Gérard BOTZFreyming, France
Mar 9, 2019

Cela veut dire que si nous avons réussi à faire mettre en place la spécialité dans bien plus de lycées et  de secteurs que prévu il reste deux grosses zones d'ombre qui nécessiteraient un déplacement quotidien important pour les intéressés, rien de proposé du côté de Bitche, ni du côté de Sarrebourg-Phalsbourg. Il parait qu'il n'y a pas assez de demande, ce qui est curieux dans les secteurs les plus concernés par la pratique de notre langue régionale. C'est comme si on voulait assécher la formation de professionnels capables d'avoir un bon niveau en allemand, accélération de la pénurie en enseignants, manque de liens culturels au niveau des régions frontalières, baisse de l'excellence pour notre région. Les établissements les plus petits ont été, faute de moyens, sommés de faire des choix dramatiques dans le cadre de leur dotation horaire. Qu'on ne nous dise pas le contraire, j'ai des échos directs d'enseignants concernés. Il se trouve que les territoires ruraux, concernés par les plus petits établissements, sont aussi ceux qui disposeraient du meilleur réservoir de jeunes bilingues. Qu'on ne s'étonne pas si le rectorat réussit ainsi à faire baisser la demande. A nous d'agir pour la faire malgré tout augmenter. On admirera l'art d'enrober les décisions dans un discours contredisant les faits.

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