Kampanya güncellemesiDensifiez l'offre de la spécialité allemand au bac en Moselle

Merci à tous, demi-victoire et perspectives...

Gérard BOTZFreyming, Fransa
4 Şub 2019

Bonjour,

Il est temps aujourd’hui de mettre fin à la pétition sur l’enseignement de la spécialité allemand dans nos lycées. Nous n’avons certes pas obtenu totalement satisfaction. Des régions comme le pays de Sarrebourg et le pays de Bitche restent dépourvus de cet enseignement à la rentrée 2019, ce qui est scandaleux dans des régions de tradition historiquement germanique et aujourd’hui ouvertes à l’Europe grâce à un bilinguisme encore vivant. La défense d’un enseignement approfondi de l’allemand va de pair avec la défense de notre langue lorraine francique. C’est à la fois un héritage que nous ont laissé nos anciens et aussi la langue de nos voisins qui est indispensable pour que l’Europe ne devienne pas un axe Paris-Berlin avec un vide sanitaire entre les deux. Nous avons cependant atteint plus de 750 signatures, ce qui prouve que l’attachement à l’enseignement de l’allemand est aujourd’hui encore important. La signature de la pétition s’est ralentie dès le moment où la presse s’est fait écho du recul du rectorat en ce qui concerne un lycée de Forbach, un lycée de Saint-Avold, un lycée de Metz et celui de Creutzwald. Sans doute la mobilisation du côté de Bitche et de Sarrebourg-Phalsbourg a-t-elle été moins voyante. Le rectorat en a tiré la conclusion qu’il n’y avait pas de demande, ce qui l’arrangeait bien. Il faut cependant savoir que les établissements ne disposent pas d’un nombre d’heures illimité pour ouvrir des spécialités: l’ouverture de l’une d’entre elles entraîne souvent la suppression d’autres possibilités, phénomène mathématiquement amplifié lorsque la taille de l’établissement est plus petite. Lorsque la pression des enseignants est affaiblie par la crainte de disparition de postes dans d’autres disciplines et que la pression des parents et des élèves n’est pas suffisamment visible, les autorités ont alors beau jeu de se défausser de leurs responsabilités sur les établissements, les parents ou les jeunes eux-mêmes. Ceci dit la pétition a permis de placer la barre plus haut et a aussi engendré dans les familles des discussions qui auront peut-être des répercussions à l’avenir. Si la situation semble désormais figée pour la rentrée 2019, rien ne dit que la pression des familles ne fera pas bouger les choses pour les rentrées suivantes. A nous d’entretenir le débat pour que la demande s’exprime plus ouvertement. Merci encore à tous les signataires. Si vous avez entrepris quelque chose près de chez vous dans le même sens n’hésitez pas à me contacter par exemple sur facebook

Gérard Botz

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