Soutenons Nathalie et son fils pour qu'ils conservent leur habitat léger !

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Vidéo de Nathalie

En région Centre Val de Loire (à Saint Martin le Beau), Nathalie a fait l'acquisition en 2007 d'une parcelle agricole et y a construit une habitation écologique où elle vit avec son fil Yanis, en bonne relation de voisinage.

Les autorités locales ne l'ont pas entendu de cette oreille, et poursuivent juridiquement Nathalie depuis près de 13 années… jusqu'à déclassifier sa parcelle pour une codification très contraignante d'"Ensemble Boisé Classé" ?

Le 2 février dernier, la préfecture d'Indre et Loire a sommé Nathalie de détruire elle-même l'habitat qu'elle s'est construit.

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3 février 2020 :  sommation de détruire son habitat

La municipalité de Saint-Martin-le-Beau conteste l'habitat de Nathalie et de Yanis depuis près de 13 ans (12 novembre 2007), sans prise en compte d'aménagements possibles par exemple dans le cadre de la loi ALUR. S'en est suivie une très (trop) longue procédure qui s'est conclue par un jugement correctionnel, en date du 11 septembre 2015, aux torts de Nathalie.

Qui peut expliquer qu'à l'orée d'un bois si fortement protégé, l'habitat de Nathalie (qui ne présente pas de nuisance visuelle) puisse avoisiner une piste de BMX et des résidences dotées de piscines ?

Voici un mois, par courrier daté du 3 février 2020, la préfecture d'Indre et Loire a notifié à Nathalie son devoir "de remettre rapidement les lieux en état en procédant à l'enlèvement de son chalet et des deux caravanes, sous astreinte de 8 euros par jour d'inexécution".

En clair, après des poursuites pénales, Nathalie doit aujourd'hui détruire sa résidence, sans que soit prise en compte sa situation sociale.

Est-elle abattue ou déprimée pour autant ? Non, Nathalie est déterminée, elle résiste et compte sur notre soutien.

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Le choix de "vivre bien et avec peu"

Le choix de Nathalie a été d'élever son fils Yanis dans un environnement auto-suffisant.

Âgé de 8 ans, Yanis suit sa scolarité dans la commune de Saint Martin le Beau. Enfant plein de vitalité, il évolue en harmonie avec deux chiens, deux chèvres, un mouton, une oie et au milieu de 30 poules.

Leur mode de vie respecte non seulement les conditions d'hygiène et de sécurité, mais aussi un confort bien pensé (chambres séparées, etc..).

En appoint de revenus, les productions tirées d'un champ de fraises bio et de ruches sont vendues à la belle saison dans les coopératives alentours (Montlouis sur Loire, Amboise), ou bien sur les marchés.

Nathalie et son fils entretiennent des rapports cordiaux avec leur voisinage, lequel a manifesté son soutien à l'occasion d'une modification du plan d'occupation des sols, en 2014.

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Le choix de vie de Nathalie 100 % écologique… (cliquer sur le lien Nathalie pour vous en convaincre)

Son choix d'habitat léger et autonome n'a aucune incidence :

-  sur les milieux naturels (pas de dalle, aucun ancrage ni aménagement en dur, pas de rejet, possibilité de réversibilité totale de la parcelle à son état naturel…),

ni sur les réseaux et investissements de la municipalité (pas besoin de raccordement aux réseaux d'eau, d'électricité, de traitement des eaux usées, pas de ramassage des ordures,…).

Son habitation, électrifiée par des panneaux photovoltaïques et alimentée en eau par l'eau de pluie,  dépasse donc à bien des égards les exigences fixées par le Grenelle de l'environnement et ses suites en matière d'énergie et d'habitat écologique : empreinte écologique et empreinte carbone nulles.

Lorsqu'elle a préparé le terrain devant accueillir ses fraisiers, elle a sorti plus de 800 kg de déchets et 25 m3 de gravats (pneus, ferraille…).

Nathalie applique ainsi, en toute discrétion, les grands principes du développement durable, dont la loi et ses représentants se gargarisent tant.

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Pas de prise en compte des aménagements prévus par la loi ALUR

La Loi pour l'accès au logement et un urbanisme rénové (dite loi ALUR du 24 mars 2014) circonstancie certains secteurs où peuvent être installées des résidences démontables (micro-zonage ou STECAL).

La loi indique "qu'une démonstration d'autosuffisance et de satisfaction des besoins des résidents, en eau, assainissement et électricité, peuvent être définis dans le PLU". C'est dans ce sens que Nathalie a sollicité la mairie de sa commune afin que soit étudié le changement possible de zonage de sa parcelle lors de la révision du POS/PLU.

Sur ce, rien n'y fait. La réponse administrative : c'est non !

Son choix de vie, en cohérence avec le respect des écosystèmes et les dispositions de la loi ALUR (les parcelles STECAL) ne serait donc qu'un faux-raisonnement utopique, propre à motiver une sanction.

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