NON au projet d’élevage de veaux de boucherie de VAN DRIE France (ex-SOBEVAL) à St-Mesmin

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A Saint-Mesmin en Dordogne, village de 325 habitants, au lieu dit "Les Champs de Frugier", un élevage sur caillebotis de 640 veaux de boucherie à l’année est envisagé par le GAEC « Mayoulet » à proximité des Gorges de l’Auvézère.  

La dernière version du plan d’épandage (modifiée et corrigée de septembre 2019) , réalisée par la Chambre d’agriculture et transmise par la Préfecture, propose de déverser les 10 tonnes de nitrates issus des 1100 m3 de lisier  produites par cet élevage sur 37 ilots de parcelles non adjacents et disséminés sur quatre  communes : Saint-Mesmin, Génis, Salagnac et Sainte-Trie.  

De ces 37 îlots de parcelles, dont certains présentent jusque 25% de pente, seuls 12 d’entre eux peuvent servir d’épandage sans nécessiter de piquetage afin de prendre garde aux distances réglementaires vis-à-vis des tiers, des étangs, ruisseaux et points d’eau. 

Signez, si comme nous, vous pensez que le maintien d’une activité agricole respectueuse de l’environnement est un enjeu pour la protection des eaux de surface et  l’adaptation au changement climatique en cours, et que cela ne peut pas être par l’implantation d’élevage de veaux de boucherie hors sol sous contrat de  l’agro-industriel Van Drie France ( ex SOBEVAL). 

**********************************                                                                                         Qui (à moins d’être géomètre) peut se conformer à un tel plan d’épandage ? 

Et qui pourra en vérifier le respect en l’absence de repérage cadastral des parcelles constitutives des ilots ? 

En cas de forte pluie, il y aura lessivage des terres et pollution de l’Auvézère  

En cas de sècheresse, comme cette année 2019, et vraisemblablement encore à l’avenir que pensez vous qu’une prairie desséchée puisse absorber ? 

Ce plan d’épandage s’il se veut conforme à la législation d’aujourd’hui  (ou plutôt d’hier)  
- En plus d’être défini à partir de vues aériennes sans tenir compte des accès aux ilots et de leurs pentes                                                                                                  - et d’être  irréalisable en pratique  
- est en contradiction avec les dernières directives des Assises de l’eau, il ne prépare en rien l’adaptation au changement climatique en cours.  

Nous rappelons que la ferme projetée se situerait quatre km en amont du point de captage d’eau potable du Pervendoux, lequel alimente Clairvivre...  

Ce projet d’élevage à Saint-Mesmin est en contradiction avec la politique régionale et nationale de protection des eaux de surface et d’adaptation au changement climatique en cours. 

Nous voulons: 

- que ce plan d’épandage soit rejeté 
- que ce permis de construire soit annulé  
 - et que les porteurs de ce projet soient conseillés afin qu’ils puissent  construire un projet d’agriculture durable compatible avec le respect de notre environnement. 

Il est de la mission de la Chambre d’Agriculture de les accompagner vers une activité agricole paysanne afin de :      

 - protéger les eaux, les sols et la qualité de l'air  
- assurer la souveraineté alimentaire d'un pays  
- garantir la santé de la population par la qualité des produits 
- lutter contre la maltraitance animale en respectant la relation homme/animal, élément fondateur de l'élevage paysan 
- assurer l'autonomie des paysans, les maintenir en place et leur donner des moyens de subsistance décents notamment par la vente locale en circuit court, AMAP, boutique des producteurs ….