Pétition fermée

Pour la création d'une Autorité Indépendante d'Évaluation des Pesticides

Cette pétition avait 2 849 signataires


Cette pétition pour demander à Monsieur le Président de la République la création d'une Autorité Indépendante d'Évaluation des Pesticides dont l'organisation et le fonctionnement seraient inscrits dans la loi pour être transparents ;

une transparence à l'image de celle du Comité Consultatif National d’Éthique pour les sciences de la vie et de la santé créé par décret présidentiel en 1983.

- L'Autorité Consultative pour l'Évaluation des Pesticides aurait pour mission de donner des avis sur les problèmes écologiques et environnementaux soulevés par les progrès de l'agriculture, et leurs impacts sur la biodiversité et la santé publique.

- Un outil au service de la démocratie. Et pour garantir complètement son indépendance et sa transparence, son financement serait public.

 

:: 1 kg de pesticides / an / habitant !

Nous consommons en France 1 kg de pesticides dangereux par an et par habitant pour produire notre alimentation : 65 millions de kg de matières actives classées dangereuses sont tous les ans épandus dans la campagne française. Avec de telles doses, les citoyens sont en droit de réclamer une information indépendante.

En d'autres mots, aujourd'hui les pesticides ne doivent plus être un problème agro-agricole mais sont un problème de société car nous sommes tous concernés par leurs impacts sur notre vie quotidienne.

 

:: Des pesticides qui sont partout.

Si la France a été le premier pays à créer un Comité National d’Éthique, elle pourrait être également la première à considérer les pesticides comme un problème global parce qu'ils sont partout : dans l'air, l'eau (nappes phréatiques, ruisseaux, rivières…), les sols, les aliments… jusque dans les tampons hygiéniques et même dans notre sang et notre urine !

Personne n'y échappe, l'ensemble de la société civile est touchée, victime suivant son exposition. Les agriculteurs en première ligne avec les riverains aux épandages, et tous les enfants, d'autant plus qu'ils sont jeunes ou nourrissons car on ignore tout des effets réels des pesticides sur leur développement (vu le faisceau d'indices concordants, le principe de précaution devrait être appliqué d'urgence pour les protéger).

 

:: Des pesticides plus forts que la loi...

Et le problème est d'autant plus inquiétant que les épandages massifs de pesticides continuent d'augmenter tous les ans au mépris de la loi qui veut les diminuer !

  • 2008 : l’État décide de réduire l’usage des pesticides de 50 % d’ici 2018
  • 2015 : l’État repousse la date de 2018 à 2025.
  • 2016 : loin d’une réduction, l’épandage massif de pesticides continue de progresser

Lire l'article pour en savoir plus


:: L'État reconnaît les pesticides
comme potentiellement dangereux pour la santé publique.

Votée par les députés et les sénateurs, la Loi n° 2014-110 du 6 février 2014 promulguée par le Président de la République interdit les pesticides utilisés à des fins non agricoles :

- À partir du 1er janvier 2017, l’usage des produits phytosanitaires par l’État, les collectivités locales et établissements publics est interdit.

- À partir du 1er janvier 2019, la vente, la détention et l'épandage de pesticides par les particuliers sont interdits

Quand 10 % des pesticides sont utilisés en France à des fins non agricoles (jardins et espaces verts), c'est une bonne décision.

Mais en la prenant, le législateur a reconnu implicitement le caractère potentiellement dangereux des pesticides pour la santé publique et la biodiversité.

 

:: L'avis de l'OMS

L'Organisation Mondiale pour la Santé considère que les pesticides font partie des 10 produits chimiques qui posent un problème majeur de santé publique puisqu'ils peuvent, suivant leur dangerosité, avoir des effets toxiques aigus et (ou) chroniques, en particulier chez les enfants, par leur persistance et leur accumulation dans les tissus organiques…

 

::  La Loi n° 2014-110 du 6 février 2014

L'application de cette loi à partir du 1er janvier prochain va poser un souci d'interprétation puisque tous les pesticides finissent par se retrouver dans l'espace public !

Et en premier lieu par dispersion lors des épandages ; un problème posé particulièrement aux arboriculteurs et aux viticulteurs quand ils vont traiter leurs rangs mitoyens à une route, une école ou un terrain de sport.

Dans le cas présent, une Autorité consultative nationale pour l'évaluation des pesticides aurait du sens en délivrant un avis indépendant de tous les lobbys et courants partisans.

 

:: Un principe scientifique du 16ième siècle
pour calculer la toxicité des pesticides ! !!!

« C'est la dose qui fait le poison »

Mais depuis l’époque de Paracelse, la Recherche a un peu progressé...
En effet, même si toute substance est néfaste à partir d’une certaine dose, la toxicité provient également de toutes petites doses qui s’ajoutent, et d’atomes et de molécules qui s’agglomèrent pour devenir de redoutables poisons. C’est l’effet cocktail.

Les mélanges peuvent avoir des conséquences plus toxiques à de faibles doses que de simples effets additifs. Lire l'article.

Or aujourd'hui les normes toxicologiques ne s'appuient ni sur les mélanges ni sur l'effet cocktail ni sur les faibles doses ni sur la persistance mais uniquement sur la dose létale. De plus, ces normes sont dictées par les multinationales puisqu'elles sont également expertes scientifiques de leurs propres substances !

Question : est-il satisfaisant de savoir que la santé de nos enfants repose avant tout sur les intérêts commerciaux de puissances extérieures ?

 

:: Mettre un frein à la désinformation

On peut lire sur internet : « Les pesticides seraient responsables d’un nombre croissant de troubles et de maladies. Pourtant les agriculteurs qui sont les plus exposés à ces produits sont moins malades que le reste de la population... » L'information émane de l'un de ces géants du pesticide mais elle est mensongère !

L'association Phyto-Victimes regroupe justement les agriculteurs qui subissent de graves problèmes de santé à cause des pesticides. En 2015, la Justice a donné raison en appel à son Président Monsieur Paul François, en imputant à Monsanto la responsabilité de son intoxication et des graves séquelles qui ont suivi.

Par ailleurs, comment comprendre, quand l'Agence du Cancer de l'OMS (IARC) classe 3 pesticides cancérogènes « probables » pour l'homme dont le fameux glyphosate (Roundup), l'herbicide le plus utilisé dans le monde, que le rédacteur en chef d'une revue agricole jette la suspicion sur l'intégrité de cet organisme tout en stigmatisant les médias qui diffusent l'information ? Et de conclure son article par : « l’obscurantisme et la désinformation font recettes. » 

Là encore, dans la lutte contre la désinformation, une Autorité pour l'évaluation des pesticides aurait valeur à délivrer un avis indépendant de tous les lobbys et courants partisans pour poser un débat paisible et construit.

 

:: CASH investigation
Pesticides : nos enfants en danger

Quelle image de la démocratie renvoyons-nous aux jeunes générations quand le 2 février dernier, ils ont entendu au micro d'Élise Lucet, le représentant européen des lobbys des pesticides dire NON à une loi française ? Voir

La réaction de cette personne, qui ne représentait aucune autorité scientifique, médicale ou agronomique mais seulement des intérêts commerciaux, a motivé cette pétition.

 

:: Ce projet a reçu les soutiens des députés Noël MAMÈRE et Gilles SAVARY,
et du porte-parole d'EELV et conseiller régional d'Île de France, Julien BAILLOU.

Il est soutenu également par Terran Magazines, Un Jardin Bio, Le Sens de l’Humus, PermaMontreuil, Les Compagnons du Végétal, Le Rucher des Lilas, Le Jardin Vivant... Ont collaboré à sa promotion : Sylvaine REYRE, Présidente de l'association À Mots Ouverts et Christophe BICHON, membre du conseil collégial du Sens de l'Humus.

 

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:: En complément,

- 7 articles au sujet des pesticides sont disponibles dans Le Jardin Vivant.

- En France, nous avons pris l'habitude de désigner les agriculteurs et les multinationales comme seuls responsables de tous les problèmes liés aux pesticides, mais c'est une grossière erreur.

- En dehors d'une responsabilité morale ou éthique, les multinationales comme les agriculteurs respectent les lois françaises. Et les lois étant l'ensemble des règles pour le vivre ensemble, que peut-on reprocher à quelqu'un qui les respecte ?

- Par contre, peut-être les règles sont-elles obsolètes puisqu'il y a encore 40 ans, les terres agricoles étaient fertiles alors qu'aujourd'hui elles sont dé-fertilisées ? En effet, la plupart des sols sont morts avec la montée en puissance des pesticides alors que les règles n'ont pas changé ou si peu depuis la Seconde Guerre mondiale...

- Mais un acteur de premier plan est toujours passé sous silence, c'est l'enseignement agricole et ses professeurs qui au nom du Progrès, ont formé les agriculteurs à ruiner leurs sols vivants et dégrader la biodiversité. Leur responsabilité est considérable et toujours d'actualité.

- En résumé, seules l'évolution des règles, la pédagogie et une information transparente pourront freiner les épandages massifs de pesticides avant de les faire décroître.



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