Pour une commission d’enquête sur la gestion du CIUSSS MCQ-COVID19

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CONSIDÉRANT l’adoption du controversé projet de Loi 10 (plus communément appelé « la réforme Barrette »), adopté sous bâillon le 6 février 2015, et qui est venu créer les CISSS et les CIUSSS à travers la province ;

CONSIDÉRANT que la réforme Barrette a engendré une lourdeur administrative ainsi que de multiples impacts néfastes sur les soins et les services offerts à la population ;

CONSIDÉRANT l’important taux de mortalité relié à la propagation de la COVID-19 dans les CHSLD de la Mauricie et du Centre-du-Québec ;

CONSIDÉRANT l’augmentation soutenue du nombre de cas testés positifs à la COVID-19 chez les membres du personnel du CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec (ci-après « CIUSSS-MCQ »). Seulement dans les CHSLD de la Mauricie, 146 personnes salariées ont, à ce jour, reçu un diagnostic positif à la COVID-19 ;

CONSIDÉRANT que malgré les nombreuses sorties publiques du président-directeur général à l’effet que les déplacements étaient interrompus, la mobilité du personnel est toujours tolérée et organisée par le CIUSSS-MCQ ;

CONSIDÉRANT que des personnes salariées non testées à la COVID-19 ayant été en contact avec des personnes infectées ont été rappelées au travail avant la fin de la période d’isolement de quatorze (14) jours ;

CONSIDÉRANT qu’il a été affirmé par les autorités responsables du CIUSSS-MCQ que « le risque zéro n’existe pas » ;

CONSIDÉRANT que par ses déclarations et ses actions, il appert évident que la direction du CIUSSS-MCQ sous-estime les risques de propagation de la COVID-19, notamment en affirmant que la propagation du virus provient d’une utilisation déficiente des équipements de protection individuelle du personnel ;

CONSIDÉRANT l’incohérence entre ce qui est annoncé publiquement et ce qui est réellement appliqué sur le terrain par les dirigeants du CIUSSS Mauricie et du Centre du Québec ; 

Nous croyons que l’immensité organisationnelle et la complexité hiérarchique d’une telle structure mettent en péril la santé, la sécurité et l’intégrité de la population de la Mauricie et du Centre-du-Québec, et ce, malgré le travail extraordinaire du personnel de la santé et des services sociaux qui, tous les jours, sont au front pour le bien-être de la population.

Par conséquent, nous, soussignés demandons une commission d’enquête indépendante sur la gestion de l’organisation du Centre intégré universitaire de santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-Du-Québec.