Au Québec : en cours, pas en ligne ! Pétition pour la rentrée universitaire en présentiel

Le problème

AU QUÉBEC: EN COURS, PAS EN LIGNE !
 
PÉTITION POUR LA RENTRÉE UNIVERSITAIRE EN PRÉSENTIEL CET AUTOMNE
 
Le Québec est en plein déconfinement :
         •  11 mai : le gouvernement Legault renvoyait les élèves du primaire à l’école ;
         •  1er juin : les centres d’achat accueillent les consommateurs ;
         •  15 juin : réouverture des restaurants ;
         •  22 juin : les camps de jour accueilleront les enfants québécois et autorisation par la Santé publique    des rassemblements de moins de 50 personnes ;

         •  23 juillet : autorisation des rassemblements intérieurs de moins de 250 personnes ;
         •  Septembre : retour en classe obligatoire des élèves du primaire et du secondaire.
 
Mais les universités québécoises restent complètement confinées.
 
Elles ne prévoient pas offrir leurs cours en présentiel aux étudiant(e)s avant la session d’hiver 2021. Malgré l’annonce du gouvernement du 16 juin qui pousse vers une normalisation de la rentrée scolaire dans l’éducation, les universités maintiennent de façon défensive l’essentiel des cours en format en ligne, avec une exception pour les laboratoires ou les cours pratiques et les cours des étudiant(e)s dont c’est la première session universitaire. Que signifie cette décision qui place les institutions d’études supérieures en porte-à-faux avec tous les secteurs de la société ?
 
Quand les universités ont annoncé à la mi-mars, en plein cœur de la session d’hiver, le passage des cours en présentiel vers une formule en ligne, les professeur(e)s ont travaillé à la réussite de leurs étudiant(e)s. Tous ou presque pouvaient y voir une mesure d’urgence cohérente avec les recommandations de la Santé publique et explicable en raison de la pandémie mondiale.
 
Or, sur quoi s’appuie maintenant la décision des gestionnaires universitaires de mettre la grande majorité des cours en ligne pour la session d’automne ? Prétendre que cette décision est purement basée sur des impératifs sanitaires constitue une insulte à l’intelligence des étudiant(e)s et des enseignant(e)s. Dans une société en plein déconfinement, il est difficilement justifiable sous le prétexte de la « santé publique » d’isoler une frange de la population (17 à 30 ans) qui est, selon un large consensus dans la communauté scientifique mondiale, parmi les moins à risque d’être victimes de complications graves liées à la COVID-19.
 
Expérimentation sociale du numérique et des techno-pédagogies
La décision de rendre la session d’automne majoritairement en ligne ne saurait donc pas être justifiée par des données probantes et des faits de nature scientifique. Cette décision serait-elle de nature politique et technique ? Il semble que les gestionnaires d’universités aient choisi de mener une vaste expérimentation sociale du numérique et des nouvelles techno-pédagogies, et ce, sans le consentement ni des professeur(e)s, ni des étudiant(e)s. L’absence totale de démocratie dans ce processus au profit d’un technocratisme autoritaire constitue un grave manque de considération, et de respect, à leur égard.  Les gestionnaires universitaires ont saisi l’opportunité de pousser encore plus loin la tendance assumée des universités à favoriser les cours en ligne selon un modèle qui marginalise en particulier certains domaines des sciences humaines et de la création artistique.
 
Cette expérimentation sociale sur la population universitaire fait en effet l’impasse sur de nombreux dommages collatéraux qu’a entrainés la conversion en ligne de la session d’hiver dernier. Parmi ceux-ci :
 
L’inégalité technologique des chances
Plus que jamais, les étudiant(e)s moins bien nantis se retrouveront fortement désavantagés (sans un ordinateur performant, une connexion Internet adéquate, un espace de travail aménagé, une situation familiale propice à l’étude…) par une session uniquement en ligne.
 
L’anxiété et la dépression accrues
Les dangers de la COVID-19 ne devraient pas nous faire oublier les dangers très concrets des maladies mentales et des troubles psychologiques. Chez les étudiant(e)s, ceux-ci se trouvent exacerbés par l’isolement et les conditions sociaux-économiques. Pour certains, ces facteurs mèneront directement à l’abandon de cours et au décrochage. La situation est analogue chez les enseignant(e)s qui font face à du surmenage causé par la charge de travail doublée et l’obligation de s’adapter à la hâte aux diverses techno-pédagogies.
 
La baisse substantielle de la qualité de l’enseignement
Malgré les beaux discours vantant l’efficacité et la flexibilité des cours en ligne, ceux-ci vident la formation universitaire de ce qui la rend véritablement formatrice. L’enseignement en classe est le seul modèle permettant les relations et les interactions concrètes et engagées entre les enseignant(e)s et les étudiant(e)s. De plus, il n’y a pas d’équivalence entre les cours « à distance » et les cours en présentiel au niveau des contenus et des apprentissages individuels et collectifs.
 
Les étudiants : de simples acheteurs de crédits universitaires ?
Qu’en est-il de la vocation même de l’enseignement supérieur ?  Un enseignement vidé de sa substance présentielle, fait dans des conditions inadéquates, peut-il être légitimement perçu comme un remplacement correct et justifier des frais de scolarité identiques ? Les enseignant(e)s se réduisent-ils à de simples administrateurs d’un portail informatique de cours et les étudiant(e)s à des quémandeurs de réponses sur les forums de discussion ? Ces mêmes étudiant(e)s deviennent-ils de simples acheteurs de crédits universitaires qui devraient se compter « chanceux » de pouvoir obtenir un diplôme malgré la pandémie ? À ces questions, nous répondons assurément « Non ».
 
Nous demandons au Premier ministre et au Gouvernement de déconfiner les universités et de les obliger à reprendre les cours initialement prévus en présentiel à l’automne 2020.

N’hésitez pas à laisser un commentaire indiquant votre affiliation universitaire.
       
 
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Cette pétition avait 1 218 signataires

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AU QUÉBEC: EN COURS, PAS EN LIGNE !
 
PÉTITION POUR LA RENTRÉE UNIVERSITAIRE EN PRÉSENTIEL CET AUTOMNE
 
Le Québec est en plein déconfinement :
         •  11 mai : le gouvernement Legault renvoyait les élèves du primaire à l’école ;
         •  1er juin : les centres d’achat accueillent les consommateurs ;
         •  15 juin : réouverture des restaurants ;
         •  22 juin : les camps de jour accueilleront les enfants québécois et autorisation par la Santé publique    des rassemblements de moins de 50 personnes ;

         •  23 juillet : autorisation des rassemblements intérieurs de moins de 250 personnes ;
         •  Septembre : retour en classe obligatoire des élèves du primaire et du secondaire.
 
Mais les universités québécoises restent complètement confinées.
 
Elles ne prévoient pas offrir leurs cours en présentiel aux étudiant(e)s avant la session d’hiver 2021. Malgré l’annonce du gouvernement du 16 juin qui pousse vers une normalisation de la rentrée scolaire dans l’éducation, les universités maintiennent de façon défensive l’essentiel des cours en format en ligne, avec une exception pour les laboratoires ou les cours pratiques et les cours des étudiant(e)s dont c’est la première session universitaire. Que signifie cette décision qui place les institutions d’études supérieures en porte-à-faux avec tous les secteurs de la société ?
 
Quand les universités ont annoncé à la mi-mars, en plein cœur de la session d’hiver, le passage des cours en présentiel vers une formule en ligne, les professeur(e)s ont travaillé à la réussite de leurs étudiant(e)s. Tous ou presque pouvaient y voir une mesure d’urgence cohérente avec les recommandations de la Santé publique et explicable en raison de la pandémie mondiale.
 
Or, sur quoi s’appuie maintenant la décision des gestionnaires universitaires de mettre la grande majorité des cours en ligne pour la session d’automne ? Prétendre que cette décision est purement basée sur des impératifs sanitaires constitue une insulte à l’intelligence des étudiant(e)s et des enseignant(e)s. Dans une société en plein déconfinement, il est difficilement justifiable sous le prétexte de la « santé publique » d’isoler une frange de la population (17 à 30 ans) qui est, selon un large consensus dans la communauté scientifique mondiale, parmi les moins à risque d’être victimes de complications graves liées à la COVID-19.
 
Expérimentation sociale du numérique et des techno-pédagogies
La décision de rendre la session d’automne majoritairement en ligne ne saurait donc pas être justifiée par des données probantes et des faits de nature scientifique. Cette décision serait-elle de nature politique et technique ? Il semble que les gestionnaires d’universités aient choisi de mener une vaste expérimentation sociale du numérique et des nouvelles techno-pédagogies, et ce, sans le consentement ni des professeur(e)s, ni des étudiant(e)s. L’absence totale de démocratie dans ce processus au profit d’un technocratisme autoritaire constitue un grave manque de considération, et de respect, à leur égard.  Les gestionnaires universitaires ont saisi l’opportunité de pousser encore plus loin la tendance assumée des universités à favoriser les cours en ligne selon un modèle qui marginalise en particulier certains domaines des sciences humaines et de la création artistique.
 
Cette expérimentation sociale sur la population universitaire fait en effet l’impasse sur de nombreux dommages collatéraux qu’a entrainés la conversion en ligne de la session d’hiver dernier. Parmi ceux-ci :
 
L’inégalité technologique des chances
Plus que jamais, les étudiant(e)s moins bien nantis se retrouveront fortement désavantagés (sans un ordinateur performant, une connexion Internet adéquate, un espace de travail aménagé, une situation familiale propice à l’étude…) par une session uniquement en ligne.
 
L’anxiété et la dépression accrues
Les dangers de la COVID-19 ne devraient pas nous faire oublier les dangers très concrets des maladies mentales et des troubles psychologiques. Chez les étudiant(e)s, ceux-ci se trouvent exacerbés par l’isolement et les conditions sociaux-économiques. Pour certains, ces facteurs mèneront directement à l’abandon de cours et au décrochage. La situation est analogue chez les enseignant(e)s qui font face à du surmenage causé par la charge de travail doublée et l’obligation de s’adapter à la hâte aux diverses techno-pédagogies.
 
La baisse substantielle de la qualité de l’enseignement
Malgré les beaux discours vantant l’efficacité et la flexibilité des cours en ligne, ceux-ci vident la formation universitaire de ce qui la rend véritablement formatrice. L’enseignement en classe est le seul modèle permettant les relations et les interactions concrètes et engagées entre les enseignant(e)s et les étudiant(e)s. De plus, il n’y a pas d’équivalence entre les cours « à distance » et les cours en présentiel au niveau des contenus et des apprentissages individuels et collectifs.
 
Les étudiants : de simples acheteurs de crédits universitaires ?
Qu’en est-il de la vocation même de l’enseignement supérieur ?  Un enseignement vidé de sa substance présentielle, fait dans des conditions inadéquates, peut-il être légitimement perçu comme un remplacement correct et justifier des frais de scolarité identiques ? Les enseignant(e)s se réduisent-ils à de simples administrateurs d’un portail informatique de cours et les étudiant(e)s à des quémandeurs de réponses sur les forums de discussion ? Ces mêmes étudiant(e)s deviennent-ils de simples acheteurs de crédits universitaires qui devraient se compter « chanceux » de pouvoir obtenir un diplôme malgré la pandémie ? À ces questions, nous répondons assurément « Non ».
 
Nous demandons au Premier ministre et au Gouvernement de déconfiner les universités et de les obliger à reprendre les cours initialement prévus en présentiel à l’automne 2020.

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