

Le libre choix dans le soin ne devrait jamais devenir un risque


Le libre choix dans le soin ne devrait jamais devenir un risque
Le problème
Une décision disciplinaire interroge la place du libre choix du soignant et la relation de soin dans le système de santé. Au-delà d’un cas individuel, elle pose la question de la proportionnalité entre règles, situations réelles et discernement professionnel.
Elena Le Gal, sage-femme exerçant depuis quinze ans, est aujourd’hui suspendue pour deux ans et demi.
Plus de 800 accouchements accompagnés et des milliers de suivis.
Aucune plainte de patiente. Aucune mise en cause de sa responsabilité.
Pourtant, elle est sanctionnée dans six situations spécifiques dans lesquelles les patientes concernées attestent avoir été informées, accompagnées et respectées dans leurs choix.
Depuis octobre 2025, la suspension entraîne une absence de revenus pour la professionnelle concernée, qui a la charge de cinq enfants, dont un nourrisson né en novembre 2025. Le report de l’audience en appel prolonge la situation administrative en cours, sans date de réexamen fixée à ce jour.
Cette affaire dépasse largement un cas individuel.
Elle pose une question fondamentale : une professionnelle peut-elle être sanctionnée pour avoir accompagné des patientes dans leurs choix, y compris lorsque ceux-ci s’écartent des parcours standardisés ou nécessitent une adaptation à des situations réelles ?
Car le soin ne repose pas uniquement sur des protocoles. Il repose aussi sur l’écoute, la relation de confiance et le libre choix.
Pour certaines femmes, l’accouchement à domicile ne représente ni un refus du soin ni une opposition à l’hôpital. Il s’inscrit dans le souhait de vivre une naissance la plus physiologique possible, dans un environnement familier, avec une professionnelle de confiance.
Ce choix, lorsqu’il est éclairé et accompagné, devrait pouvoir exister de manière pleinement légitime dans une société qui affirme respecter l’autonomie des patientes et la diversité des parcours de naissance.
La continuité de la relation de soin constitue un facteur essentiel de sécurité, particulièrement en périnatalité. Elle favorise la confiance, la qualité du dialogue et des décisions éclairées.
De nombreuses femmes décrivent leur accouchement comme une expérience difficile ou traumatique lorsqu’elles se sont senties ignorées, contraintes ou insuffisamment informées. Dans le même temps, de nombreux soignants alertent sur les contraintes croissantes du système : surcharge, manque de temps, protocolisation, difficulté à maintenir une relation de soin individualisée.
Nous constatons également qu’aucun espace de dialogue contradictoire n’a été proposé aux patientes concernées par cette situation. À aucun moment leur parole, leur expérience de soin ou leur vécu n’ont pu être entendus dans un cadre institutionnel clair et équilibré.
Cette absence interroge la place réellement accordée aux usagères dans les procédures ordinales et les décisions ayant un impact direct sur leur suivi de santé.
Lorsque certaines femmes ne trouvent aucun accompagnement adapté, le risque n’est pas seulement le désaccord avec les recommandations. Il peut aussi être la rupture de suivi, l’isolement ou le renoncement au soin.
Cette mobilisation ne s’oppose ni aux maternités ni aux soignants hospitaliers. Elle interroge la capacité du système à intégrer la diversité des situations sans transformer toute adaptation en faute disciplinaire.
Nous demandons :
- La levée de la suspension et le rétablissement du droit d’exercer
- La reconnaissance du libre choix du soignant
- La protection de la relation de confiance entre patientes et professionnelles
- La prise en compte du discernement professionnel dans les situations complexes
des décisions disciplinaires proportionnées - Cette mobilisation concerne toutes celles et ceux qui défendent une médecine humaine, incluant la pluralité des parcours de soin et le droit à un accompagnement respectueux et choisi.
Signez et partagez cette pétition.
Une tribune détaillant les enjeux de cette situation est disponible ici
CSDE44 – Collectif de soutien et de défense d’Elena Le Gal Association d’usagers et de professionnels de santé pour le libre choix dans les parcours de soins et le consentement éclairé.
Instagram : @csde44
Contact : collectifsde@gmail.com
Illustration : Fleure Bleue

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Le problème
Une décision disciplinaire interroge la place du libre choix du soignant et la relation de soin dans le système de santé. Au-delà d’un cas individuel, elle pose la question de la proportionnalité entre règles, situations réelles et discernement professionnel.
Elena Le Gal, sage-femme exerçant depuis quinze ans, est aujourd’hui suspendue pour deux ans et demi.
Plus de 800 accouchements accompagnés et des milliers de suivis.
Aucune plainte de patiente. Aucune mise en cause de sa responsabilité.
Pourtant, elle est sanctionnée dans six situations spécifiques dans lesquelles les patientes concernées attestent avoir été informées, accompagnées et respectées dans leurs choix.
Depuis octobre 2025, la suspension entraîne une absence de revenus pour la professionnelle concernée, qui a la charge de cinq enfants, dont un nourrisson né en novembre 2025. Le report de l’audience en appel prolonge la situation administrative en cours, sans date de réexamen fixée à ce jour.
Cette affaire dépasse largement un cas individuel.
Elle pose une question fondamentale : une professionnelle peut-elle être sanctionnée pour avoir accompagné des patientes dans leurs choix, y compris lorsque ceux-ci s’écartent des parcours standardisés ou nécessitent une adaptation à des situations réelles ?
Car le soin ne repose pas uniquement sur des protocoles. Il repose aussi sur l’écoute, la relation de confiance et le libre choix.
Pour certaines femmes, l’accouchement à domicile ne représente ni un refus du soin ni une opposition à l’hôpital. Il s’inscrit dans le souhait de vivre une naissance la plus physiologique possible, dans un environnement familier, avec une professionnelle de confiance.
Ce choix, lorsqu’il est éclairé et accompagné, devrait pouvoir exister de manière pleinement légitime dans une société qui affirme respecter l’autonomie des patientes et la diversité des parcours de naissance.
La continuité de la relation de soin constitue un facteur essentiel de sécurité, particulièrement en périnatalité. Elle favorise la confiance, la qualité du dialogue et des décisions éclairées.
De nombreuses femmes décrivent leur accouchement comme une expérience difficile ou traumatique lorsqu’elles se sont senties ignorées, contraintes ou insuffisamment informées. Dans le même temps, de nombreux soignants alertent sur les contraintes croissantes du système : surcharge, manque de temps, protocolisation, difficulté à maintenir une relation de soin individualisée.
Nous constatons également qu’aucun espace de dialogue contradictoire n’a été proposé aux patientes concernées par cette situation. À aucun moment leur parole, leur expérience de soin ou leur vécu n’ont pu être entendus dans un cadre institutionnel clair et équilibré.
Cette absence interroge la place réellement accordée aux usagères dans les procédures ordinales et les décisions ayant un impact direct sur leur suivi de santé.
Lorsque certaines femmes ne trouvent aucun accompagnement adapté, le risque n’est pas seulement le désaccord avec les recommandations. Il peut aussi être la rupture de suivi, l’isolement ou le renoncement au soin.
Cette mobilisation ne s’oppose ni aux maternités ni aux soignants hospitaliers. Elle interroge la capacité du système à intégrer la diversité des situations sans transformer toute adaptation en faute disciplinaire.
Nous demandons :
- La levée de la suspension et le rétablissement du droit d’exercer
- La reconnaissance du libre choix du soignant
- La protection de la relation de confiance entre patientes et professionnelles
- La prise en compte du discernement professionnel dans les situations complexes
des décisions disciplinaires proportionnées - Cette mobilisation concerne toutes celles et ceux qui défendent une médecine humaine, incluant la pluralité des parcours de soin et le droit à un accompagnement respectueux et choisi.
Signez et partagez cette pétition.
Une tribune détaillant les enjeux de cette situation est disponible ici
CSDE44 – Collectif de soutien et de défense d’Elena Le Gal Association d’usagers et de professionnels de santé pour le libre choix dans les parcours de soins et le consentement éclairé.
Instagram : @csde44
Contact : collectifsde@gmail.com
Illustration : Fleure Bleue

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Pétition lancée le 22 mai 2026