STOP AU CONFINEMENT

Cette pétition avait 500 signataires

Le problème

Le confinement en réponse à la crise de la COVID-19 : Une erreur historique

Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République, au Gouvernement, aux décideurs publics et aux responsables politiques
 

La présente lettre est ouverte à un double sens. D’une part, elle est destinée aux Hautes autorités françaises et à tous les décideurs publics, sans limitation. D’autre part, elle n’est que la retranscription d’analyses et opinons exprimées publiquement par beaucoup d’entre nous. Que les citoyens qui le souhaitent se l’approprient en la partageant par tout moyen. Si l’identité des porteurs de ce message est indifférente, leur nombre sera un élément déterminant dans la participation au débat démocratique relatif à la gestion de la crise de la COVID-19.

Les origines de la crise sanitaire

Nul besoin ici de rappeler la gravité de la crise sanitaire.

Ses origines sont multiples mais identifiées, à savoir notamment :

-        La violation, en toute impunité, depuis des décennies par des Etats, et en premier lieu la Chine, des écosystèmes des animaux non-domestiques et de règles sanitaires évidentes relatives au commerce d’animaux sauvages et rappelées à de nombreuses reprises notamment par l’Organisation Mondiale de la Santé.

-        Le développement d’échanges internationaux peu ou mal contrôlés qui favorisent la circulation des virus.

-        Des décennies de désinvestissements dans le système hospitalier français.

Tous les citoyens payent aujourd’hui les conséquences de ces incuries et dérives. Et ils le paieront de nouveau, aux prochaines crises sanitaires, faute de mesures dans ces domaines.

Les réponses apportées

Le temps de la réponse à une crise est multiple. A court terme, le temps est à la réaction. A moyen et long terme, l’identification et la quantification des risques s’imposent afin de mettre en place des mesures de prévention de la réalisation de ces risques.

Les réponses apportées à court terme par les pouvoirs publics français peuvent être qualifiées de :

-        Centralisées : le contournement des collectivités publiques, du Parlement et des partenaires sociaux au profit de décisions prises par le seul pouvoir Exécutif en témoigne. A chaque discours de l’Exécutif, les « je » se succèdent les uns aux autres ;

-        Controversées : c’est une conséquence de l’approche centralisée qui ne permet pas le débat constructif et l’adhésion aux décisions prises ;

-        Non ciblées et disproportionnées : des mesures indifférenciées s’appliquent, indépendamment du comportement des acteurs, à des territoires ou des secteurs économiques, sociaux, culturels, sportifs,… : Par exemple, comment peut-on traiter de la même façon les sports individuels et collectifs ? ;

-        Tardives : des retards répétés dans l’instauration de mesures sanitaires, pour des raisons objectives (manque de masques) ou autres ;

-        Inefficaces : l’impression d’un premier confinement, puis d’un « déconfinement » ratés est largement partagée. Il est probable que cette impression sera de nouveau partagée pour le deuxième confinement, puis le futur « déconfinement ». On aimerait être plus optimiste sur la logistique nécessaire à une possible vaccination de la population ;

-        Maladroites : des mesures présentées comme inutiles selon la plus grande des évidences deviennent le lendemain obligatoires et les exemples de contradictions sont nombreux ;

-        Peu sincères : des estimations chiffrées sont avancées sans qu’elles soient justifiées quant à leur méthode. Et que dire de l’affirmation présidentielle du 16 mars selon laquelle « Aucune entreprise ne sera livrée au risque de faillite »…

Certes les réponses apportées dans le cadre du deuxième confinement sont perçues comme « affinées » en comparaison des précédentes. Elles n’en demeurent pas moins disproportionnées, voire inefficaces.

La réalisation d’attestations de sortie, au coût environnemental non négligeable, est d’une nécessité et d’une efficacité pour le moins discutables.

L’imposition du port de masques dans des conditions non nécessaires (personne seule isolée en plein air ou sur un deux-roues motorisé) encourage une mauvaise utilisation des masques (port pendant des périodes excessives, masque mis et enlevé en méconnaissance des recommandations scientifiques, prêt d’un masque déjà porté entre proches,…). Le sens du port du masque devient ainsi incompris.

Un nouveau « confinement » liberticide a été imposé au préjudice d’un régime de liberté et de responsabilité avec des règles sanitaires efficaces.

Que d’autres pays retiennent des solutions « à la Française » ne sauraient effacer les erreurs commises.

 
Confiner c’est faire fausse route
 

Le confinement est une erreur scientifique. De deux choses l’une : soit les mesures d’hygiène sanitaire et le respect de la distanciation physique, ou à défaut le port du masque, prescrits en dernier lieu par le décret du 29 octobre sont efficaces, ce dont l’on ne doute pas, et alors le confinement ne s’impose aucunement ; soit ces mesures imposées depuis des mois ne sont pas efficaces et il convient alors de cesser de les imposer. Il va de soi que la première hypothèse s’impose scientifiquement. Le confinement n’empêche pas les contaminations, il ne fait que les ralentir. Ce sont les mesures sanitaires qui les empêchent.

Le confinement est une erreur économique. Il est impossible à ce jour d’apprécier l’ampleur du cataclysme à venir et ce d’autant plus que les conditions du financement des mesures économiques sont inconnues : endettement, dévaluation,… ? Les revenus baissent et l’endettement privé (PGE ou autres) augmente. Les conséquences seront d’autant plus dramatiques qu’il est d’ores et déjà constaté que les plus fragiles sont les principales victimes : jeunes, personnes et familles aux revenus modestes, indépendants, TPE, PME,… Sans compter que la destruction de la richesse rendra sa redistribution impossible. Le modèle social français ne sera qu’un souvenir. Les centaines de milliards d’euros dépensés par la France n’y feront que trop peu.

Le confinement est une erreur sociale. La crise économique ravive dramatiquement les fractures sociales et familiales. Nos sociétés marquées par un consumérisme individualiste ont déjà que trop altéré les valeurs d’humanisme, de solidarité, de bienveillance, de responsabilité ou de respect. La crise emportera le peu de ce qui reste. Comment peut-on penser une société sans échanges, sans partage, sans culture, sans loisirs, sans sports,… Une telle frustration est en tous les cas un comble pour nos sociétés consuméristes. A cet égard, sont bien loin les premiers instants du confinement qui ont pu apparaitre à certains comme un instant salvateur d’une pose dans une vie stressante et d’un rapprochement avec son entourage.

Le confinement est une erreur politique. Par leur refus d’une concertation ouverte, Monsieur le Président de la République et le Gouvernement sont isolés. L’absence de concertation et de contrôle démocratique des décisions publiques contraint les citoyens à recourir au seul contrôle offert : les actions judiciaires. Le dépôt de plaintes pénales à l’encontre des dirigeants en pleine crise est ni souhaitable, ni productif. La réponse judiciaire sera nécessairement tardive en raison du temps incompressible de l’instruction et du jugement. Elle n’est pas plus constructive puisqu’il s’agira seulement de sanctionner d’éventuelles fautes. Une décision concluant à l’absence de faute sera perçue comme une écœurante impunité. S’il y a faute, toute sanction ne pourrait être qu’en décalage avec le nombre de morts et les atteintes aux libertés publiques. Ces deux issues alimenteront les ressentiments du peuple à l’égard des pouvoirs publics. Excluant le débat démocratique, la voie judiciaire contraint le Gouvernement à privilégier les mesures attentatoires aux libertés fondamentales pour se prémunir d’un risque de condamnation pénale. Prendre des décisions sous la menace n’est à l’évidence pas souhaitable.

Le confinement est une erreur historique.

Le 12 novembre, Monsieur le Premier Ministre indiquait : « Mon devoir est de vous protéger, contre le virus et ses ravages, contre le terrorisme, contre le chômage créé par la crise sanitaire ». Ces propos s’inscrivent dans un discours continu selon lequel seul l’Etat doit être l’acteur de la réponse à la crise sanitaire.

Faire accroire que l’Etat peut et doit tout est erroné. Le prétendre, c’est se heurter à l’impuissance ou à l’incompétence, générant frustrations et colères parmi les citoyens. Les fermetures d’usines en dépit d’engagements des pouvoirs publics ne font qu’alimenter les discours complotistes et populistes. Le prétendre, c’est aussi nier la responsabilité individuelle et construire un Etat boulimique, dont l’Histoire nous a montré les terribles conséquences.

Il n’est pas contestable que la France est un Etat de droit. Pourtant celui-ci n’a pu empêcher ni l’abandon par le Parlement de son pouvoir au profit d’un Exécutif isolé, ni des mesures attentatoires à des libertés constitutionnelles fondamentales : liberté d’aller et venir, liberté du commerce et de l’industrie, liberté d’expression, droit au travail, droit au respect de la vie familiale… Si plusieurs juridictions administratives ont pu censurer certaines mesures municipales ou réglementaires pour disproportion, demander in fine aux juges de décider dans un tel domaine n’est ni souhaitable, ni réaliste.

Le mépris de l’Exécutif opposé à la réflexion collective de la Convention citoyenne pour le climat, en dépit d’engagements explicites répétés, n’offre que peu d’espoirs à l’égard de la capacité de Monsieur le Président de la République et du Gouvernement de prévenir et lutter réellement contre la crise environnementale. Au regard des conséquences de celle-ci, les mesures attentatoires qui devront être prises pour y faire face, lorsqu’il sera trop tard, seront aussi attentatoires que les mesures actuelles, mais elles seront permanentes.

C’est le prix de l’inaction. Terrible. Insupportable.

 

Monsieur le Président de la République, Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement, Décideurs publics et Responsables politiques, écoutez et entendez. Transformez cette erreur en opportunité historique.

Et sans délai :

·       Mettez fin au « confinement » !

·       Levez les restrictions de déplacement !

·       Dès lors que les protocoles sanitaires arrêtés il y a des mois avec les acteurs de la vie en France et les mesures de protection sanitaires (« gestes barrière ») peuvent être respectés, ouvrez tous les lieux : commerces, lieux de culture, de transmission du savoir et des connaissances, de loisirs et de sports,… !

·       Sanctionnez les établissements qui ne respectent pas les protocoles et règles sanitaires, mais laissez les autres vivre.

·       Aidez sans limitations et sans conditions les rares catégories d’établissements qui ne peuvent pas ouvrir pour des raisons sanitaires !

·       Mettez fin à toutes les restrictions à la pratique des sports individuels de plein air !

·       …

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Eric DAVIDLanceur de pétition

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Pétition lancée le 15 novembre 2020