays sur le territoire Guyanais. L’ambassade du Congo en France et l’ambassade du Congo en Belgique sont tout à fait d’accord pour leur en délivrer, mais leur situation administrative ne leur permet évidemment pas de se rendre là-bas.
La famille a déposé un recours au tribunal administratif afin que ce dernier reconnaisse leur droit à enregistrer leur demande de titre de séjour. Cette démarche prendra des mois, voire des années (le tribunal considère qu’il n’y a pas d’urgence puisqu’il s’agit d’une première demande). En attendant, ils ne peuvent pas bénéficier d’un logement ni ne peuvent travailler.
Que peuvent-ils donc faire ?
Les voilà donc à tenter de survivre. Tenter de garder le moral. Tenter de maintenir les enfants à l’école (King son est en 5e avec un bon niveau scolaire et de bons résultats.). Tenter de protéger la santé de Platon dont le développement est pour l’instant excellent mais qui reste très exposé du fait de sa drépanocythose. Tenter de se maintenir propre. Tenter de survivre avec trois enfants. Tenter de leur apporter la joie et la sérénité dont tout enfant a besoin pour grandir.
Jusqu’à quand ?
Nous citoyennes et citoyens refusons de ne pas porter assistance à cette famille qui ne demande qu’à être régularisée pour travailler, se loger et vivre correctement.
Nous vous demandons Monsieur le préfet de Guyane, d’exiger auprès de vos services d’enregistrer les demandes de titre de séjour « accompagnement d’un enfant malade » de Monsieur Kalambayi et Madame Adasa de toute urgence.
Nous vous demandons aussi Monsieur le préfet, d’exiger de vos services un hébergement en urgence pour la famille, non loin des établissements scolaires des enfants (centre-ville de Cayenne) afin qu’ils puissent être à l’abri en attendant que leur situation administrative se débloque.
Nous savons comme vous qu’il ne s’agit pas d’un cas isolé, ce que nous souhaitons pour la famille Kalambayi, nous le souhaitons pour toutes et tous. Nous pensons que l’accueil des personnes étrangères sur notre territoire est une richesse. Au-delà de ce que nous pensons, nous demandons que le droit français et international soit respecté sur notre territoire, à savoir le respect de la convention de Genève (respect du droit des demandeurs d’asile) et le respect du droit des étrangers à déposer leurs demandes.
Nous savons Monsieur le préfet, combien vous êtes sollicité, et vous remercions par avance pour votre bienveillante attention face à cette urgente situation.

Victoire
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Pétition lancée le 5 mars 2023