Interdisez les cirques avec animaux à la Queue-en-Brie et soutenez le spectacle humain

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S’il est vrai que la maltraitance des humains et des animaux sont deux problématiques différentes, l’une et l’autre sont tout autant inacceptables. Alors que dans le premier cas il existe des moyens connus de tous pour agir en faisant appel aux services compétents (police, services sociaux, etc…) dans le second cas les témoins se sentent souvent démunis.

C’est le cas des passants aux abords du centre commercial Pince Vent à la Queue-en-Brie, qui sont depuis la fin octobre témoins d’un spectacle perturbant face auquel ils se sentent dans l’incapacité d’agir pour le faire cesser, puisqu’il concerne des animaux sauvages appartenant à un cirque : un lion, une lionne, un tigre blanc du Bengale, notamment, sont en effet détenus dans des cages exigües en bord de route, montrant des signes évidents d’anxiété voire de dépression, caractérisés par des mouvements répétitifs incessants (stéréotypies).

Les témoins ont pu constater la permanence de ces comportements au long de la journée et de la nuit, l’exigüité des conditions de détention des animaux, mais aussi l’absence d’aménagement de leurs cages et de mise à l’abri face aux basses températures atteintes ces derniers jours aux heures de la nuit, ou des dangers extérieurs (proximité immédiate du bord de la route et du trottoir).

Plus largement, ce spectacle rappelle que l’activité des cirques fait vivre un calvaire à ces animaux sauvages, qui quand bien même ils seraient nés en captivité, n’en ressentent pas moins les besoins fondamentaux propres à leurs espèces tels que le besoin d’espace (et non d’une vie en captivité dans une cage réduite), celui de côtoyer des congénères (ou au contraire de vivre en solitaire selon l’espèce) ou de chasser dans leur milieu naturel. Ils ressentent également un grand stress face aux clameurs du public et aux bruits retentissants du cirque  (musique, hauts parleurs) ainsi que la souffrance induite par les fouets et la privation de nourriture, pratiques courantes du dressage.

Il convient également de rappeler que des accidents se produisent régulièrement. Ces animaux, stressés et sortis de leur milieu naturel, peuvent se montrer agressifs avec des conséquences dramatiques. Le mois dernier, une fillette a été lacérée au visage par une lionne en Russie, et ce n’est pas un cas isolé. Les évasions quant à elles représentent un danger pour les populations, mais aussi pour les animaux eux-mêmes qui, s’ils cherchent la liberté, trouvent en réalité bien souvent la mort : rappelons-nous de Mévy, tigresse du cirque Bormann, abattue l’année dernière au fusil à pompe dans les rues du 15ème arrondissement de Paris par son propriétaire après s’être échappée de sa cage.

Notre but n’est pas de stigmatiser le cirque en question, qui ne sera pas nommé, mais de rappeler que les cirques n’ont pas besoin d’animaux pour divertir le public puisque les humains sont capables de faire des numéros d’acrobatie, de magie, d’illusionnisme, etc, de façon virtuose et consentante.

Et rappelons enfin que, s’il est vrai que les enfants sont attirés par la beauté et la grâce de ces animaux donnés en représentation, ils n’ont en revanche aucun désir que ces derniers soient réduits à la captivité et la soumission pour des numéros dont ils ne s’amuseraient plus du tout s’ils savaient qu’ils sont effectués sous la contrainte par des animaux apeurés.

Pour ces raisons, nous demandons à Monsieur le Maire, d’interdire les cirques à animaux à la Queue en Brie puisque ceux-ci proposent – y compris aux passants providentiels n’ayant aucune volonté d’en être témoins - un spectacle désolant, incompatible avec une conscience moderne de la sensibilité de ces animaux, exposant les populations à un danger réel et véhiculant un message erroné à nos enfants.

Nous demandons à la mairie de La Queue en Brie de se positionner clairement contre ces manifestations d’un autre âge comme l’ont déjà fait 26 pays dans le monde et 91 villes en France et de soutenir, afin de perpétuer cette belle tradition du spectacle vivant, l’évolution de ces mêmes cirques vers une conception sans animaux, mais célébrant le génie, l’habileté, l’agilité et la capacité à étonner par la nouveauté, de notre genre humain.

Si vous regardez le succès de l’émission télévisée « La France a un Incroyable Talent » vous constaterez que les hommes et femmes désireux de divertir le public par un talent incroyable et inédit ne manquent pas, et que le public de tout âge se bouscule pour s'en émerveiller, davantage que devant les numéros de dressage.

Merci



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