Pour ouvrir un logement inoccupé à une famille en danger

Pour ouvrir un logement inoccupé à une famille en danger

0 a signé. Prochain objectif : 1 500 !
Quand elle atteindra 1 500 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être reprise par les médias et journaux locaux !
Morgane RICHARD a lancé cette pétition adressée à le gouvernement et à

Mesdames, Messieurs,

J’adresse cette lettre ouverte au pays des "droits de l’homme", à l’Etat, à toutes les institutions compétentes, à la métropole de Lyon, et ici, également, au maire de Villeurbanne, Monsieur Bret. J’adresse également cette lettre aux citoyens, qui, comme moi, se sentent indignés face à la misère et à la détresse qui affluent dans nos rues.

Le cas que je vais décrire brièvement ici, n’est, malheureusement, pas un cas isolé, et j’espère de tout cœur qu’il servira de voix à tout ceux qui n’en ont pas, tout ceux qui n’en ont plus face à leur propre précarité ou face à celles de leurs voisins.

Aujourd’hui, 5 septembre 2019, quelques jours après la rentrée des classes des primaires et maternelles, une décision a été prise : le placement d’un enfant de 10 ans en situation de handicap, écarté de sa famille, et la mise à la rue de sa maman et de sa petite sœur âgée de moins de 3 ans.

Pour faire court sur la situation de cette famille, originaire de Bosnie, la maman, femme battue, a fui son pays où son ex-mari la recherche. Elle a fui, pas seulement pour sa vie, mais aussi pour protéger ses enfants, notamment son fils qui a assisté et a été victime de son beau père. Cet enfant, que l’on veut aujourd’hui placer loin de sa maman et de sa petite sœur.

Depuis maintenant bientôt 3 ans, cette dame a fui son pays, et vit dans une situation plus que précaire, totalisant aujourd’hui  11 mois à la rue (dont une période avec sa petite fille, née en France, alors âgée de 4 mois). Le reste se compose de solutions de logements précaires, hôtels ou sous locations, souvent payés par la solidarité citoyenne (1000 euros ont été déboursé pour la sous location rien que cet été). Le tout avec un enfant d’aujourd’hui 10 ans, en cours de reconnaissance MDPH, et une petite fille de 2 ans et demi.

Si aujourd’hui, je vous écris cette lettre, c’est pour appeler à la solidarité, à l’humanité, mais aussi au bon sens. Les 2 enfants sont scolarisés à l’école ALBERT CAMUS à Villeurbanne. A côté de cette même école, au  197 rue jean voillot, se trouve un logement vide, qui pourrait abriter la famille. Aucune excuse n’est acceptable, lorsque l’on sait tout les fonds déboursés pour eux grâce à la solidarité citoyenne.

Nous vivons dans un pays dit, des droits de l’homme, pays qui se veut avancé et développé, qui nous rappelle chaque jour qu’une femme sur 3 meure sous les coups de son conjoint, qui édicte régulièrement des lois pour la protection de l’enfance. Mais nous vivons aussi dans un pays, qui laisse des enfants dormir dehors sous des cartons, qui laissent des femmes mourir sous les coups de leur conjoint faute de solution de logement d'urgence et d’aides matérielles, un pays qui expulse, qui enfreint ses propres lois, un pays avec un tas de logement inoccupés, laissés à l’abandon, pendant qu’un nombre incalculable de personnes meurent chaque hiver, tués par le froid, et chaque été, assoiffés par le soleil.

J’appelle donc ici à l’aide, à l’urgence et au bon sens, pour la famille V., auprès de la métropole de Lyon et du maire de Villeurbanne, pour régler une situation qui pourrait l’être et aurait dû l’être il y a longtemps, en leur demandant de prendre leurs responsabilités et d’arrêter de déléguer les tâches qui leur incombent, aux citoyens et aux associations.

Mais à travers le message de détresse lancé pour cette famille, j’appelle aussi à la solidarité pour tous les SDF dans nos rues, pour les réfugiés (qui à Vaulx-en-Velin pas plus tard qu’hier ont été chargé par des CRS), pour  toutes les familles isolées, les mères violentées, laissées à l’agonie et mise à l’écart par la société, pour tout les enfants qui dorment dehors, pour tout ceux qui ont froid et ont faim, pour ceux que j’oublie et à qui j’envoie mon soutien.

Dans notre état, qui doit être un état de droit, la non-assistance à personne en danger est un délit grave.  Aujourd’hui et depuis longtemps, l’Etat est hors la loi, de même que la métropole de Lyon et la mairie de Villeurbanne, qui sont prêts à laisser une mère et sa fille à la rue, écarter un enfant de sa maman, au lieu d’ouvrir un logement inoccupé.

J’écris ça comme une bouteille à la mer, en espérant que cette lettre sera lue et transmise, et qu’elle pourra aider, ne serait-ce qu’une seule personne.

En vous remerciant, et en espérant avoir fait mon devoir de citoyenne, et surtout d'être humain.

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