

Chers signataires,
Le moment est venu de remettre officiellement la pétition et la lettre ouverte à la ministre de la Culture. Nous le ferons avec un collectif d’auteurs et créateurs, dont notamment Jacques Bruyas, président de l’UERA. Une première remise sera faite auprès des élus lyonnais le 25 octobre prochain, et la semaine ou quinzaine suivante, nous organiserons une seconde remise à Paris directement au ministère de la Culture.
D’ici là, nous mettrons tout en œuvre pour gagner de nouvelles signatures. Aussi, dans cette dernière ligne droite, je compte sur vous pour parler de la pétition et inviter votre famille, vos amis, vos collègues de travail à la signer et à la partager.
Nous allons aussi dans ce laps de temps continuer à diffuser la lettre ouverte auprès des auteurs et créateurs (lettre déjà signée par des centaines d’auteurs et créateurs, voir la liste sur le site http://www.enquetedejustice.org/nos-commissions/droit-d-auteur-et-culture/lettre-ouverte-à-la-ministre-de-la-culture
Par ailleurs, la députée Frédérique Dumas, vice-présidente des affaires culturelles, s’est saisie de la situation.
J’ai également un rendez-vous très important le 11 octobre avec la députée Anne Brugnera (qui est également à la commission des affaires culturelles).
Je vous livre un extrait de mon courriel à son collaborateur qui vous permettra de comprendre les enjeux :
« J’espère vraiment que ce rendez-vous avec Madame Anne Brugnera permettra d’avancer vite et concrètement. Cette histoire dure depuis beaucoup trop longtemps. Je ne peux pas continuer à être traitée différemment des autres auteurs et à être abusivement privée de mon droit moral sur mon œuvre. J’ai quatre titres qui vont sortir entre ce mois et janvier 2019 (chez quatre éditeurs différents, sachant que deux de ces titres sont déjà traduits en plusieurs langues). Les choses doivent donc être clarifiées urgemment.
Au-delà de mon cas, on ne peut pas laisser cette jurisprudence, totalement contraire à la loi, menacer tous les auteurs, et priver les auteurs de l’égalité en droits et de la sécurité juridique.
Une justice qui juge les œuvres et condamne les auteurs est un véritable scandale.
Comment la République en Marche peut-elle tolérer de telles pratiques, elle, qui dans le même temps, prétend défendre le droit d’auteur et se félicite des avancées dans ce domaine au niveau de l’Europe ?
Comment la République en Marche peut-elle instrumentaliser la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la justice pour couvrir les abus et les injustices, alors que la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la justice visent exactement le but inverse ?
Je suis déterminée et j’attends beaucoup de ce rendez-vous.
Jamais je ne laisserai les juges juger les œuvres. C’est une régression impensable, c’est une offense à l’esprit des Lumières, c’est le spectre odieux des heures les plus sombres de l’Histoire. S’il faut que je me mette dans la rue, je le ferai sans plaisir mais je le ferai. J’espère vraiment ne pas devoir en arriver là. »
Suite à ce courriel, rendez-vous a été pris avec promesse d’actions rapides et concrètes. Je vous informerai bien évidemment du résultat dès le 12 octobre prochain.
Merci à vous tous pour votre solidarité et votre implication…
Corinne Morel