NOTRE FRÈRE IBRAHIMA BAH EST MORT ! NOUS EXIGEONS LES VIDÉOS POUR CONNAITRE LA VÉRITÉ !

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Le 6 octobre 2019, un petit peu après 17 heures, j’ai reçu un appel me disant que mon petit frère Ibrahima Bah avait eu un souci à Villiers-le-Bel, au quartier de la Cerisaie. 

Lorsque je suis arrivé sur place, moi, Diané Bah, un des grands frères d’Ibrahima Bah. J’ai vu un grand nombre de forces de police. J’ai entendu des passants dire : « Ils l’ont tué. Ils l’ont tamponné. Ils l’ont tué. »

Je ne sais pas pourquoi ni comment. J’ai levé le point droit en l’air et j’ai dit : « je m’appelle Diané Bah, je suis l’un des grands frères d’Ibrahima Bah. Ils ont tué mon petit frère, Ibo » c’est le surnom qu’on lui donne.

C’est ainsi que commença le drame dans lequel ma famille et moi-même sommes depuis. 

Beaucoup de témoins accusent les forces de l’ordre d’avoir physiquement et avec une fourgonnette bloqués la route à mon petit frère Ibrahima Bah qui circulait à moto. Mon petit frère aurait en conséquence percuté un poteau qui a conduit à sa mort. Les forces de l’ordre, eux, disent que c’est un accident. 

Selon leurs dires, mon petit frère Ibrahima Bah voulait éviter le contrôle de police en montant sur le trottoir. Il aurait perdu la maîtrise de sa moto et a percuté un poteau causant sa mort.

Sur place il y avait 3 caméras, sur le boulevard Salvador-Allende à Villiers-le Bel. L’une des caméras est située à moins de 50 m du poteau, l’autre caméra est un petit peu plus bas dans la rue. La 3ème caméra était située dans un bus qui était à l’arrêt au moment des faits.

Ma famille et moi-même avons porté plainte et nous nous sommes constitués partie civile.

Suite à de nombreuses marches citoyennes, une enquête a été ouverte pour homicide involontaire.

Nous sommes à plus de trois mois depuis ce 6 octobre 2019. Nous n’avons toujours pas pu avoir accès à la vidéosurveillance du drame.

Nous nous sommes sentis injuriés à la lecture du dossier. L’analyse d’une vidéo déclare que la caméra était rotative. Cette caméra n’aurait filmé que le début et à la fin, mais rien du drame ! Pourquoi ne nous laisse-t-on pas visionner ces vidéos et faire notre propre analyse ?

Nous, famille d’Ibrahima Bah, nous, amis d’Ibrahima Bah, nous, concitoyens de Sarcelles et des villes environnantes, nous, citoyens français, nous réclamons la vérité. 

Nous nous adressons au juge d’instruction qui détient le dossier afin de lui réclamer la vidéosurveillance du drame.

Nous voulons constater les circonstances dans lesquelles notre fils, notre frère, notre copain, notre concitoyen, Ibrahima Bah dit Ibo, dernier-né de sa fratrie est mort.