Petition updateLe gouvernement trahit les auteurs : mobilisons-nous, sans auteurs, plus de culture !Un livre sur ce scandale judiciaire

Marjorie LARQUEYArgenteuil, France

Oct 20, 2016
Bien décidée à être rétablie dans ses droits et à agir pour que le jugement rendu à son encontre ne crée pas une jurisprudence qui serait désastreuse pour tous, Corinne Morel a mis à profit ces quelques mois d’été pour écrire un livre sur ce scandale judiciaire.
Elle m’a autorisée à vous livrer en avant-première un extrait de son ouvrage « Une décision d’injustice ».
Ce livre, qui sera prochainement publié, elle le dédie à vous tous, signataires courageux, à vous qui, ayant conservé votre humanité, refusez l’injustice.
« Être arbitrairement dépossédé de ses droits et lourdement condamné est une expérience d’une rare violence. Ceux qui l’ont vécue, et j’en connais beaucoup, savent de quoi je parle. L’injustice est toujours une déclaration de guerre, d’autant plus brutale que l’on n’est pas préparé. Au-delà des dommages particuliers, l’ignorance des lois dans les tribunaux est une véritable provocation, un pied de nez délibéré à la démocratie, une façon ouverte pour les juges de dire : « nous avons tous les pouvoirs ». Et, si ce gant jeté aux vrais démocrates n’est pas relevé, alors ils auront définitivement gagné la partie.
Je suis certaine qu’il y a parmi les juges de vrais démocrates et eux aussi doivent relever ce gant. Quant aux autres, vous le verrez et vous en comprendrez les raisons, ils ont fait de mon cas une affaire personnelle. C’est un vrai problème. Nous ne sommes pas dans une dispute : qui a raison, qui a tort ? En tout cas, je ne suis pas dans cette dispute. Il ne s’agit pas d’avoir raison ou d’avoir tort. Il s’agit des lois et des droits. Il s’agit de la vérité. Non la vérité judiciaire, à laquelle on fait parfois dire ce que l’on veut. La vérité, celle qui ne se discute pas. La vérité des faits.
La justice, ce sont des faits.
Si je dis, qu’en ce moment, vous n’êtes pas en train de lire ou d’entendre ces lignes, c’est un mensonge, parce que, en ce moment, vous êtes en train de lire ou d’entendre ces lignes. C’est un fait.
Si quelqu’un dit que j’héberge dans mon appartement, un éléphant de cinq mètres de haut, que je nourris avec des plantes spéciales que j’ai cueillies sur la planète Mars et auquel je lis tous les soirs un conte de Napoléon, c’est un mensonge. Le fait est qu’il est impossible que j’héberge dans mon appartement un éléphant de cinq mètres de haut (la hauteur de plafond étant de deux mètres cinquante), que je le nourrisse avec des plantes cueillies sur Mars (on se demande comment j’y serais allée) et que je lui lise des contes de Napoléon (Napoléon n’a jamais écrit de contes).
Que quelqu’un me transforme en éleveuse d’éléphant géant, engraissé à coup de plantes extra-terrestres et à qui je fais la lecture chaque soir de livres qui n’existent pas, pourquoi pas ? Ceux qui se défendent sont parfois prêts à dire n’importe quoi. Mais que les juges conviennent de la chose, là, ça devient très inquiétant. C’est à peu près ce que vous lirez dans la décision rendue à mon encontre. Ce seront d’autres fables, mais ce seront des fables. Des fables tout aussi outrancières.
La justice, ce sont des lois.
En plus de la vérité, les lois sont les autres grandes sacrifiées dans la décision dont je vais vous parler. Cette décision n’est pas grave parce qu’elle me concerne. La privation abusive d’un droit est toujours grave, peu importe la personne, peu importe le droit. En revanche, elle a deux caractéristiques qui la rendent particulièrement dangereuse et qui doivent nous alerter.
C’est la première fois, en France, qu’un auteur est mis à l’index par les juges. Un pas de plus a été franchi par les magistrats et ce pas doit nous faire réagir : les pays qui s’en prennent aux livres ne sont pas des démocraties. Son autre caractéristique, c’est que les juges statuent sans s’appuyer sur une seule loi. Vous trouverez beaucoup de choses dans la décision rendue à mon encontre, des choses que l’on ne s’attend pas à trouver dans un jugement. Des choses qui feront que votre vision de la justice française sera définitivement changée. Vous trouverez beaucoup de choses mais vous ne trouverez pas la loi et, pour cette raison, vous ne trouverez pas la justice, car ce n’est pas une décision de justice qui a été rendue, c’est une décision d’injustice. »
EXTRAIT D’UNE DECISION D’INJUSTICE DE CORINNE MOREL (A PARAITRE PROCHAINEMENT)
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