1% des recettes des géants de la tech pour lutter contre les cyberviolences


1% des recettes des géants de la tech pour lutter contre les cyberviolences
Le problème
Stop aux cyberviolences : demandons aux plateformes sociales de consacrer 1% de leurs recettes à de grandes campagnes internationales d’information et de prévention sur les violences en ligne !
Les violences en ligne sont un phénomène extrêmement répandu : 1 jeune femme sur 2 a déjà subi des cyberviolences à caractère sexiste. Ces violences sont fréquentes et visent en particulier les femmes, les jeunes et les personnes appartenant à des groupes minorisés. Bien qu’elles aient de lourdes conséquences sur la vie et la santé des victimes, parfois jusqu’à la tentative de suicide pour plus d’une victime sur 10, elles restent pourtant largement banalisées et impunies. Les campagnes d’information sur le sujet sont rares et les recours quasiment inexistants, d’ailleurs plus d’1 personne sur 2 déclare ne pas savoir comment réagir ou à qui s’adresser en tant que victime d’un acte de cyberviolence.
Nous nous appelons Coumba, Laure, Ketsia, et Johanna-Soraya. Nous avons créé l’association Féministes contre le cyberharcèlement et cela fait 7 ans que nous luttons contre les cyberviolences car nous sommes convaincues qu’il s’agit d’un enjeu politique, féministe et démocratique.
Durant des années nous avons accompagné et informé des milliers de victimes. Nous n’avons pas compté nos heures pour faire bénévolement un travail de sensibilisation, d’information, de prévention et de recherche qui devrait être du ressort des plateformes d’hébergement de contenus et des États. Cela ne peut plus durer. La lutte contre les violences en ligne ne peut, ni ne doit, reposer uniquement sur le travail bénévole de quelques militantes qui manquent cruellement des moyens humains et financiers nécessaires pour agir contre un phénomène dont l’ampleur ne cesse de s’accroître.
C’est pourquoi, en cette journée internationale du #SaferInternetDay, nous avons décidé d’interpeller les médias sociaux via cette pétition et notre campagne en ligne #TechGiantsDontCare.
Comme 65% des Français·es nous estimons que les plateformes n’en font pas assez. Nous sommes fatiguées de l’étendue et de la banalisation des cyberviolences sur les réseaux sociaux. Fatiguées par la violence générée par les algorithmes de recommandation. Fatiguées du manque d’information et d’accès au droit dont souffrent les utilisateurs et utilisatrices de ces plateformes.
Les plateformes phares d’hébergement de contenus génèrent des milliards de bénéfices sur nos usages numériques quotidiens et capitalisent sur la violence en ligne et les contenus sensationnalistes à chacun de nos clics.
Elles se targuent de participer à des projets de sociétaux, mais se désengagent et restent passives lorsqu’il s’agit de faire d’Internet un lien plus sûr pour chacun·e. Les cyberviolences ont des effets délétères pour la société, la démocratie et la sécurité des personnes, mais les médias sociaux continuent de s’en moquer. Il est temps de les responsabiliser.
Ces entreprises construisent leurs profits sur le dos des femmes, des enfants, des personnes LGBTQI+ et de toutes les personnes discriminées qui subissent en ligne des violences qui se poursuivent hors-ligne. Or, la lutte contre ces violences est un enjeu éthique et une question de respect des droits humains. Il est temps de leur demander des comptes.
C’est pourquoi nous demandons aux réseaux sociaux de consacrer 1% de leurs recettes à la diffusion de grandes campagnes internationales d’information et de prévention sur les cyberviolences. Nous attendons des plateformes qu’elles assument cette charge en interne et ne se contentent pas de déléguer mollement le sujet aux associations en leur octroyant des fonds dérisoires.
Ces campagnes de prévention participeront à sécuriser leurs plateformes, à en faire des endroits plus sûrs et plus épanouissants au sein desquels les utilisateurs et utilisatrices auront envie de rester, de s’exprimer, d’apprendre, de créer, de se mobiliser et de s’organiser. Elles permettront d’informer le public sur les règles et les risques encourus et donc de limiter les violences et le nombre de signalements à traiter. Ces campagnes œuvreront également en faveur de la liberté d’expression, d’opinion, et du débat démocratique puisqu’elles contribueront à faire d’Internet un espace plus sûr, où les personnes les plus discriminées ne seront plus contraintes à l’autocensure par peur d’être cyberharcelées.
Sans cela les internautes continueront de quitter les plateformes, de les craindre, d’être victimes de violences en ligne et de s’auto-censurer. Quant aux contenus violents, toujours banalisés, ils ne cesseront de proliférer en ligne.
Ce monde qui nous est proposé par les géants de la Tech n’est pas celui que nous souhaitons construire. Nous nous devons de combattre les violences et les discours de haine sexistes, racistes, LGBTQIphobes, validistes et grossophobes qui gangrènent l’espace numérique et mettent en danger les femmes, les enfants et les personnes les plus discriminées.
Il est temps que les plateformes arrêtent enfin de détourner les yeux et qu’elles mettent réellement la main au porte-monnaie pour lutter contre les cyberviolences. Vous pouvez nous aider à les convaincre en signant et partageant cette pétition.

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Le problème
Stop aux cyberviolences : demandons aux plateformes sociales de consacrer 1% de leurs recettes à de grandes campagnes internationales d’information et de prévention sur les violences en ligne !
Les violences en ligne sont un phénomène extrêmement répandu : 1 jeune femme sur 2 a déjà subi des cyberviolences à caractère sexiste. Ces violences sont fréquentes et visent en particulier les femmes, les jeunes et les personnes appartenant à des groupes minorisés. Bien qu’elles aient de lourdes conséquences sur la vie et la santé des victimes, parfois jusqu’à la tentative de suicide pour plus d’une victime sur 10, elles restent pourtant largement banalisées et impunies. Les campagnes d’information sur le sujet sont rares et les recours quasiment inexistants, d’ailleurs plus d’1 personne sur 2 déclare ne pas savoir comment réagir ou à qui s’adresser en tant que victime d’un acte de cyberviolence.
Nous nous appelons Coumba, Laure, Ketsia, et Johanna-Soraya. Nous avons créé l’association Féministes contre le cyberharcèlement et cela fait 7 ans que nous luttons contre les cyberviolences car nous sommes convaincues qu’il s’agit d’un enjeu politique, féministe et démocratique.
Durant des années nous avons accompagné et informé des milliers de victimes. Nous n’avons pas compté nos heures pour faire bénévolement un travail de sensibilisation, d’information, de prévention et de recherche qui devrait être du ressort des plateformes d’hébergement de contenus et des États. Cela ne peut plus durer. La lutte contre les violences en ligne ne peut, ni ne doit, reposer uniquement sur le travail bénévole de quelques militantes qui manquent cruellement des moyens humains et financiers nécessaires pour agir contre un phénomène dont l’ampleur ne cesse de s’accroître.
C’est pourquoi, en cette journée internationale du #SaferInternetDay, nous avons décidé d’interpeller les médias sociaux via cette pétition et notre campagne en ligne #TechGiantsDontCare.
Comme 65% des Français·es nous estimons que les plateformes n’en font pas assez. Nous sommes fatiguées de l’étendue et de la banalisation des cyberviolences sur les réseaux sociaux. Fatiguées par la violence générée par les algorithmes de recommandation. Fatiguées du manque d’information et d’accès au droit dont souffrent les utilisateurs et utilisatrices de ces plateformes.
Les plateformes phares d’hébergement de contenus génèrent des milliards de bénéfices sur nos usages numériques quotidiens et capitalisent sur la violence en ligne et les contenus sensationnalistes à chacun de nos clics.
Elles se targuent de participer à des projets de sociétaux, mais se désengagent et restent passives lorsqu’il s’agit de faire d’Internet un lien plus sûr pour chacun·e. Les cyberviolences ont des effets délétères pour la société, la démocratie et la sécurité des personnes, mais les médias sociaux continuent de s’en moquer. Il est temps de les responsabiliser.
Ces entreprises construisent leurs profits sur le dos des femmes, des enfants, des personnes LGBTQI+ et de toutes les personnes discriminées qui subissent en ligne des violences qui se poursuivent hors-ligne. Or, la lutte contre ces violences est un enjeu éthique et une question de respect des droits humains. Il est temps de leur demander des comptes.
C’est pourquoi nous demandons aux réseaux sociaux de consacrer 1% de leurs recettes à la diffusion de grandes campagnes internationales d’information et de prévention sur les cyberviolences. Nous attendons des plateformes qu’elles assument cette charge en interne et ne se contentent pas de déléguer mollement le sujet aux associations en leur octroyant des fonds dérisoires.
Ces campagnes de prévention participeront à sécuriser leurs plateformes, à en faire des endroits plus sûrs et plus épanouissants au sein desquels les utilisateurs et utilisatrices auront envie de rester, de s’exprimer, d’apprendre, de créer, de se mobiliser et de s’organiser. Elles permettront d’informer le public sur les règles et les risques encourus et donc de limiter les violences et le nombre de signalements à traiter. Ces campagnes œuvreront également en faveur de la liberté d’expression, d’opinion, et du débat démocratique puisqu’elles contribueront à faire d’Internet un espace plus sûr, où les personnes les plus discriminées ne seront plus contraintes à l’autocensure par peur d’être cyberharcelées.
Sans cela les internautes continueront de quitter les plateformes, de les craindre, d’être victimes de violences en ligne et de s’auto-censurer. Quant aux contenus violents, toujours banalisés, ils ne cesseront de proliférer en ligne.
Ce monde qui nous est proposé par les géants de la Tech n’est pas celui que nous souhaitons construire. Nous nous devons de combattre les violences et les discours de haine sexistes, racistes, LGBTQIphobes, validistes et grossophobes qui gangrènent l’espace numérique et mettent en danger les femmes, les enfants et les personnes les plus discriminées.
Il est temps que les plateformes arrêtent enfin de détourner les yeux et qu’elles mettent réellement la main au porte-monnaie pour lutter contre les cyberviolences. Vous pouvez nous aider à les convaincre en signant et partageant cette pétition.

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Pétition lancée le 6 février 2023