La RATP, assurez le bien-être et la sécurité des chiens de sécurité de votre réseau !

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Un chien grièvement blessé en train de se vider de son sang dans une rame de métro, recevant des coups de laisse d’un agent de sécurité sur la défensive et indifférent à la souffrance de son chien, un conducteur qui répond que tout est sous contrôle … La scène, prise en photo le 21 février 2019 jeudi dans la ligne 7 et diffusée sur les réseaux sociaux, a choqué les voyageurs et les internautes.

Au lieu d'une évacuation en urgence sur civière ou un pansement compressif pour ralentir l'hémorragie, ce chien a subi un traitement qui n’est pas à la hauteur des services rendus par celui-ci, obligé de marcher et de s’asseoir sur sa plaie. Clou du pathétisme : face à l'inquiétude des voyageurs, l'agent cynophile qui répond qu'il lui "a coûté cher". 

Les recherches ont révélé que ce chien, avant de lui être ramené, s'était retrouvé livré à lui-même, égaré sur les voies du métro et secouru in extremis par une usagère. La RATP, informée de sa présence sur les voies (et qui en avait fait l’annonce aux passagers) n’avait même pas daigné couper la circulation des trains !

Les chiens de sécurité consacrent la plus grande partie de leur vie à assurer la sécurité des autres. Il n’est pas admissible qu’ils ne soient pas même assurés de leur propre sécurité en retour.

Avant de répondre de façon non officielle que le chien allait mieux, la RATP s’était d’abord déchargée de toute responsabilité en affirmant qu’il s’agissait d’un « maître chien d’une autre entreprise », reléguant l’inquiétude relative au calvaire de ce chien à une affaire administrative. (un témoin direct précise que l'agent portait bel et bien la mention RATP sur son dossard)

Nos demandes :

  • Une garantie officielle et documentée de la bonne prise en charge de ce chien par des services vétérinaires compétents ainsi que de son bon état de santé actuel.
  • Son placement dans un refuge où il bénéficiera d'un panier retraite, compte tenu de son âge estimé de 10 ans environ et du traumatisme physique et psychique subi en service.
  • Une mesure disciplinaire à l'encontre de l’agent cynophile, pour son absence de prise en charge adaptée de l’animal blessé et du peu de cas porté à sa souffrance, égratignant sévèrement au passage l’image de sa profession.
  • Une enquête par le CNAPS pour déterminer les conditions quotidiennes de travail de ce chien et évaluer l’aptitude de cet agent cynophile à exercer convenablement sa profession.
  • Plus largement, un réel engagement de la RATP quant au bien-être sans concession et sans exception des animaux assignés à un travail dans leur réseau, et ce quelle que soit la nature administrative des contrats de travail liant leurs « propriétaires » à la RATP (sous-traitance, etc…).
    En particulier, la mise en place d'un protocole obligatoire pour une prise en charge adaptée et efficace d'un animal blessé, une amélioration des conditions de détention en service - trop souvent attachés ou enfermés sans protection, confort ni limite de temps - un contrôle sérieux et rigoureux de leurs conditions de vie hors service, et un engagement d’arrêt de la circulation des trains dans le cas d’une présence animale sur les voies.

La valeur des services rendus par ces travailleurs sans salaire et d’une autre espèce induit un devoir moral en retour : la RATP ne peut se prévaloir d’un programme ambitieux visant à assurer leur bien-être et à répondre de façon adéquate aux besoins naturels inhérents à leur espèce.

"Lorsqu'un passager fait un malaise, toute la ligne est arrêtée pour l'évacuer. Dès lors, lorsqu'un chien de sécurité, qui vous rend donc bien service, est grièvement blessé, pourquoi est-il transporté comme un sac de patates encombrant par un maître-chien brutal ?"

Les usagers de la RATP ne veulent plus avoir à se poser à cette terrible question.

#lechiendelaligne7

 



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